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'Reviens Léon' devient 'Wonderleon' pour mieux attirer les talents de la tech en Europe

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Conçu en 2015 pour faire revenir les Français expatriés dans les start-up tricolores, le programme Reviens Léon, monté et financé par des champions de la French Tech, évolue. Renommé "Wonderleon", il vise désormais tous les talents étrangers. Il ne se veut plus uniquement franco-français mais européen.

'Reviens Léon' devient 'Wonderleon' pour mieux attirer les talents de la tech en Europe
'Reviens Léon' devient 'Wonderleon' pour mieux attirer les talents de la tech en Europe © Meet la French Tech - capture Twitter

Goodbye "Reviens Léon", Bonjour "Wonderleon" ! Le programme de recrutement des talents vivant hors de France pour les start-up françaises troque son nom franchouillard (et très "private joke" ne parlant qu'à une certaine génération de Français) pour un patronyme plus international. Objectif : en faire une initiative européenne et non franco-française. Il ne s'agit plus uniquement de faire revenir des Français expatriés dans leur pays d'origine mais d'attirer les talents de tous les pays en Europe. Une évolution qui cadre avec l'ambition et la croissance des start-up françaises, qui se voient désormais en champions continentaux et mondiaux.

 

de la french tech à l'european tech

Des start-up et structures d'innovation (accélérateurs, incubateurs) devraient donc rejoindre les fondateurs tricolores (Blablacar, Trainline, Criteo, Drivy, Dataiku…) dans ce programme privé créé en 2015, qui compte trois salariés permanents. Le Suédois Niklas Zennström, co-fondateur de Skype et actuel PDG d'Atomico, rejoint le board comme "Connector Europe". Wonderleon élargit aussi le spectre des entreprises accompagnées en incluant désormais des grands groupes, en plus des start-up et scale-up.

 

Le programme Wonderleon est directement financé par les start-up membres, à hauteur de quelques dizaines de milliers d'euros chacune par an. La French Tech contribue aussi à son financement, à hauteur de 25% du budget environ. Le projet n'est pas une ONG ou une entreprise privée, mais est hébergé par l'agence de communication et d'événementiel CLE.

 

21 000 candidatures venues de 100 pays

Sorte de Pôle Emploi quatre étoiles, Wonderleon publie les offres d'emploi des start-up membres sur son site Internet, recueille les candidatures des Leon et Leones potentiels, et les accompagne dans leurs démarches d'installation. Il œuvre aussi à améliorer l'image de la destination France auprès des étrangers, à travers des témoignages vidéos de Léon(e)s du monde entier et la participation à de grands événements tech à l'étranger. En deux ans, son site Internet a recueilli près de 21 000 candidatures, dont 62% provenant de non-Français (Américains, Allemands, Chinois, Britanniques et Canadiens en tête). Il ne communique pas sur les mises en relation effectuées avec succès. On sait néanmoins, d'après une étude réalisée par EY, que les entreprises membres de Wonderleon comptent 2600 talents à profil international (français ou non) dans leurs rangs. 63% de leur masse salariale est internationale.


Il reste néanmoins beaucoup de travail d'évangélisation à effectuer car 80% du panel de dirigeants français interrogés par l'institut CSA pour EY estiment qu'il reste "difficile de recruter des talents internationaux en France" en raison notamment de politiques de rémunération "pas suffisamment attractives", de la "législation", des "relations avec les administrations"… Des motifs d'inquiétude pas forcément rationnels quand on compare dans le détail la situation française avec celle d'autres pays. Mais des années de French bashing ne s'effacent pas en un instant…

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1 commentaire

Mr Tillier

14/06/2017 09h23 - Mr Tillier

Il faudrait commencer par implementer le prelevement a la source (impots sur le revenue) au lieu de le reporter continuellement. Car c'est un inconvenient principal pour la France et pour le travailleur qui (re)-vient en France ("Qu'est-ce que c'est que ce system de m...."). Socialement le fisc doit poursuivre les entreprises et non chaque individu. Pour les retraites c'est aussi beaucoup plus clair, sans avoir a aller checher la paperasse de l'an dernier dans les carton pour comparer.

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