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Myfrenchfab, nouvelle marque design d'un made in France 4.0

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Myfrenchfab.com s'inspire ouvertement du site américain d'innovation collaborative Quirky. Le made in France comme argument en plus. Et quelques produits "design" déjà au catalogue pour donner l'exemple.

Myfrenchfab, nouvelle marque design d'un made in France 4.0
Myfrenchfab, nouvelle marque design d'un made in France 4.0

Myfrenchfab.com est un site où les inventeurs du concours Lépine croiseraient enfin la route de designers industriels qui les aideraient à rendre leur invention désirable et possible à fabriquer en France. Pas nouveau, me direz-vous. Aux États -Unis, le site Quirky se développe sur la même idée depuis 2009.  Et en France, le site lafabriqueainnovations.com s'est lancé en juin 2013 sur le même concept, mais peine à transformer l'essai. Outre les Tatanes, des tongs personnalisables made in France déjà commercialisées ou les Médibons (chocolat pour aider les enfant à prendre un traitement) du jeune designer Thomas Panzolato, qui devraient entrer en production, le site n'a pas encore prouvé l'efficacité du modèle.

Myfrenchfab, lancé par l'industriel Fab21 avec le designer lyonnais Bertrand Barré du groupe Zebra et la société de conseils en transformation digitale Visiativ, peut-il faire mieux ? A son ouverture, sur le site, seuls deux idées sont présentées : un balai ergonomique et un fauteuil-lit minimaliste. Mais sur le stand de la nouvelle marque d'objets design made in France, MyFrenchfab du salon Maison et Objets de septembre 2014, ce sont huit objets et meubles design, prêts pour la commercialisation, que présentaient les trois partenaires.

Outre le fauteuil-lit, imaginé par un étudiant designer lors d'un week-end design organisé par Fab 21 en avril 2014, une table pliante, ou des petites patères en tube, multicolores, Bertrand Barre a en effet dessiné pour la nouvelle marque, 2 balais au manche coudé ergonomique pour multiplier la force (un pour l'extérieur et un pour l'intérieur), mais aussi une brouette et un portant, les trois produits valorisant le plus possible le savoir-faire de Fab21 : le cintrage de tube métallique. Le designer industriel a également imaginé deux labels, l'un (un c a l'envers avec "!") pour la  gamme de "produits étonnants" (design mais accessible), l'autre (C+) pour les "produits exigeants" de luxe, comme deux lampes en verre soufflé, ou un portemanteau habillé de cuir, imaginé par l'architecte Gilles Dupré.

Transformer l'essai

"La marque ne cible pas l'entrée de gamme low cost", explique Clément Brochon, l’un des deux repreneurs de l'équipementier Fab 21, installé à Fumay (Ardennes), à l'origine du virage design de l'entreprise et de sa diversification vers l'innovation collaborative, avec son acolyte Nicolas Rey, expert en financement de l'innovation. L'idée initiale était de lancer une communauté autour du savoir-faire dans le domaine des tubes. Mais l’entrepreneur veut surtout faire de FAb21 l'usine du XXIe siècle, ouverte sur l'innovation collaborative et la fabrication numérique (dans laquelle il a investit massivement) pour le compte de tiers, en intégrant les dimensions design et distribution, "pour des inventeurs indépendants, via le site MyFrenchFab, mais aussi et surtout pour des entreprises", insiste Clément Brochon. Et ouvrir, pourquoi pas, la plate-forme à d'autres industriels. Clément Brochon et Nicolas Rey sont très impliqués dans le plan objets connectés, même si FAb21 est assez loin d'Angers, où devrait être lancée la première cité industrielle des objets connectés. 

Une idée née de la rencontre avec Bertrand  Barré, qui peinait à faire émerger sa plate-forme d'innovation collaborative WeToos.com (plébiscite et enrichissement des idées par les internautes, rémunération des inventeurs aux Royalties...), décrite dans son ouvrage  "Ensemble c'est possible", publié chez Jericho Editions en septembre 2013, et annoncée publiquement lors du ID Summit de Nantes. "Le site a aussi bénéficié de l'expertise du groupe Visiative, qui a développé sa plate-forme d'échange collaborative pour bureau d'étude Linkoa", raconte Clément Brochon. Reste pour les trois partenaires, à transformer l'essai, en réussissant la partie peut-être, finalement la plus délicate : la commercialisation des produits.

Aurélie Barbaux

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