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Semi-conducteurs : Toshiba se sépare de toutes ses activités, sauf les mémoires flash

| mis à jour le 25 janvier 2016 à 16H52
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Après le médical, puis l’électroménager, Toshiba met en vente son activité semi-conducteurs, à l’exception de celle dédiée aux mémoires flash. Une opération qui annonce une grande bataille entre géants.

Semi-conducteurs : Toshiba se sépare de toutes ses activités, sauf les mémoires flash
Semi-conducteurs : Toshiba se sépare de toutes ses activités, sauf les mémoires flash © Toshiba

La cession d'actifs de valeur continue chez Toshiba. Après le médical puis l’électroménager, c’est au tour des semi-conducteurs d’être mis en vente. Les mémoires flash sont toutefois préservées. Pour le moment du moins. C’est ce que rapporte l’agence de presse nipponne Jiji Press.

 

550 milliards de yens de perte

Secoué par un scandale financier majeur (maquillage des comptes financiers pendant 3 ans pour minimiser les pertes dans les PC, l’électroménager ou la télévision), le géant japonais de l’électronique traverse l’une des phases les plus critiques de son histoire. Pour l’exercice en cours à clôturer le 31 mars 2016, il s’attend à une perte colossale de 550 milliards de yens, l’équivalent de 4,6 milliards de dollars, contre une perte de 37,8 milliards de yens pour l'exercice précédent. Le groupe a plus que jamais besoin d'argent frais pour redresser ses comptes financiers.

 

La vente des semi-conducteurs s’inscrit aussi dans un vaste plan de restructuration, lancé fin 2015 et qui vise à recentrer le groupe sur les solutions d’infrastructure d’énergie et le stockage de données. Toshiba a déjà cédé ses capteurs d’image à Sony et mis fin à son incursion dans les LED blanches.

 

Une activité à 2,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires

Selon les chiffres préliminaires de Gartner, Toshiba s’impose comme le numéro 1 japonais et le numéro 7 mondial dans les semi-conducteurs en 2015, avec un chiffre d’affaires de 9,6 milliards de dollars, en baisse de 9,8% par rapport à 2014. Les mémoires flash en représentent un peu plus de 70%.

 

L’activité en vente comprend deux familles de puces électroniques : les circuits discrets comme les diodes, les transistors de puissance, les capteurs ou les photocoupleurs ; et les circuits de traitement comme les processeurs d’application, les microcontrôleurs, les Asic ou les composants radiofréquences. Elle représente environ 2,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2015. Si elle reste rentable, elle affiche des performances financières bien moindres que l'activité mémoires flash.

 

Une grande bataille en perspective

Qui va la racheter ? La banque publique Development Bank of Japan serait sur les rangs. Mais les négociations s’annoncent difficiles. Des prétendants étrangers, dont le chinois Tsinghua Unigroup qui dispose d’un trésor de guerre de 47 milliards de dollars pour mener des acquisitions dans les semi-conducteurs, pourrait participer aux enchères. Le fonds souverain Innovation Network Corporation of Japan (INCJ) pourrait alors entrer en lice pour éviter que l’activité ne tombe entre les mains d’un industriel étranger, comme il l’a fait en 2012 pour Renesas Electronics, l’autre fleuron nippon des semi-conducteurs. L'opération annonce une grande bataille en perspective.

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