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"Réseaux thématiques" ? Mais quel est ce nouvel appel à candidatures French Tech ?

| mis à jour le 20 janvier 2016 à 17H44
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Si les métropoles French Tech affichent complet jusqu'en 2018, la mission French Tech veut renforcer le nombre d'écosystèmes thématiques. Les candidatures sont ouvertes jusqu'en avril 2016.

Réseaux thématiques ? Mais quel est ce nouvel appel à candidatures French Tech ?
Dans l'espace French Tech au CES de Las Vegas, en janvier 2016. © Sylvain Arnulf - L'Usine Digitale

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Après les métropoles French Tech, les French Tech Hubs, les Pass French Tech, les French Tech Tickets, voici les Réseaux thématiques French Tech. Ce nouveau dispositif vise à faire grandir des start-up et scale-up dans des domaines d'excellence de la France, comme l'Internet des objets, la fintech, la e-santé ou encore l'agriculture connectée.

 

La démarche avait été en partie lancée en juin 2015. Quatre écosystèmes thématiques avaient alors été labellisés: Avignon pour la culture, Angers pour l'IoT, l'Alsace pour la medtech et Saint-Etienne pour le design. D'autres écosystèmes pourront postuler dans ces mêmes thématiques pour rejoindre un réseau national, ou proposer d'autres spécialités. Dans l'appel à candidatures, les secteurs du sport, de l'éducation, de la fintech, de l'agriculture, de la santé et du tourisme sont évoqués, mais la liste n'est pas exhaustive. La porte n'est pas fermée aux start-up non numériques, du moment qu'elles sont innovantes, dans une dynamique d'hypercroissance et tournées vers l'international.

 

partir d'un projet local, pour bâtir une ambition internationale

Tous les écosystèmes locaux ayant développé une expertise sur un domaine précis peuvent postuler pour rejoindre l'équipe de France de leur filière. L'appel est lancé à des regroupements de start-up basées partout en France, y compris au sein des 13 métropoles déjà labellisées. Une quinzaine de territoires seraient déjà dans les starting-blocks. Les fédérations nationales privées d’entrepreneurs, en pointe sur une thématique, peuvent également déposer un dossier pour rejoindre un réseau.

 

Les postulants ont jusqu'au 11 avril pour s'organiser, établir une feuille de route à deux ans : un projet de territoire, une inscription dans la dynamique nationale du secteur (en jouant collectif) et un plan pour briller à l'international. Les entrepreneurs doivent être les moteurs de ces candidatures, aux côtés des multiples partenaires locaux. Les équipes de la Direction générale des entreprises (DGE) et la Mission French Tech évalueront les dossiers, mettront en lien les territoires travaillant sur les mêmes thématiques et bâtiront des plans d'action nationaux filière par filière. A l'issue des labellisations (qui devraient intervenir avant l'été 2016), elles veilleront à ce que les engagements pris par les territoires soient respectés. Le label sera remis en jeu au bout de deux ans.

 

Encore une couche au mille-feuille de l'innovation ?

Comme pour les précédentes initiatives French Tech, il s'agit, avec cet appel à candidature, de mieux faire dialoguer les entrepreneurs, les collectivités locales, les laboratoires de recherche, les investisseurs, plus seulement au sein d'un même territoire, mais dans une même filière naissante. Une fois encore il n'y a pas de promesse de financements spécifiques : tout repose sur la mobilisation et le travail en équipe des acteurs.

 

La mission French Tech assure que cette démarche sera complémentaire de celle des pôles de compétitivité, des comités stratégiques de filières et autres "solutions" de la Nouvelle France industrielle. "Le public est différent, puisqu'on s'adresse en priorité aux start-up et entreprises en hyper-croissance, précise Jean-Romain Micol, responsable des Métropoles, des Pass et des réseaux thématiques au sein de la Mission French Tech. On veut rassembler les forces existantes, profiter de l'expérience et l'expertise des territoires, et non pas ajouter une couche au mille-feuilles".

 

Les territoires et des acteurs économiques (y compris les ETI et grands groupes) sont très demandeurs, et veulent profiter de la dynamique French Tech... mais le risque n'est-il pas de s'éparpiller ?

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