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"Nous jouons la proximité, quand Kickstarter joue plutôt la puissance", affirme le cofondateur de KissKissBankBank

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Pour le cofondateur de KissKissBankBank, Vincent Ricordeau, l’arrivée de Kickstarter va bouleverser le paysage français du financement participatif. Il mise sur les spécificités de sa plateforme pour conserver sa position.

Nous jouons la proximité, quand Kickstarter joue plutôt la puissance, affirme le cofondateur de KissKissBankBank
"Nous jouons la proximité, quand Kickstarter joue plutôt la puissance", affirme le cofondateur de KissKissBankBank © KissKiss BankBank

L'Usine Digitale : L'américian Kickstarter arrive en France. Vous les connaissez bien ?

Vincent Ricordeau : Nous avons lancé nos plates-formes la même année, en 2009. Nous avons suivi leur parcours, un peu jaloux de la volumétrie qu’ils pouvaient atteindre, car nous avions eu la même idée. C’est le leader incontesté du marché, et celui qui a été le plus innovant. Nous avons donc beaucoup de respect pour eux.

Qu'est-ce que leur arrivée sur le marché français va changer ?

D’après les infographies publiées sur le blog de Kickstarter, ils sont déjà en France sans y être ! Ils ont collecté de l’ordre de 7 millions d’euros en France en 2014. Mais une équipe physique sur place va leur permettre de renforcer leur présence. Cela va certainement créer un appel d’air et ils vont sans doute prendre des parts de marché. Il faut espérer que leur part ne soit pas supérieure à l’appel d’air qu’ils auront créé…

Quel impact cela peut-il avoir pour KissKissBankBank ?

En France, il y a deux gros leaders dans le financement participatif en don : KissKissBankBank et Ulule. L’arrivée de Kickstarter va bouleverser les positions. Nous sommes assez confiants pour notre part, car nous avons constitué une équipe solide, nous avons des réseaux, etc. Nous allons capitaliser sur notre expérience et continuer à accompagner les projets avant leur levée de fonds et pendant. Nous jouons la proximité, quand Kickstarter joue plutôt la puissance.

Mais je vois tout cela d’un bon œil. Je pense que, pour que le crowdfunding devienne "mainstream", il a besoin d’une marque mondiale.

La différence peut-elle se faire sur les types de projets financés ?

Nous acceptons tous les types de projets et eux aussi. Mais nous sommes très orientés sur la culture, tandis que Kickstarter est très connu pour les projets technologiques. Là où Kickstarter est très puissant, c’est sur les jeux vidéo. Ils sont déjà omniprésents sur ces projets. Nous devons, quant à nous, continuer notre croissance sur les projets culturels et artistiques.

Nous avons par ailleurs lancé deux autres plateformes de crowdfunding en prêt, HelloMerci et Lendopolis. Nous pressentions que les américains allaient arriver, nous avons donc voulu décliner notre modèle. Nous avions donc un peu anticipé.

Allez-vous vous lancer à l’international ?

Kickstarter vient nous attaquer en France, nous allons donc les attaquer sur leur terrain. Nous allons nous lancer au Canada et, de là, les Etats-Unis sont tout près...

Propos recueillis par Arnaud Dumas

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