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[Viva Tech] Ce qu’Emmanuel Macron a promis aux start-up et entrepreneurs

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Emmanuel Macron a fait sensation le premier jour du salon Viva Techology, le rendez-vous des start-up et des grands groupes qui se tient du 15 au 17 juin à Paris. Le Président de la République a rappelé aux entrepreneurs son engagement en faveur d’une start-up nation. L’occasion aussi d’annoncer quelques mesures phares.

[Viva Tech] Ce qu’Emmanuel Macron a promis aux start-up et entrepreneurs
[Viva Tech] Ce qu’Emmanuel Macron a promis aux start-up et entrepreneurs © Stéphanie Mundubeltz-Gendron

Emmanuel Macron était dans son élément ce jeudi 15 juin 2017 dans les allées du Salon Viva Technology. Après être allé à la rencontre des start-up et grands groupes, le Président de la République s’est dit fier : fier des start-up et fier du développement de l’événement. Un rendez-vous qu’il souhaite voir croître de manière exponentielle dans les années à venir. "L’année prochaine, il faut que ce soit encore davantage. Je vous lance le défi de devenir le nouveau CES, je veux qu’ici à Paris, vous réussissiez à créer le rendez-vous international de l’entreprenariat, et de l’innovation dans le monde. C’est cela votre défi", a-t-il déclaré.  Le challenge est grand !
 

Faire de la France un pays de licorne

Emmanuel Macron a surtout profité de son intervention pour rappeler son engagement en faveur des start-up et de l’entreprenariat en France. "Aujourd’hui, la France est en train de devenir la nation des start-up et elle doit réussir ce pari. C’est cela que je veux faire avec vous dans les années qui viennent : précéder, anticiper, porter ce mouvement. Alors oui, ce que vous avez commencé à faire, ce que vous incarnez aujourd’hui et que nous allons continuer ensemble suppose d’être plus entreprenant, plus fort, plus exigeant", a exprimé le Président de la République. Objectif : "Je veux aussi que ce soit un pays des licornes, de grands groupes nouveaux, le pays des géants de demain !"

 

Côté technologies, Emmanuel Macron a déclaré vouloir faire de la France "le leader dans quelques combats de demain"  Et de citer : l’Internet des objets, l’intelligence artificielle, la convergence entre le numérique et les clean tech et toutes les technologies des green tech, la convergence entre le numérique et la santé. "Ces batailles se sont les nouvelles frontières technologiques. L’Etat y investira massivement, ce sera le cœur des priorités du plan d’investissement que j’ai annoncé".
 

3 mesures phares en faveur de l’entreprenariat

Pour aider l’innovation et l’entreprenariat français, Emmanuel Macron a annoncé une mesure phare : celle de la création d’un fonds de 10 milliards d’euros pour l’innovation, "pour investir aux étapes clés de la croissance". Et de déclarer : "La banque publique d’investissement continuera à jouer son rôle et je veux la saluer. Car elle a fait et continuera à faire énormément pour cet écosystème de croissance. Mais il faut aller plus loin, faciliter l’innovation, donner de la visibilité au financement et à l’innovation en France : ce sera l’objet de ce fonds pour l’innovation".

 

Parmi les autres mesures, il a rappelé son engagement pour "faciliter l’émergence de champions en ne taxant plus à l’impôt sur la fortune, les fonds investis dans les entreprises, les start-up ou l’innovation" et pour "faciliter les réinvestissements dans les start-up et l’innovation". Dès la prochaine loi de finance, un prélèvement forfaitaire unique de 30% tout inclus pour les revenus du capital sera mis en place : "Il faut taxer le capital pour qu’il puisse financer le reste de l’économie, mais ne pas le taxer pour le faire fuir. 30% tous inclus, c’est ce qui permet de faire vivre notre système public, éducatif, de recherche, notre solidarité collective, tout en étant profondément attractif et en permettant le développement." Emmanuel Macron a aussi rappelé sa grande mesure du droit à l’erreur. "Je veux enfin que la fiscalité et la réglementation encouragent l’investissement dans l’innovation et la prise de risque".
 

Rendre la France attractive pour les start-up étrangères

Pour les start-up étrangères, le Président de la République a annoncé l’ouverture officielle du French Tech Visa : "Il est valable 4 ans et simplifie toutes les procédures administratives pour les talents désireux de venir chez nous et venant du monde entier. Le site est ouvert aujourd’hui, la procédure est ouverte aujourd’hui". Et de conclure avec quelques phrases en anglais pour les start-up étrangères présentes : "The France is the place to be. This is the place to invest."

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2 commentaires

verdarie

18/06/2017 11h21 - verdarie

Quand on voit le niveau de l'imposition en France, je doute fort que même les start-up lorsqu'elles seront suffisamment développées ne cherche pas à s'expatrier ? Mais plutôt que de s'attaquer aux 35 heures qui sont évidemment une des causes de ces besoins financiers gigantesques, puisqu'en perdant 4 heures de travail par semaine ,multipliées par 6 millions de fonctionnaires, ça fait 24 millions d'heures de travail perdues par semaine. Soit 1248 millions d'heures par an ???Qu'il faut quand même financer ? Et pour lesquelles le travail n'est plus réalisé ?Ce qui demande à l'encadrement de rechercher en permanence une productivité accrue, qui provoque à son tour malaises et burn-out surtout dans le privé ! Ces prélèvements constants et multiples donne le sentiment qu'en France l'innovation ne joue que dans ce domaine ?... Ce qui prive également les entreprises marchandes de ressources puisque ce qu'elles payent en impôt ne peut plus être redistribué à ceux qui crées la richesse dans le pays ? Macron préfère s'attaquer maintenant aux retraités, -qui peuvent bien manifester- avec la hausse de la CSG sensée redonner du pouvoir d'achat aux jeunes ? Je me demande bien comment ? C'est sans doute parce que les vieux n'ont pas assez travaillé, eux qui faisaient parfois 60 heures par semaine ? Parce que dans ce temps là, y avait pas de burn-out ou de malaise aux travail mais y avait du travail partout et pour tous parce que la richesse du pays était le produit des entreprise marchandes qui ne cherchaient pas à se délocaliser à cause d'une imposition débile.

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Pénicaud Patrick

20/06/2017 15h22 - Pénicaud Patrick

sauf que...en réalité, on travaille plus que 35 heures, et que c'est plus la productivité que le nombre d'heure qui importe. Et là, la France se place fort bien.

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