[Viva Tech] "Le marché européen est très important du fait de son avance dans le domaine des technologies de l'information", directeur général d’Alibaba Cloud France

Entretien Trois ans après le lancement de son internationalisation, Alibaba Cloud a développé de nombreux liens avec l’écosystème français. A l’occasion de Viva Technology, qui se tient à Paris du 16 au 18 mai 2019, L’Usine Digitale fait le point sur son développement et sa stratégie avec le directeur de sa division française Kevin Liu.

Selon Kevin Liu d'Alibaba Cloud, le RGPD fait notamment de l'Europe un continent "en avance" dans le domaine des TIC.

L’Usine Digitale : Alibaba Cloud a débuté son internationalisation il y a trois ans. Quel premier bilan tirez-vous de cette expérience ?

Kevin Liu : Nous sommes fiers de participer au développement de l’écosystème local en France. Revendeurs, distributeurs, intégrateurs, éditeurs logiciel… Alibaba Cloud en France, c’est un certain nombre de partenariats dans les secteurs du paiement, de l’IoT et du big data. Je veux insister sur les excellentes relations que nous avons nouées avec les start-up ici. En 2018, nous avons notamment échangé avec des consultants dans l’édition de logiciel à la station F. Ces derniers nous ont aidés à appréhender l’écosystème national.


Par ailleurs, avoir un pied dans le marché européen est très important pour nous. Je pense que le continent est en avance sur les technologies de l’information et sur la gestion des données, notamment grâce à l'adoption du RGPD. Ce sont tant d’opportunités qui nous permettent d’apporter notre pierre à l’édifice dans le cadre du développement d’Alibaba Cloud au niveau mondial.

Quels ont été les projets menés depuis votre implantation ?

K. L. : Un bel exemple d'une de nos collaborations réussies avec des start-up françaises, c'est notre partenariat avec Antescofo. En Chine, le karaoké est un sport national. C’est pourquoi nous avons été attirés par son intelligence artificielle, capable de faire en sorte que la musique suive et s’adapte au chanteur ! Concrètement, Alibaba Cloud héberge son application et s’efforce d’accélérer ses contenus.


Par ailleurs, nous avons développé en interne un service de reconnaissance d’images nourri à l’intelligence artificielle. Cette option vient enrichir l’expérience client : elle permet par exemple de scanner un article que l’on aime dans la rue ou dans une vitrine pour être redirigé vers un produit similaire en ligne. Au niveau du Big Data, nous avons lancé la plateforme Mars compute pour traiter de grandes quantités de données. L’objectif étant entre autres d’optimiser le data management pour obtenir un aperçu plus global des comportements des consommateurs.


L’une de nos priorités a aussi été de développer des solutions de communication véritablement internationales. Aujourd’hui, nous sommes le seul fournisseur à proposer un service de SMS capable d’opérer des échanges entre la Chine et le France par exemple. A son inscription, l’utilisateur reçoit un code identifiant qui est rend la communication possible grâce à une alliance entre opérateurs français et Chinois. Dans le même esprit, notre plateforme de communication unifiée Ding Talk permet la mise en place de groupes de participants. C’est aujourd’hui un service apprécié de mobile office.

Quelle sera la stratégie d'Alibaba Cloud pour poursuivre son développement dans le pays ?

K. L. : Les technologies de captation vidéo vont notamment s’amplifier. Grâce à elles, nous pouvons déjà mesurer les flux dans les magasins de manière anonyme. Un peu à la manière de ce que fait Google Analytics pour une recherche en ligne ! On peut par exemple savoir combien de temps une personne reste sur un stand. Cela aidera nos clients à en maîtriser davantage leurs établissements, alors qu’on en a encore une mauvaise compréhension…


Alibaba Cloud se positionne également comme le partenaire privilégié pour toute question concernant le commerce en Chine. Notre programme Go China a déjà accompagné de nombreuses entreprises, notamment du CAC40. Nous participons à Viva Tech pour la quatrième année consécutive. Sur place, nous sommes disponibles pour en échanger. Mais notre objectif principal reste de rencontrer de nouvelles start-up ou des partenaires académiques qui partageraient notre vision stratégique, pour que nous puissions ensemble bâtir un écosystème local robuste en France.