ProtonMail et ProtonVPN passent la barre des 50 millions d'utilisateurs

La messagerie électronique chiffrée ProtonMail fête ses sept ans. À cette occasion, la société qui l'édite, Proton, a officiellement confirmé avoir dépassé les 50 millions d'utilisateurs dans le monde pour l'ensemble de ses services. Elle espère multiplier encore ses abonnés dans les années à venir malgré, la menace des législateurs.

ProtonMail et ProtonVPN passent la barre des 50 millions d'utilisateurs © Proton

La messagerie électronique chiffrée de bout en bout ProtonMail célèbre ses sept ans d'existence. Lancée en mai 2014, elle a vu le jour grâce à une campagne de crowdfunding. Ses services de base sont proposés gratuitement. Au fil des ans, la société qui en est à l'origine, Proton, a développé d'autres services, dont notamment un VPN. Un pari gagnant puisqu'elle a révélé ce 19 mai qu'elle compte désormais plus de 50 millions d'utilisateurs à travers le monde, tous services confondus.

Et Proton ne souhaite pas s'arrêter en si bon chemin. Elle promet encore de nombreuses nouveautés et améliorations à venir. "Au cours de l'année 2021, nous publierons de toutes nouvelles versions de ProtonMail sur toutes les plateformes, en commençant par le web. Nous proposerons également Proton Calendar et Proton Drive à tous les utilisateurs sur toutes les plateformes", a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

La menace des législateurs
Toutefois, le vrai défi pour Proton n'est pas seulement d'amasser plus d'utilisateurs, mais surtout de conserver ces derniers. En effet, son fonds de commerce est en péril dans de nombreux pays, les gouvernements ne voyant pas d'un bon œil cette sécurisation des communications. "Le succès des mouvements anti-chiffrement en Australie et au Royaume-Uni nous a montré que nous devons toujours rester vigilants", détaille l'entreprise.

Et bien que l'Europe soit plus respectueuse de la vie privée que les Etats-Unis, les législateurs font pression pour avoir accès aux données chiffrées, ostensiblement dans le cadre d'enquêtes, avec une proposition de loi qui sera examinée dans les prochains mois. Interrogée à ce sujet par les journalistes de TechCrunch, l'entreprise souligne que ces propositions de contrôle se font sur la base du volontariat, tout en reconnaissant qu'il existe "un certain soutien" au sein de la Commission pour que ces mesures soient rendues obligatoires.

D'autre part, Proton dénonce les "comportements anticoncurrentiels" des grandes plateformes, et se réjouit de voir des prototypes de cadres juridiques se mettre en place à travers le monde. De manière générale, la société souhaite s'impliquer davantage sur ces questions. "Dans les années à venir, vous pouvez vous attendre à ce que nous nous engagions encore plus auprès des décideurs politiques", conclut Proton.