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Smart me up, la start-up française qui vous dévisage

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Le spécialiste français de l'analyse faciale Smart Me Up présentera sa technologie prometteuse au CES de Las Vegas, du 6 au 9 janvier.

Smart me up, la start-up française qui vous dévisage
Smart me up, la start-up française qui vous dévisage © Smart me up

On connaissait la reconnaissance faciale à des fins sécuritaires, façon Morpho. La jeune pousse Smart Me Up, fondée par Loïc Lecerf à Grenoble, mise plutôt sur l'analyse comportementale à travers la lecture des visages, avec des applications davantage tournées vers le marketing. Sa technologie, développée depuis deux ans en interne, a déjà séduit Photomaton. 26 000 cabines photo à travers l'Europe sont progressivement équipées du logiciel d'analyse faciale conçu par la start-up française. "C'est grâce à notre outil que la cabine contrôle le niveau de sourire (une expression neutre étant requise pour les documents administratifs), si les yeux sont ouverts et la tête bien droite", précise Matthieu Marquenet, le COO (chief operating officer) de la start-up.

l'oeil intelligent qui dit qui regarde quoi

Le logiciel est capable de "caractériser" un individu, de définir son profil démographique, voire de l'identifier dans certains cas, grâce à la lecture du visage. Son potentiel est énorme. "Il sera possible de définir quel type de public utilise la borne d'un magasin, ou de savoir qui consulte une publicité pour adapter son contenu, détaille Matthieu Marquenet. On peut aussi imaginer des objets  connectés 'intelligents' qui seraient capables de reconnaître automatiquement qui passe à proximité". Ou une caméra qui alerte un conducteur lorsqu'il commence à s'endormir.

Au CES de Las Vegas, la start-up procédera à une mise en scène de sa technologie et espère taper dans l'oeil des professionnels. "Nous avons un planning de rendez-vous chargé avec de grosses entreprises japonaises, américaines, coréennes", annonce le COO. La start-up, qui s'est jusque là financée sur fonds propres et grâce à de premiers contrats, espère mener une première levée de fonds en 2015.

Sylvain Arnulf

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