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Thierry Mandon veut s'inspirer de l'Inria pour former les cadres de la transformation numérique

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L'Inria inaugurait le 10 mars les nouveaux locaux de son centre de recherche parisien. Un déménagement souhaité de longue date, qui a été l'occasion pour Thierry Mandon, le secrétaire d’État chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, d'exprimer le souhait de créer un lieu de formation pour les médiateurs et les organisateurs de la transformation numérique.

Thierry Mandon veut s'inspirer de l'Inria pour former les cadres de la transformation numérique
De gauche à droite : Thierry Mandon, Antoine Petit, Marie-Christine Lemardeley, Isabelle Ryl et un ingénieur de l'Inria. © Antonia Machayekhi

Le 10 mars avait lieu rue Simone Iff l'inauguration des nouveaux locaux de l'Inria Paris. Une migration depuis Rocquencourt, dans les Yvelines, où l'Institut national de recherche en informatique et en automatique se situait depuis sa création, il y a presque 50 ans. Isabelle Ryl, la directrice de ce nouveau centre de recherche de 600 personnes, a mis en avant les nombreux partenariats que va simplifier cette relocalisation, notamment dans le cadre de transferts technologiques avec les start-up de la French Tech, mais aussi avec des PME ou de grands groupes.

 

Antoine Petit, le PDG de l'Inria, est revenu de son côté sur les huit longues années qu'a pris ce projet, et sur sa motivation intrinsèque : la nécessité d'être un acteur moteur dans un écosystème interdisciplinaire, comme c'est déjà le cas pour le centre de Saclay. Et de conclure son intervention par cette extortation : "Il faut maintenant en profiter. Le numérique doit être une source d'emplois et de prospérité dans notre pays, comme il l'est à l'étranger."

 

un modèle à suivre

Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, était présent à l'évènement et a rappelé l'attachement qu'il porte à l'Inria, dont il se dit "un supporter depuis des décennies."

 

Prenant le succès de l'Inria en exemple, il a insisté sur le besoin de "fabriquer des médiateurs et des organisateurs de la transformation numérique." Pour lui, ce potentiel numérique que l'Inria a su exploiter doit être intégré par d'autres organisations. Car s'il existe des pionniers dans de nombreuses entités, publiques ou privées, ils n'ont pas forcément un impact suffisant pour changer les choses. Pour le ministre, "il faut fabriquer un lieu, une école ou autre, pour former les cadres de la transformation organisationnelle que le numérique produira et produit déjà." Car si "le numérique change les choses, il n'est pas forcément plus simple."

 

L'impérieux besoin de mieux financer la recherche

Thierry Mandon s'est aussi félicité de voir une majorité de femmes à l'œuvre lors des démonstrations de projets (touchant à la cybersécurité, la simulation, l'environnement, le véhicule autonome) organisées dans la matinée. Il a également assuré Antoine Petit de son soutien pour l'intégration des 200 personnes restantes au siège de Rocquencourt vers le centre de Saclay.

 

Il s'est de plus engagé à améliorer le financement de la recherche, précisant qu'il travaille avec le président pour s'assurer dès cette année de doubler le taux de sélection des dossiers ERC (European Research Council), qui n'est actuellement que de 10%. Enfin, il a fait part de son désir de simplifier la gestion de la propriété intellectuelle en France, qu'il juge très contre-productive. "On passe des mois voire des années à se battre pour des queues de cerises."

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