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Techshop : À Ivry-sur-Seine, Leroy Merlin ouvre à ses clients des ateliers partagés

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Leroy-Merlin ouvrira le 30 octobre les portes de son premier espace makers, accolé à son magasin d’Ivry-sur-Seine. Il s’est associé pour cela avec l’américain Techshop, pionnier du mouvement.

Techshop : À Ivry-sur-Seine, Leroy Merlin ouvre à ses clients des ateliers partagés
Le DG de Leroy Merlin, Thomas Bouret, devant l'une des machines de découpe du Techshop. © Emmanuelle Delsol

Le distributeur Leroy Merlin proposera à ses clients, à partir du 30 octobre, un ensemble d’ateliers de conception et de fabrication d’objets accolé à son magasin d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Autrement dit, un espace entre fablab et maker space de 2000 mètres carrés. Pour ce faire, l’enseigne avait choisi dès février l’Américain Techshop, fondé il y a 8 ans par les pionniers du mouvement des makers. Comme dans les ateliers de ces derniers à San Francisco, le Techshop Leroy Merlin réunit plusieurs espaces thématiques pour la découpe du bois, du métal, de la pierre, du plastique, pour le travail du textile ou l’impression 3D. Il dispose de plus de 150 machines, dont des équipements semi-industriels (fraisage, soudure, découpe laser) et de logiciels professionnels comme ceux d’Autodesk. Leroy Merlin a investi au total un million d’euros dans le projet.


Un espace calqué sur ceux de TechShop

Même s’il soupçonne des différences de culture possible entre les USA et la France, l’entreprise a, pour commencer, calqué son dispositif sur celui de Techshop, à quelques petites nuances près. Des imprimantes photo grand format, par exemple, répondent à des envies simples de personnalisation de meubles ou de portes par exemple, dans la lignée de ce que propose l’enseigne depuis longtemps. Et les tarifs seront aussi plus abordables qu’aux Etats-Unis. Le principe est celui d’abonnements pour quelques matinées, fins de journée ou journées, à partir de 50 euros mensuels. Pour initier ses clients au concept, Leroy Merlin prévoit aussi des visites et des essais d’une journée à 30 euros, et ouvrira ses portes au public les 30 et 31 octobre, et le 1er novembre.


Pas d’objectifs commerciaux

A l’occasion de sa présentation à la presse, Thomas Bouret, le DG de Leroy Merlin a précisé ne pas avoir d’objectifs commerciaux affichés : "Ce n’est pas l’ouverture classique d’un nouveau magasin." Le constat fait par l’enseigne que des communautés étaient nées spontanément autour de ses tutoriaux du site web LeroyMerlin.fr a donné naissance au projet. "Des communautés qui partagent la pédagogie sur le détournement des objets, leur transformation, etc., a expliqué le DG. Par ailleurs, c’est dans notre ADN de comprendre les tendances, visibles ou pas."

 

Et l’émergence de communautés de passionnés parmi lesquelles celle des makers en fait partie. "Une révolution est en marche, précise le patron de Leroy Merlin. Avec trois caractéristiques : la possibilité de mise à disposition de machines semi-industrielles, la lame de fonds du partage de connaissance entre bricoleurs, et un maillage possible entre nos bricoleurs passionnés et les makers, mais aussi des chercheurs, des étudiants, des inventeurs..." L’enseigne observait de près depuis plusieurs années le mouvement des makers et a déjà lancé une dizaine de petits fablabs.


De quoi attirer des profils très numériques

Une équipe dédiée, indépendante, de 18 salariés auxquels s’ajoutent 34 intervenants, formateurs accompagneront les clients, abonnés au Techshop. Leroy Merlin a d’ailleurs réussi à attirer avec son projet des profils d'habitude croisés dans d’autres filières : le jeune homme en charge de l’impression 3D gérait auparavant un fablab, une jeune ingénieure en mécanique de l’Insa Lyon, titulaire d’un diplôme de design de l’Ensi Les Ateliers à Paris, s’occupe pour sa part de l’atelier textile.

 

Le choix de Techshop pour son savoir-faire pédagogique

Si l’on en croit Pascal Malfoy, directeur général délégué de l’enseigne, Leroy Merlin n’a justement pas choisi le californien seulement pour son modèle d’installation et son parc de machines. Mais aussi pour son modèle de formation. Ce qui différencie Techshop de ses pairs, selon lui, "c’est son savoir-faire pédagogique, de formation ultra-rapide, qui donne confiance aux gens. Le vrai sujet, c’est ça."

 

Comme dans le Techshop de San Francisco, une formation est en effet nécessaire pour obtenir le badge d’accès aux ateliers, et donc aux machines. C’est d’ailleurs l’ancien DRH, Stéphane Calmes, qui a chapeauté le développement du projet, dans le cadre de sa nouvelle charge, celle de la formation pour Adeo, la maison mère de l’enseigne de bricolage.


Leroy Merlin devrait prochainement ouvrir un autre Techshop, à Lille. Il ne serait pas forcément adossé à un magasin et pourrait bénéficier à l’écosystème universitaire et aux start-up locales. De son côté le site d'Ivry n'est pas qu'une première pour Leroy Merlin. C'est aussi une première pour Techshop : puisqu'il s'agit de sa toute première implantation hors des Etats-Unis.

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