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Les robots de nouvelle génération vont réduire de 16% les coûts de main-d'oeuvre dans le monde

| mis à jour le 13 février 2015 à 15H58
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D'après une nouvele étude du Boston Consulting Group (BCG) diffusée ce mardi 10 février, "les robots 'nouvelle génération' pourraient traiter 25% des tâches automatisables d’ici 2025, contre seulement 10% aujourd’hui, pour les robots traditionnels". Les investissements dans ce domaine devraient donc exploser au cours des dix prochaines années, avec des différences importantes selon les pays et les secteurs d'activité. En moyenne, la baisse du coût du travail attendue pour les industriels d'ici 2025 s'établit à 16%.

Avec la robotique avancée, une nouvelle ère s'ouvre pour l'industrie mondiale, souligne une étude du Boston Consulting Group (BCG) diffusée ce mardi 10 février. "Connectés et capables de résoudre des problèmes complexes, les robots 'nouvelle génération' pourraient traiter 25% des tâches automatisables d’ici 2025, contre seulement 10% aujourd’hui, pour les robots traditionnels", note le cabinet de conseil. Dans 10 ans, les investissements pour s'équiper de ces nouveaux outils de production devraient ainsi s'établir à 65 milliards d'euros, contre un chiffre de 25 milliards attendu cette année.

Principal effet attendu : la réduction des coûts de main d'oeuvre, de 16% en moyenne dans le monde. Comme le montre le graphique ci-dessous, la France, avec une baisse de seulement 9% prévue par BCG, est à la traîne par rapport notamment à l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Et dans les pays les plus en pointe comme le Japon et la Corée du Sud, les économies de coûts atteindraient 33% !

Entre compétitivité et emploi, un équilibre à trouver

S'il varie selon les secteurs d'activité, le coût du travail représente environ 30% des coûts de production (38% en moyenne dans l'électronique, 15% dans la chimie). Dans ces conditions, "cette nouvelle vague de robotisation devrait creuser d’environ 3,5 points l’écart de compétitivité entre la France et l’Allemagne, toutes choses égales par ailleurs", indique le rapport du BCG. Or, une telle détérioration de la compétitivité française ne peut pas être considérée comme une option : la France devra alors trouver le bon équilibre, note le cabinet de conseil, précisant qu'un "passage brutal à une industrie entièrement robotisée aurait des conséquences importantes sur le redéploiement de l’emploi."
 

 

A noter que l'adoption de la nouvelle génération de robots variera également fortement selon les secteurs d'activité. Avec une plus grande proportion de tâches automatisables par rapport aux autres industries (de 30 à 40% contre 25% en moyenne), les équipementiers de l’automobile et du transport, les fabricants de composants électriques et électroniques, et les producteurs de biens d’équipement industriel devraient représenter 75% des installations de robotique avancée d'ici 2025, prévoit BCG.

 

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