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San Francisco bride encore Airbnb… qui promet de coopérer

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Vu ailleurs Depuis plusieurs années, une bataille s'est engagée entre la ville de San Francisco et Airbnb. La municipalité veut encadrer strictement la location de logements par les particuliers et veut obliger ces derniers à se déclarer. Le site de mise en relation refuse de lui communiquer la liste des propriétaires récalcitrants. Mais la start-up promet d'être plus conciliante à l'avenir.

San Francisco bride encore Airbnb… qui promet de coopérer
San Francisco bride encore Airbnb… qui promet de coopérer © Mai-Linh Doan - Wikimedia commons

Les grandes métropoles mondiales ne savent pas sur quel pied danser avec Airbnb. La plate-forme de location entre particuliers a ses bons et mauvais côtés : elle attire les touristes, certes, mais fragilise l'hôtellerie traditionnelle et fait grimper les prix de l'immobilier. Paris joue plutôt la carte du dialogue ; au niveau national, les députés viennent de voter une taxation pour les loueurs particuliers, ou plutôt semi-professionnels, au-delà de 23 000 euros par an.

 

pression sur airbnb dans sa ville natale

A San Francisco, ville natale d'Airbnb, le débat est vif. La ville est confrontée à une grave crise de l'immobilier en raison des salaires astronomiques des employés de la tech, qui poussent les moins riches en dehors de la ville. Le succès des plates-formes de location entre particuliers entraîne aussi une forte hausse des loyers. La ville a donc décidé de réagir. Tout en autorisant la location de courte durée de logements entre particuliers dès octobre 2014, elle l'a assortie de conditions : location limitée à 90 jours par an pour des logements entiers, sans limite pour les particuliers qui occupent leur logement et en louent seulement une partie. Surtout, la ville a obligé les propriétaires loueurs à se déclarer auprès d'elle, à collecter une taxe de séjour et à s'assurer. Mais 75% des 7000 propriétaires de logements référencés n'ont pas joué le jeu. Et Airbnb refuse de communiquer les coordonnées des récalcitrants.

 

La société a même porté plainte en juin 2016 contre la ville qui l'a vu naître il y a huit ans, s'appuyant une loi fédérale empêchant de tenir les sites Web responsables pour le contenu publié par leurs utilisateurs. Une demande rejetée par le juge le 8 novembre 2016

 

airbnb perd une bataille, et promet d'être plus docile

Depuis, la ville maintient la pression. L'un de ses services a décidé d'abaisser à 60 jours le nombre maximal de journées de location de logements sur Airbnb par an pour les nouveaux inscrits. Le maire peut néanmoins apposer son véto. Mais la municipalité menace Airbnb d'amendes si elle ne se plie pas à l'obligation de lui fournir la liste des propriétaires clandestins utilisant son site.

 

Une menace commence à produire ses effets. Airbnb a déclaré au quotidien San Francisco Chronicle qu'elle était désormais prête à communiquer la fameuse liste à la ville. La plate-forme pourrait automatiquement bloquer les utilisateurs qui dépassent la limite des 60 jours annuels. Elle veut aussi poursuivre la chasse aux loueurs professionnels, qui référencent plusieurs logements sur le site.

 

D'autres grandes villes du monde entier pourraient s'appuyer sur l'exemple de San Francisco pour réclamer une régulation plus sévère d'Airbnb et de ses clones. La bataille ne fait que commencer.

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