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Oubliez les fintechs, voici les regtechs !

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Parmi la centaine de start-up présentes au Paris Fintech Forum 2017, de nombreuses pépites étaient estampillées "regtech". Contraction de régulation et de technologie, ce néologisme désigne les technologies qui permettent aux institutions financières de gérer les contraintes règlementaires à moindre coût pour gagner en agilité. En 2016, près de 575 millions de dollars ont été investis dans ce domaine. 

Oubliez les fintechs, voici les regtechs !
Oubliez les fintechs, voici les regtechs ! © Capture d'écran IDnow

IDnow, Neuroprofiler, Scanovate, Socure, Trunomi, Scorechain… Ces start-up ont un point commun : toutes surfent sur la vague des regtechs, ces nouvelles technologies, très prisées des institutions financières, qui visent à faciliter le respect des dispositions réglementaires. Ces start-up ont répondu massivement présentes au Paris Fintech Forum, qui s'est déroulé les 25 et 26 janvier 2017 au Palais Brongniart. Une scène leur était même dédiée.

 

s'assurer de la conformité à moindre coût et gagner en agilité

Pour être dans la conformité, un opérateur financier doit respecter deux grands principes : le KYC (pour "Know your customer") et l'AML (pour "Anti money laundering"). "Les règles qui régissent le monde de la finance évoluent beaucoup car les marchés sont mondiaux", explique Charles d'Haussy, responsable du département fintech d'Invest Hong Kong, une initiative du gouvernement hong-kongais dédiée à attirer les investissements étrangers. "Ces règlementations sont devenues un vrai poids et un vrai frein au business car elles nécessitent énormément de vérifications et de recherches", poursuit le spécialiste. "La technologie permet de s'assurer de la conformité à un moindre coût grâce à l'automatisation des process et au partage des informations", estime-t-il. Preuve que ces technologies deviennent incontournables, elles figurent parmi les trois secteurs prioritaires du département fintech d'Invest HongKong, après les start-up spécialistes de la cybersécurité et de la blockchain.

 

Un système d'identification par chat vidéo

Parmi les pépites du secteur présentes au Forum, on trouve la start-up munichoise IDnow, qui propose une palette d'outils pour permettre à l'agent de gagner du temps dans le processus d'identification. Fondée en 2014, la jeune pousse a notamment mis au point un système d'identification par chat vidéo, qui permet d'éviter le passage en agence lors de l'ouverture d'un compte bancaire. IDnow utilise des algorithmes de reconnaissance faciale, mais aussi des techniques d'OCR (reconnaissance optique de caractères) pour analyser la MRZ, la ligne codifiée située en bas du passeport, pour détecter d'éventuelles fraudes. Le service a déjà été adopté par la néo-banque allemande N26, qui s'est d'ailleurs récemment lancée dans une politique de bug bounty pour blinder sa sécurité informatique. Aujourd'hui, IDnow attend une validation de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) pour lancer son offre en France.

 

Un peu plus loin, la start-up luxembourgeoise Scorechain a développé une solution pour permettre aux pure players du bitcoin de remplir leur obligation en termes de conformité. "Pour obtenir leur licence ces plateformes, qui permettent d'acheter et de vendre des bitcoins, doivent prouver que leur gestion est propre", explique Pierre Gérard, le CEO et fondateur de la start-up. Scorechain a donc mis au point des technologies de big data et de business intelligence pour analyser les transactions en bitcoins. La jeune pousse travaille également avec les autorités dans le cadre des opérations de ransomwares. En France, la jeune entreprise Neuroprofiler, née en août 2016, a quant à elle développé un serious game pour permettre aux conseillers financiers de mieux connaître leurs clients, tout en étant conformes.

 

575 millions de dollars investis en 2016 dans les regetcHs

Autre exemple avec la start-up new-yorkaise Socure, qui a finalisé, en décembre dernier, un tour de table de 13 millions de dollars. Parmi les investisseurs, Santander Innoventures, la branche capital-risque de la banque espagnole. Fondée en 2012, l'entreprise utilise les données sociales des particuliers et des algorithmes d'apprentissage automatique pour réaliser des identifications en temps réel.

 

Selon un rapport de CB Insight, plus de 2,3 milliards de dollars ont été investis dans la sphère mondiale des regtechs depuis 2012, à travers 317 opérations. Le cabinet estime à 90 le nombre d'opérations de financement sur la seule année 2016, pour un montant avoisinant les 575 millions de dollars.

 

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