15/11/2006; Ford, Pfizer, GM, Sanofi, Renault, Euronext, Airbus, Vodafone, Alitalia...

  • Budget, les entreprises mises à contribution
  • R & D, la France toujours à la traîne
  • Euronext, Deutsche Börse pourrait renoncer aujourd'hui
  • Matignon veut aider Airbus
  • Vodafone améliore ses performances
  • Air France-KLM lorgne sur
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Budget, les entreprises mises à contribution
Le projet de loi de finances rectificatives pour 2006, qui devrait être exposé ce matin en conseil des ministres, va révéler une mauvaise surprise aux entreprises, rapportent les Echos et la Tribune. Bercy devrait annoncer une nouvelle modification du régime de paiement du dernier acompte de l'impôt sur les sociétés. Les sociétés les plus importantes devront régler d'ici à la fin de l'année la presque totalité du reliquat d'impôts. Alors que normalement elles payent au fisc le solde des impôts de l'année au printemps de l'année suivante, les entreprises réalisant plus de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires devront selon leurs tailles décaisser entre 66 et 90 % du total d'ici au 15 décembre. Cette avance de trésorerie cristallise bien sûr la colère du Medef où l'on n'hésite pas à parler de « méthode scélérate ». Pour autant, cette mesure pourrait rapporter plus de 500 millions d'euros à l'Etat, lui permettant d'afficher un déficit budgétaire de 42,5 milliards d'euros. Par ailleurs, dans un entretien au Figaro, Jean-François Copé, ministre délégué au budget, rappelle que les entreprises ont bénéficié de 5 milliards d'allègements sur leurs impôts.

R & D, la France toujours à la traîne
Les Echos révèlent le classement mondial de la recherche industrielle, publié par le ministère britannique du Commerce et de l'Industrie. 1250 entreprises ont investi plus de 370 milliards d'euros dans la recherche et développement, soit 7 % d'augmentation en moyenne. Les champions des budgets sont les groupes américains : l'on retrouve dans les cinq premiers, Ford, Pfizer, General Motors, Daimlerchrysler (germano-américain) et Microsoft. L'industrie pharmaceutique est très présente dans ce palmarès, une dizaine de groupes parmi les cinquante premiers, avec près de 15 % du chiffre d'affaires dépensé en R & D. La France comporte trés peu de gros acteurs dans les secteurs innovants, mais l'on retrouve néanmoins quatre français dans le top 50 ; Sanofi Aventis 16e, Renault 39e, Peugeot 40e et Alcatel 49e. Le retard français ne provient pas de faiblesses ou de la mauvaise volonté des firmes, mais avant tout du « déficit ou de l'inexistence de sociétés dans des activités fortement dépendantes de la science ou de la technologie » explique le quotidien économique.

Euronext, Deutsche Börse pourrait renoncer aujourd'hui
Selon la Tribune, qui cite des quotidiens d'outre-Rhin comme Handelsblatt, la bourse allemande serait sur le point de retirer son offre de fusion sur Euronext. Lors d'une réunion du Conseil de surveillance et de la direction hier, il aurait été convenu de ne pas surenchérir, alors qu'à la demande de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Francfort avait indiqué vendredi poursuivre ses démarches auprès des régulateurs boursiers en vue du rapprochement. En fait les chances allemandes paraissaient de plus en plus compromises face à l'offre de la bourse de New York. Un écart d'environ 6 euros en faveur du New York Stock Exchange (Nyse) séparerait les deux propositions, toutes les deux avec une forte composante en titres. L'allemand aurait du mal à apprécier son offre du fait des spécificités du droit germanique et des concessions sur la localisation des activités, point de désaccord majeur entre les deux parties, semblent hors de propos pour la place de Francfort.

Matignon veut aider Airbus
L'Etat pourrait de nouveau venir en aide à l'avionneur européen et à ses sous-traitants, indiquent la Tribune et les Echos. Lors de sa visite au siège d'Airbus à Toulouse, le Premier ministre a affirmé que les pouvoirs publics débloqueraient 145 millions d'euros en 2007 et 2008 dans ce but. Dominique de Villepin a notamment annoncé 80 millions d'avances remboursables, pour les PME qui s'engageraient entant que partenaires à risque dans les futurs programmes. Le soutien de l'Etat sera primordial pour le lancement de l'A350 sur lequel Matignon souhaiterait une réponse rapide et particulièrement pour les sous-traitants. Comme Boeing pour le B 787, Airbus voudrait faire participer plus largement ses partenaires extérieurs aux frais de recherche et développement des pièces qui leur seront confiées. Selon le Financial Times, le consortium européen souhaiterait porter à 50 % la part des sous-traitants dans le programme A350 au lieu de 15 % environ pour l'A380. Sur le délicat sujet des subventions, Boeing espère toujours trouver un accord avec les français et les allemands. Le gouvernement américain doit transmettre aujourd'hui même à l'OMC des arguments de fonds contre le système des avances remboursables.

Vodafone améliore ses performances
Le chiffre d'affaires semestriel de l'opérateur de téléphonie mobile a crû de 7,2 % à 23 milliards d'euros, dont 78 % sur la voix. Le bénéfice net ajusté ressort à près de 7 milliards en hausse de 3,6 %. Le groupe britannique a profité de la hausse des volumes et du contrôle des coûts en Europe, estime les Echos. Il a néanmoins encore provisionné de fortes sommes au premier semestre au titre de dépréciation d'actifs, plus d'une douzaine de milliards d'euros, entrainant de lourdes pertes. Le groupe présidé par Arun Sarin enregistre de bonnes performances également sur ses marchés hors d'Europe avec une hausse de 19 % de ses ventes. De même aux Etats-Unis, sa participation dans Verizon Wireless (5%) lui a rapporté près de 20 % de son résultat opérationnel. L'opérateur compterait plus de 190 millions de clients à travers le monde. Il anticipe par ailleurs une nouvelle consolidation sur le marché européen, théâtre d'une compétition féroce, à laquelle il devrait prendre part en surveillant de potentielles petites acquisitions, remarque le Financial Times.

Air France-KLM lorgne sur Alitalia
Le transporteur transalpin a gagné hier jusqu'à 3,5 % en bourse alors que des nouvelles rumeurs de discussions avec le groupe franco-néerlandais se développent. Un porte-parole a néanmoins rappelé que la position d'Air France-KLM n'a pas varié : tout rapprochement se sera envisageable que lorsque la compagnie italienne en pleine déconfiture sera redressée, souligne le Figaro. Cette dernière a jusqu'à la mi-janvier pour présenter un plan de sauvetage crédible. Certains politiques italiens annoncent des alliances avec des compagnies asiatiques, indiennes ou du Golfe. Pour autant, Air France-KLM reste en embuscade, le groupe a échangé une participation de 2 % avec Alitalia et Jean-Cyril Spinetta y possède un siège d'administrateur. Une place privilégiée pour surveiller l'évolution de la situation.

Didier Ragu

A demain !

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