Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

12 000 demandes en 24 heures pour le formulaire "droit à l'oubli" de Google

Actus Reuters [ACTUALISE] Google a lancé un service en ligne destiné aux citoyens européens souhaitant obtenir la suppression de résultats de recherche qu'ils jugent inappropriés, après une décision de la justice de l'UE en faveur d'un "droit à l'oubli" sur internet.
mis à jour le 02 juin 2014 à 12H05
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Actualisation du 2 juin : Google a reçu 12 000 demandes 24 heures après la mise en ligne du dispositif, avec un pic de 20 requêtes par minute. 30% de ces demandes concernent l'effacement d'informations sur des fraudes, 20% sur des arrestations, et 12% seraient liés à des contenus à caractère pédophile, selon le Daily Mail.

La Cour de justice de l'Union européenne a rendu mi-mai un arrêt favorable au "droit à l'oubli" sur internet en considérant que des particuliers peuvent obtenir sous certaines conditions la suppression de liens vers des pages internet comportant des données personnelles. Dans son arrêt, la cour évoque des informations personnelles "inappropriées, hors de propos ou qui n'apparaissent plus pertinentes." Conséquence : Google permet désormais aux internautes européens de signaler des contenus qu'ils souhaitent voir supprimés.  "Pour se mettre en conformité avec l'arrêt récent de la justice européenne, un formulaire est désormais disponible pour les Européens qui veulent demander la suppression de résultats sur notre moteur de recherche", déclare Google dans un communiqué. Le géant américain, dont le moteur de recherche est utilisé pour 90% des requêtes, n'a pas précisé quand les liens réunissant ces critères seraient supprimés.

droit à l'oubli ou droit à l'information ?

Dans le formulaire disponible depuis le 29 mai, Google explique qu'il évaluera si les résultats de recherches font apparaître des liens vers des informations obsolètes concernant un individu ou si cela relève du droit à l'information, comme des informations sur des fautes professionnelles, des condamnations pénales ou encore sur le comportement public de responsables politiques.

Le requérant dispose d'un espace pour soumettre les liens qu'ils souhaitent voir supprimer et pour expliquer pourquoi ces liens sont "hors de propos, obsolètes ou d'une autre façon inappropriés." "L'arrêt exige de Google de porter des jugements difficiles sur le droit d'un individu à l'oubli et le droit à l'information du public. Nous sommes en train de mettre sur pied un comité consultatif d'experts pour se pencher sur ces questions", peut-on lire dans le communiqué.

Avec Reuters (Alexei Oreskovic, Shailaja Sharma, Mathilde Gardin)

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media