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Start-up et investisseurs à l'abordage de la cité corsaire de Saint-Malo

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Reportage En juillet 2016, start-up et investisseurs s'étaient rencontrés dans un cadre décontracté, sur la plage de Saint-Malo. Devant les retours positifs de la première édition du "Start-up on the beach", la French Tech Rennes Saint-Malo et Digital Saint-Malo ont réitéré l'événement. Au programme : 50 jeunes entreprises présentant leurs idées aux 230 visiteurs et investisseurs présents.

Start-up et investisseurs à l'abordage de la cité corsaire de Saint-Malo
Start-up et investisseurs à l'abordage de la cité corsaire de Saint-Malo © Pierrick Contin

Dans le Palais du Grand-Large, dont les fenêtres donnent sur la plage et les remparts de Saint-Malo, le maire vient donner le ton de la deuxième édition du "Start-up on the beach" aux investisseurs qui n'ont pas encore tombé la cravate. "Je suis le plagiste, je m'occupe de tout, alors soyez détendus", lance Claude Renoult à l'assemblée composée aux trois-quarts d'investisseurs étrangers à la région. "Nous ne somme pas dans un bureau d'affaire de la Défense", ajoute-t-il, malicieux. L'opération séduction "Start-up on the beach" est lancée et elle a un objectif double. Mettre en avant les innovations des jeunes pousses régionales et rappeler que les plages de Saint-Malo ne sont qu'a 2h17 de Paris. À l'ère du télé-travail, ce n'est pas négligeable.

 

Pour cette seconde édition, qui se tenait le 7 juillet à Saint-Malo, les organisateurs de la French Tech Rennes Saint-Malo et de Digital Saint-Malo ont gardé la même formule que l'année dernière. Durant toute la journée, une cinquantaine de jeunes entrepreneur-e-s enchaînent les pitchs à un rythme soutenu. Pour les 230 participants, difficile de tout voir, mais il sera toujours possible pour les investisseurs de dénicher la perle rare sur la plage. Parce que, oui, une fois les conférences terminées, c'est sur les remparts et la plage de la cité corsaire que se poursuivent les échanges. Entre un bain de mer et une virée en catamarans, la tenue de rigueur semble être le maillot de bain pour découvrir les nouvelles idées des jeunes entreprises d'Île-et-Vilaine.

 

"C'est le seul événement de France qui réunit les investisseurs et les start-up dans une atmosphère totalement décontractée", explique Stanislas Hintzy, directeur de la French Tech Rennes-Saint-Malo. "Pour le timing, nous sommes justes entre Vivatech et le West Web Festival. Les assemblées générales sont terminées, les investisseurs sont généralement disponibles à ce moment de l'année. Nous tombons juste et cela plaît : la moitié des investisseurs qui étaient présents l'année dernière sont revenus cette année." Il faut dire que la plupart des participants étaient tous enfermé dans les hangars de Vivatech il y a moins de 2 semaines. "Un peu d'air frais ne peut faire que du bien."

 

transformer l'essai

Reste à renouveler l'événement. Trouver 50 start-up nouvelles chaque année peut être un challenge sur un petit territoire. "80% des start up sont nouvelles et les 20 % qui reviennent ont pris un tournant important dans l'année ou ont fait de grande progression", indique Stanislas Hintzy. "En sortant de l'édition 2016, on s'est tout de même interrogé sur la viabilité d'un événement annuel mais au final, il nous a fallu refuser du monde. Il y a de la réserve pour 2018."

 

Du côté des start-up justement, l'événement est l'occasion de revenir sur la progression d'entreprises comme Mapui Labs, qui met en relation les pharmacies pour la gestion de leurs stocks approchant des dates limites, ou ProSpare, qui fait la même chose avec les stocks inutilisés des industriels. Tous deux ont rencontré le succès et cherchent maintenant des fonds pour transformer la preuve de concept en business à l'échelle nationale.

 

Les petits nouveaux de l'édition 2017 les ont parfois déjà rattrapés, comme Newcy qui propose un service de mise à disposition de gobelets réutilisables en prenant en charge l'ensemble de la chaîne de production, de distribution et de lavage. Plus techno, les chercheurs en anonymisation des données étaient présents avec Facetts, qui exploite une plate-forme d'échange totalement fermée, ou Lamane qui propose des techniques d'anonymisation conforme aux futures législations européennes            .

 

Et pour l'année prochaine ? Comment renouveler le format et continuer d’intéresser les investisseurs de France et de l'international ? Pour Stanislas Hintzy, "50 start-up par jour, c'est vraiment le maximum. On se pose la question sur la meilleure façon de faire pour l'année prochaine. Ce sera peut-être deux jours, pourquoi pas. Mais nous ne nous trompons de combat :nous ne sommes pas des organisateurs d'événements, nous somme là pour accompagner de jeunes entreprises et les mettre en relation avec les meilleurs investisseurs."

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