Ericsson va muscler son centre de R&D sur la 5G en France

L’entreprise suédoise annonce élargir ses activités en France avec le développement d’axes de travail comme l’automation et l’intelligence artificielle, ainsi que de nouveaux recrutements pour étoffer les équipes de son centre R&D 5G, initialement basé à Massy, dans l’Essonne.

Ericsson va muscler son centre de R&D sur la 5G en France © © Sylvain Bardin

Ericsson a annoncé mercredi 24 février le renforcement de son centre de R&D 5G en France. Initialement basé à Massy (Essonne), ce centre ouvert en janvier 2020 et qui regroupe à date soixante employés, ambitionne d’atteindre 300 personnes à l’horizon 2023.

Le renforcement des équipes vise à renforcer l’expertise du laboratoire francilien autour de nouveaux axes de travail "afin de répondre aux besoins croissants exprimés par [le] groupe et le marché", a commenté Franck Bouétard, PDG d’Ericsson France. Sont cités comme l’automation et l’intelligence artificielle.

Des recrutements à Massy et à Lannion
Dirigé par Birgitta Finnander, ce centre R&D est constitué de trois pôles d’activités : sécurité, outils de déploiement & support produits, baptisé serviceability, et solutions de bout en bout.

Dans le domaine de la sécurité, "une coopération étroite a ainsi été établie avec des clients, des partenaires, des acteurs institutionnels et académiques", indique Ericsson. Pour le deuxième pôle, l’entreprise suédoise a réalisé des développements 5G spécifiques pour "de grands opérateurs mondiaux" et enfi, dans le domaine "solutions de bout en bout", le centre a contribué au développement de l’architecture des solutions de réseaux privés d’Ericsson ainsi qu’aux applications critiques liées. Il a également réalisé des tests de fiabilité des produits associés.

Massy restera une "localisation majeure" de ce centre de R&D, mais Lannion, où Ericsson est déjà implanté, pourra également accueillir "quelques employés" de ce centre. Présent en France depuis 1909 avec 3 sites, Ericsson se démarque assez nettement de l’un de ses concurrents, Nokia, qui a annoncé la suppression de 1200 postes dans sa filiale française Alcatel-Lucent, dont un tiers dans la ville bretonne.

Choisi par Orange et Bell Canada
Alors que 60 personnes ont été recrutées en 2020, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’industrie, a salué "la montée en puissance du centre R&D d’Ericsson qui renforcera l'écosystème français des télécoms et dont devrait bénéficier Lannion".

Dans un contexte d’essor de la 5G, la société de bénéficie de la défiance des entreprises européennes envers Huawei. Elle a été choisie par l’opérateur Proximus dans le cadre du déploiement de la 5G en Belgique, par Bell Canada ou encore par le groupe ADP, sa filiale Hub One et Air France. Elle a par ailleurs annoncé l’acquisition de spécialiste des réseaux étendus sans fil Cradlepoint pour 1,1 milliard de dollars, dans le but d'étoffer son offre 5G à destination des entreprises.