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Semiconducteurs : l’embargo américain contre ZTE unit les chinois dans leur course à l’autosuffisance

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L’interdiction par Washington de la vente de puces électroniques à ZTE pousse 27 acteurs chinois à s’unir pour développer l’autosuffisance de la Chine dans les circuits intégrés. Sous la houlette de Tsinghua Unigroup, l’alliance vise à protéger des équipementiers comme Huawei, ZTE ou Lenovo.

Semiconducteurs : l’embargo américain contre ZTE unit les chinois dans leur course à l’autosuffisance
Semiconducteurs : l’embargo américain contre ZTE unit les chinois dans leur course à l’autosuffisance

Dans sa course à l’autosuffisance dans les semiconducteurs, la Chine a décidé de jouer la carte de l’union. C’est le sens de la création de la High-end chip alliance (HECA). Sous la houlette de Tsinghua Unigroup, le fer de lance de l’offensive chinoise dans les puces électronique, ce consortium regroupe 27 membres industriels et académiques, dont le fabricant de mémoires flash XMC, le fondeur SMIC et les équipementiers du numérique Huawei, ZTE et Lenovo. Mission : accélérer le développement d’un écosystème local complet depuis l’architecture de puces jusqu’aux systèmes, en passant par la production ou les logiciels de conception.  

 

ZTE dépend des puces mobiles de Qualcomm

L’initiative apparait comme une réponse à l’interdiction par Washington de vente de circuits intégrés à ZTE, un équipementier télécoms chinois accusé d’avoir enfreint l’embargo américain contre l’Iran. La mesure pourrait entrer en vigueur en septembre 2016. De quoi pénaliser durement ZTE, très dépendant pour la construction de ses smartphones des puces électroniques du géant américain Qualcomm.

 

La décision de Washington a fait prendre conscience Pékin et l’ensemble des équipementiers électroniques chinois de l’enjeu vital à réduire leur dépendance dans les semiconducteurs. Selon IC Insights, la Chine a englouti 104 milliards de dollars de circuits intégrés électroniques en 2015, alors qu’elle n’en a produit que 13,2 milliards de dollars, soit 12,7% de sa consommation.

 

Objectif d'autosuffisance de 40% en 2020

Le 13e plan quinquennal (2015-2020) de la Chine ambitionne de porter son autosuffisance dans les circuits intégrés à 40% en 2020. Un objectif qui pourrait être dépassé selon Digitimes Research et mette le pays sur la voie d’atteindre un taux de 70% en 2025. Le cabinet IC Insights se montre moins optimiste en pronostiquant un taux d’autosuffisance de seulement 21% en 2020.

 

Certes, la Chine mobilise des moyens énormes. Selon Bloomberg, Pékin prévoit d’investir pas moins de 161 milliards de dollars d’ici 2025 dans les semiconducteurs. Mais les obstacles sont nombreux : défaut de coopération entre acteurs locaux, manque de propriété intellectuelle, difficultés d’accès aux technologies nec plus ultra, etc. Pour surmonter ces problèmes, les chinois misent sur les fusions-acquisitions. Mais dans ce domaine, ils se heurtent à l’opposition de Washington, Taipei et Tokyo. En témoigne le véto américain au rachat de Lumileds, les LED de Philips, par des fonds d’investissement chinois ou à l’entrée de Tsinghua Unigroup dans le capital de Western Digital, numéro un mondial des disques durs et un acteur important des mémoires flash.

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