19 000 sites piratés en France en quatre jours

Quelque 19 000 sites internet français ont été la cible de cyberattaques majoritairement pro-islamistes depuis le 10 janvier, à la suite des attentats meurtriers de Paris et Montrouge, a déclaré le 15 janvier l'état-major des armées.

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19 000 sites piratés en France en quatre jours

19 000 sites web français environ ont été la cible de cyberattaques majoritairement pro-islamistes depuis le 10 janvier, à la suite des attentats. "19 000 sites, ça ne s'est jamais vu pour l'instant, c'est la première fois qu'un pays est confronté à une vague aussi importante de cybercontestation", a dit le vice-amiral Arnaud Coustillière, officier-général de la cyberdéfense, lors d'une conférence de presse à Paris.

"Toutes les activités du secteur français auraient été victimes d'attaques simples", telles un défacement (modification de la page d'accueil), a-t-il précisé. Cette vague de cyberattaques est "la réponse" à la marche républicaine de dimanche organisée après l'attentat contre Charlie Hebdo, la fusillade à Montrouge et la prise d'otages dans une supérette casher parisienne qui ont fait 17 morts, a estimé le vice-amiral, réfutant le terme de "cyberguerre".

le ministère de la défense n'est pas inquiet

"Nous considérons que c'est une crise comme une autre", a-t-il dit. "C'est une manifestation (...), il s'agit de gens qui n'adhèrent pas à un certain nombre de valeurs, ça va du croyant choqué au terroriste pur et dur", a-t-il dit. "Dans cette masse d'attaques, on a des groupes plus ou moins structurés dont les noms sont connus, et des groupes de hackers islamistes bien connus qui eux ont des capacités plus importantes et qui sont à mon avis derrière les dénis de services".

Les attaques par déni de service consistent à saturer un site internet en le soumettant à un nombre excessif de requêtes. Les attaques par pénétration ou par "défacement" se traduisent elles par une modification ou un détournement des pages de sites internet. Sur les 19 000 attaques, une dizaine ont visé spécifiquement la Défense, selon l'état-major des armées qui a depuis mardi mis en place une cellule de veille 24h/24 pour surveiller ce qui relève du ministère.

Sur cette dizaine d'attaques, seules deux visant des sites de régiment de l'armée de terre les 9 et 12 janvier ont réussi, souligne-t-on. "Nous prenons cette crise au sérieux mais nous ne sommes absolument pas inquiets", a dit l'officier.

Avec Reuters

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