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1 - Comme Pretty Simple Games, conduire son entreprise comme un projet

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Une entreprise du numérique présente un indéniable avantage : la souplesse du produit qu’elle conçoit. Une caractéristique qui permet aux dirigeants et aux équipes d’intégrer dans une seule structure, toutes les composantes d’une industrie. C’est le cas de Pretty Simple Games. Fin 2013, Facebook a choisi de nommer "jeu de l’année" Criminal Case, une série d’enquêtes criminelles à résoudre créée par ce petit français, qui a réussi à attirer 100 millions de joueurs par an. Une surprise, alors que tout le monde attendait le très populaire Candy Crush Saga, du suédois King. Pretty Simple Games, installé à Paris, produit et conçoit exclusivement des jeux pour le réseau social Facebook.

L’idée à retenir : Recruter des profils très différents et privilégier la quête d’aptitudes et de compétences pratiques plutôt que les connaissances.

 

Cette activité, en apparence légère, est bel et bien celle d’une entreprise, une vraie. Et même d’un industriel du numérique à part entière. "Nous développons le jeu, le créons, le distribuons, nous en assurons le marketing, le service client et on l’opère au jour le jour, énumère Bastien Cazenave, l’un des fondateurs de Pretty Simple Games, avec Corentin Raux. En fait, nous avons remonté toute une verticale d’industrie dans une seule entreprise. Et la grande chance que nous donne Facebook, c’est de supprimer les intermédiaires entre les créateurs et les joueurs." Dans une société classique de jeu vidéo, le jeu part d’abord chez l’éditeur, qui cherche ensuite des développeurs. Plusieurs mois sont ensuite nécessaires pour développer le produit. Enfin, il faut fabriquer le DVD et le distribuer. Chez Pretty Simple Games, toutes les composantes sont réunies dans la même société. Chaque semaine, des mises à jours sont disponibles pour proposer aux joueurs une nouvelle enquête criminelle. Avec des délais raccourcis par rapport à une entreprise classique. L’ensemble de la chaîne doit être très réactif.

Pour suivre le rythme, le modèle de recrutement est à l’avenant. Comme pour un projet, la jeune pousse recherche un grand nombre de profils différents : des développeurs informatiques bien sûr, mais aussi des game designers, des scénaristes qui travailleront directement ensemble… Et pas question de s’attarder sur leurs diplômes. Pretty Simple recherche des aptitudes, des compétences pratiques, un état d’esprit, une adhésion au mode start-up. La réussite d’un jeu, selon les deux fondateurs, dépend essentiellement du gameplay, configurée par sa jouabilité et sa maniabilité. Et donc des équipes qui vont le mettre au point. « C’est pour cela que nous passons beaucoup de temps à recruter ceux qui nous semblent les meilleurs, pour Pretty Simple Games en tout cas », insiste Corentin Raux. Tout est bon pour aller chercher les bonnes personnes et pour composer l’équipe. Petites annonces, cabinets de recrutement, cooptation, réseaux sociaux, candidatures spontanées… Corentin Raux lui-même s’est transformé en homme-sandwich sur la photo de son profil LinkedIn, en tenant une petite affiche qui indique : "We’re hiring" (Nous recrutons).

 

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