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Loi Renseignement : Le Medef peine à trouver une position commune

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Alors que la loi sur le Renseignement sera soumise mardi 5 mai au vote de l’Assemblée nationale, le Medef ne s’est pas fait de religion sur son opportunité. Le sujet divise les fédérations et les sensibilités. Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président de l'organisation patronale nous confie tout de même son sentiment personnel.

Loi Renseignement : Le Medef peine à trouver une position commune
Loi Renseignement : Le Medef peine à trouver une position commune

"Sur la loi Renseignement, c’est vrai nous n’avons pas tranché", analyse Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef, en charge des questions numériques. Il n’y a pas de position officielle de l’organisation patronale pour soutenir ou rejeter cette loi qui, par de nouveaux moyens controversés, veut améliorer la sécurité nationale mais vise aussi à protéger "les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France."

L'une des fédérations du Medef, le Syntec numérique, est vent debout contre le projet. Elle sonnait l’alerte dès le 18 mars dernier dans un communiqué de presse intitulé "Projet de loi renseignement : vers un Patriot act à la française ?". Depuis, son président, Guy Mamou-Mani, se montre des plus virulents. Le 14 avril, il déclarait aux Echos : "Les entreprises que je représente n’ont pas vocation à devenir des auxiliaires de police".

Les hébergeurs, sous la bannière #Nipigeons, Niespions, ont lancé une pétition contre la loi et menacent de délocaliser leur datacenters. Ils ont convaincus un certain nombre d’éditeurs, de start-up, de FAI. Stéphane Richard, le président d’Orange, plus prudent compte-tenu de sa tutelle, a estimé que les dispositifs d’analyse automatique de données "doivent rester techniquement sous le contrôle des opérateurs". Il plaide pour "plus de dialogue avec le gouvernement."

Des opposants organisés, des défenseurs à titre individuel

Au global dans le patronat, il existe donc une frange très remontée contre le texte et aucune fédération pour le défendre franchement. Dès lors, les appréciations individuelles priment. Geoffroy Roux de Bézieux, lui-même investisseur du monde du numérique via le fonds d’entrepreneurs ISAI, ne voit pas dans la loi un frein au développement de l’économie du numérique en France. Tout en reconnaissant que c’est sa position personnelle, il déclare : "J’estime que si l’on prend les choses d’un point de vue économique, un pays en situation d’insécurité n’est globalement pas une bonne chose. Par ailleurs, on ne peut pas ignorer le contexte, un chef d’entreprise ne doit pas seulement analyser les projets à l’aune des intérêts de son secteur, il est aussi un citoyen."

Pour accorder ses violons, le patronat pourra-t-il compter sur le nouveau président élu de sa commission transformation numérique, Christian Poyau, patron de Micropole ? Pas sûr tant le sujet ne laisse pas neutre. D’autant que la dimension "citoyenne" qui se niche dans chaque chef d’entreprise peut verser d’un côté ou de l’autre de la loi suivant son appétence pour la sécurité ou pour les libertés individuelles. Pour l’instant au Medef, le silence est d’or.

Anne-Sophie Bellaiche

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

Broquere

07/05/2015 15h03 - Broquere

Hollande et ses impregnés marxistes nous prépare l'IT-STASI! Une STASI numérique dans une France marxiste!Au revoir les libertés.

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