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18/09/06: Scania, MAN, BP, Freescale, Telecom Italia, Ford...

Ca ne roule plus pour l'automobile américaine ! Démission surprise du patron de Telecom Italia. Freescale racheté par un fonds. BP s'active pour la sécurité de ses installations. Le pétrole à 80 dollars en 2007 ? Les investiss
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Ca ne roule plus pour l'automobile américaine !
« Où s'arrêtera la chute de l'industrie automobile américaine ? », s'interroge la Tribune. Vendredi, Ford, le troisième constructeur mondial annonce qu'il va se séparer de 10 000 cols blancs supplémentaires, en plus des 30 000 ouvriers déjà visés par le plan précédent. Rude coupe dans les effectifs... mais pas assez. « Malgré l'ampleur du plan social, Wall Street a sévèrement condamné Ford à la veille du week-end », constate la Tribune. Le titre a chuté de 15 % en séance, son plus fort recul en quatre ans, avant de clôturer à 8,02 dollars (-11,77 %). Pour l'éditorialiste des Echos, ce nouveau plan de restructuration est « la purge sans l'imagination ». Sabrer dans les effectifs aura, certes, un impact positif sur les comptes, explique-t-il. « Mais, en soit, ce n'est pas de nature à relancer Ford sur la voie du développement ». Le problème est ailleurs et touche l'ensemble des constructeurs américains : « leur offre ne répond pas aux attentes du marché », résume les Echos. « Les 4x4 et autres pick-up à grosses cylindrées, qui ont fait les beaux jours des majors du secteur, sont désormais leur plaie, écrit l'éditorialiste de la Tribune. Car les acheteurs ne veulent plus de ces monstres voraces au moment où l'Amérique subit de plein fouet la hausse des prix à la pompe ». General Motors, qui tente de s'allier à Renault-Nissan, et Chrysler, qui vient d'annoncer un probable creusement de ses pertes à un milliard de dollars cette année, sont dans le même bain. Un bain près duquel s'approchent les constructeurs français. Certes la situation de ces derniers n'est en rien comparable à celle de Ford et de GM. « Mais les problèmes commencent à s'accumuler : perte de parts de marché, échec de certains modèles, sous utilisation des capacités de production, trop grande dépendance au marché européen... », soupire les Echos.

Démission surprise du patron de Telecom Italia.
Seulement quelques jours après avoir annoncé un changement de stratégie, « Telecom Italia poursuit sa course vers l'inconnu, mais avec un nouveau patron », annonce la Tribune. En effet, après une semaine de tension avec le gouvernement Prodi, Marco Tronchetti Provera, le président de l'ancien monopole italien des communications, Telecom Italia, a remis sa démission. Motif de ce retrait surprise ? Officiellement, Tronchetti Provera, qui reste le premier actionnaire du groupe, veut « protéger l'intérêt de l'entreprise et des actionnaires [...] en évitant que la personnalisation des dossiers ces derniers jours mette en danger leur réalisation ». En clair, après le lancement la semaine dernière d'un virage stratégique vivement critiqué par le gouvernement Prodi notamment en raison d'une éventuelle cession de la division mobile de Telecom Italia, Tronchetti Provera préfère se retirer plutôt que de renoncer à son plan. A sa place, le réputé avocat d'affaires, Guido Rossi, aura la tâche de poursuivre l'œuvre de son prédécesseur. « Telecom Italia change de tête sans changer de stratégie », résume les Echos. Le président du conseil, Romano Prodi, dément toute pression dans ce dossier.

Freescale racheté par un fonds.
L'ancienne division semi-conducteurs de Motorola, Freescale, est rachetée par un groupe mené par le fonds d'investissements Blackstone, pour un montant de 17,6 milliards de dollars (13,9 millions d'euros). « C'est la plus importante opération jamais réalisée par des fonds d'investissements pour acquérir une société technologique », affirment les Echos et la Tribune. Selon l'accord, les actionnaires de Freescale se verront offrir 40 dollars cash par action, soit une prime d'environ 36 % par rapport à la moyenne des derniers cours. Néanmoins, une surenchère est encore possible. En effet, Freescale précise que l'accord lui permet à tout moment de répondre à une offre concurrente (et plus intéressante), jusqu'au 3 novembre. Dans cette hypothèse, les frais de rupture de noces ont déjà été fixés : 300 millions de dollars.

BP s'active pour la sécurité de ses installations.
Le pétrolier britannique BP va lancer un plan mondial pour la sureté de ses installations, révèle le Financial Times. Objectif ? Éviter que ne se réédite une catastrophe comme l'explosion l'année dernière de sa raffinerie de Texas City qui avait fait quinze morts. En effet, Lord Browne, le patron exécutif a qualifié la catastrophe de Texas City de faute qui devait pousser la compagnie à examiner toutes ses installations. Ce plan de sécurisation devrait être étalé sur cinq à dix ans et ressembler dans son principe aux actions entreprises par Exxon après la terrible marée noire engendrée par un supertanker dans le port de Valdez (Alaska) en 1989. Grâce à une refonte de son approche sécuritaire, Exxon est devenu depuis une référence en matière de sécurité pétrolière. C'est tout le mal que l'on souhaite à BP !

Le pétrole à 80 dollars en 2007 ?
En mai 2005, T. Boone Pickens, « le légendaire expert pétrolier texan », comme le renomme BusinessWeek, avait prédit que le pétrole allait gagner 3 dollars par gallon. Tout juste ! Aujourd'hui, malgré la récente baisse des prix du baril après le pic historique à 78,84 dollars, T. Boone Pickens pronostique dans les colonnes de BusinessWeek que les cours vont remonter. « En ce moment l'économie ralentit. La demande ralentit. Mais, il s'agit d'une très courte période, explique l'expert. Nous pouvons avoir un certain événement géopolitique qui peut conduire le pétrole à 80 dollars avant 2007, mais de toute façon, nous verrons un pétrole à 80 dollars dans un marché normal, dès l'année prochaine. » Par ailleurs, la récente découverte, l'une des plus importante dans l'histoire, d'un gisement dans le Golf de Mexico ne devrait pas, selon lui, modifier l'évolution du prix du pétrole.

Les investisseurs prêts à rejeter l'offre d'achat de MAN.
C'est en principe ce matin que le groupe allemand MAN devrait formuler officiellement depuis Stockholm son offre d'achat sur le constructeur suédois de poids lourds Scania. Cette offre qui pourrait donner naissance au leader européen des poids lourds, devrait se chiffrer à près de 10 milliards d'euros. Selon le Financial Times, « les investisseurs sont prêts à rejeter cette offre ». « Tout dépendra surtout de l'attitude de deux grands actionnaires de Scania, pour le moment particulièrement discrets, tempère les Echos. » 1- le clan Wallenberg, qui détient directement ou indirectement 16 % du constructeur scandinave de camions et de bus, serait farouchement opposé à l'offre, selon le quotidien saumon. 2- Volkswagen, à la tête de 19 % des actions et de 34 % des droits de vote, pourrait en revanche apporter ses titres. Quoiqu'il en soit, pour les Echos, « le rapprochement en préparation peut sembler logique au moment où les groupes doivent dépenser des sommes de plu en plus importantes en recherche-développement pour préparer les nouvelles normes européennes antipollution, particulièrement strictes ».

A demain !
Bertrand Beauté

 
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