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Non, les robots ne piquent pas nos jobs

| mis à jour le 23 juin 2015 à 12H28
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Non, les robots ne piquent pas nos jobs
Non, les robots ne piquent pas nos jobs © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Longtemps, les robots ont symbolisé notre futur. Un futur qui n’en finissait pas de se concrétiser et qui semblait reculer au fur et à mesure que le temps filait. Vous savez, un peu comme ce soleil que nous promet la météo, les étés pluvieux, en nous assurant qu’il arrivera dans deux jours… tous les deux jours ! à force, nous finissons par ne plus croire ces promesses et nous écoutons avec circonspection ceux qui nous assurent un avenir robotisé.

Pourtant, ce futur a déjà pris corps. Comme le montrent les 50 champions de la robotique dénichés par la rédaction de L’Usine Nouvelle, les robots sont déjà parmi nous. Dans l’industrie, dans la logistique, dans le médical, le militaire, dans les labos ou à la maison, ils sont en train de prendre toute leur place.

Doit-on craindre cette montée en puissance ? Sans doute pas. Le robot, d’une certaine manière, libère l’homme. Il le libère des tâches ingrates, des opérations répétitives ou dangereuses. Le robot ne "pique" donc pas nos jobs, comme certains le pensent, mais il prend en charge nos corvées, au bureau comme à l’usine, au labo comme à la maison. Au passage, brisons là une idée reçue : les métiers les plus concernés par cette substitution ne sont pas forcément les moins qualifiés mais ceux qui sont les plus routiniers. Pour robotiser une tâche, il faut qu’elle ait une certaine répétitivité.

Il est intéressant aussi de noter que les robots les plus rassurants, ceux avec qui nous sommes prêts à collaborer (co-travailler au sens latin du terme) ne sont pas ceux qui nous ressemblent le plus. Au contraire. Moins ils nous imitent, plus ils nous rassurent.

Notre sélection brise ainsi le mythe de la quête de l’humanoïde. Bien sûr, il y a encore des inventeurs qui cherchent ce graal mais la plupart des constructeurs de robots ont compris que l’empathie et l’acceptation de leur machine dans notre quotidien ne dépendaient pas d’un effet miroir. Ils savent que, pour rapprocher leurs machines de l’homme, il ne faut pas parier sur l’imitation mais la collaboration. Et l’arrivée de ces cobots ne tuera pas nos jobs mais les changera… en les rendant (sans aucun doute) beaucoup plus intéressants. Rendez-vous dans dix ans pour en juger.

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

7 commentaires

MARC

24/06/2015 14h19 - MARC

Presque d'accord avec la dernière phrase: "Rendez vous dans dix ans pour en juger", si nous sommes encore en capacité de le faire... Les paysans ont été remplacés par des machines, les ouvriers par des machines et des robots et voici venu le tour ses services... Il faudra vite trouver de nouvelles formes de travail ou de partage de la richesse! Pour alimenter la réflexion de manière constructive: * le blog d'Olivier Ezratty http://www.oezratty.net/wordpress/2015/strategies-industrielles-singularite/ * en Anglais, une réflexion sur la place de l'homme dans un monde où les robots prennent de plus en plus de place http://marshallbrain.com/manna1.htm

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Francis Berthomieu

24/06/2015 13h14 - Francis Berthomieu

Thibaut joue sur l’ambiguïté entre Travail et Job. Depuis des millénaires l'homme fabrique des machines (qu'elles soient mécaniques ou digitales) pour limiter ses propres efforts. Heureusement donc que les robots nous "prennent" du Travail. L'autre problème c'est les Jobs, c'est à dire une rémunération dont chacun a besoin pour vivre. Et ça c'est un problème d'organisation de la société et de stratégie politique. Le petit opuscule écrit par Paul Lafargue en 1880 (puis en 1883 pour une deuxième édition), époque d'une précédente révolution industrielle, est toujours d'actualité "Le droit à la paresse", dans lequel Paul Lafargue préconisait que 3 heures de travail par jour serait bien suffisant.

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Sarah

23/06/2015 14h19 - Sarah

Je suis d'accord sur le principe. En pratique les faits sont plus complexes à analyser. Nous avons certes notre expertise résultant d'un long apprentissage et d'une expérience qui nous est propre ; néanmoins n'oublions pas de remarquer que tout homme a ses faiblesses et ses défauts auxquels les robots peuvent palier.

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Fyah

23/06/2015 12h18 - Fyah

Soit cet homme est aveugle soit il est de mauvaise foi Il va falloir que ce monsieur m'explique comment la robotique ne pique pas nos jobs - Voiture sans conducteurs = plus de taxi, plus chauffeurs de bus, plus de routiers - Imprimantes 3D = plus d'ouvriers dans le secteur du bâtiment - Trains sans conducteur = déjà le cas sur la ligne 1 à paris et qui va se généraliser - Robot magasiniers = déjà visible chez Amazon - Guichetiers = remplacé pas des bornes => visible dans les transports en commun - Caissières = remplacées par des bornes - Cueilleurs = remplacé par des machines qui savent maintenant cueillir des fruits. Je vous laisse chercher sur internet - Banquiers au guichet = remplacés par des bornes qui savent tout faire La liste est encore longue...

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Anne-Marie T.

23/06/2015 13h25 - Anne-Marie T.

Je suis en partie d'accord avec Fyah. D'un côté, on perd des postes qui sont remplacés par des robots, des machines sans émotions, d'un autre côté, ça ouvre des opportunités de carrières dans d'autres domaines, comme la robotique, et toutes technologies liées à cela. Mais la reconversion d'une personne, au niveau de son job, est-elle aussi simple qu'un remplacement de poste par un robot?

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Harry J.

23/06/2015 13h39 - Harry J.

Il ne faut pas perdre de vue, qu'en tant que personne, nous avons tous une expertise qui nous est propre, ainsi qu'une expérience et un relationnel qu'aucune machine, aucun robot, aussi sophistiqué et développé, ne pourra égalé. Pourquoi avoir des craintes sur des robots qui sont là pour nous faciliter la vie? La technologie est une merveille, et elle ne nous remplace pas, elle nous complète. L'industrie change, la logistique avance, le médical progresse, et nous, nous nous adaptons continuellement.

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FRED

24/06/2015 09h44 - FRED

Je suis souvent choqué par l'irresponsabilité des slogans ! Je suis assez d'accord avec le point de vue de FYAH ... Cette nouvelle révolution amène un nouveau ration de "Job à disparaître/job créé" de 10/1 dans des "strates" de niveaux d'éducation absolument différentes (Moins de BTS + d'ingénieurs Geeks). Là où la demande n'est déjà pas pourvue !!!? Cette tendance de société appelle à bien définir le place de l'Homme et de l'humain dans notre économie ! Le modèle US y répond partiellement en conservant toute une gamme de jobs dans l'échelle de la difficulté : Pompiste, Gardiens de parkings, Flic retraité, pilotes d'avions, conducteurs de VTC ... Point que nous nous refusons de faire dans notre économie, où le chômage pourrait ainsi être la conséquence d'un choix ... Le POLITIQUE a du travail

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