2015, l'année de la SVoD ou vidéo à la demande par abonnement

Les grandes manœuvress ont commencé pour capter le téléspectateur du futur.

Est-ce un nouvel entrant comme Netflix qui se met à la production de contenus qui emportera le morceau ? Ou un des acteurs historiques (une chaîne de télévision) qui créera sa plateforme ?

Et quel est le périmètre pertinent ? Le pays ? Le continent européen ? Ou le monde ?

L'aventure commence seulement, et comme dans les meilleurs feuilletons, les retournements les plus improbables ne sont pas à exclure. Suspense haletant garanti.

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2015, l'année de la SVoD ou vidéo à la demande par abonnement
La télécommande finira-t-elle au musée des objets de la deuxième moitié du vingtième siècle ?

SVoD, quatre lettres pour désigner la force qui terrassera peut être deux autres lettres qui se croyaient éternels : TV. D'ailleurs, en Californie, le berceau du monde qui vient, c'est déjà chose faite : on préfère Netflix aux services des câblo-opérateurs, so 2000.

Quatre lettre donc avec un S pour streaming et VOD pour vidéo à la demande. SVoD, soit les services qui permettent de regarder en continu le film que vous voulez, moyennant le paiement d’un abonnement. Contre d’autres modèles qui proposent des œuvres à l’acte, sans oublier le piratage…

Découvrir les secrets de Netflix

En 2015 plus que jamais, Netflix, l’entreprise américaine avec son algorithme, a un peu plus perturbé le ronron des industries audiovisuelles. D’abord en affirmant son ambition de devenir non pas seulement un diffuseur mais aussi un producteur de contenus exclusifs. Rien de tel pour attirer le spectateur. Et 2016 verra la tendance s’affirmer encore plus. Netflix a d’ores et déjà prévenu. House of cards n’était pas un cas isolé. L’entreprise californienne a même produit en 2015 son premier long métrage, qui est passé directement sur sa plateforme, sans jamais connaître une salle obscure.

De son côté, Neil Hount, le chief product officer, a décortiqué pour L’usine digitale, la mécanique de Netflix.

Face à ce changement des modes de consommation de l’image, les uns et les autres s’adaptent, car ils ont bien conscience qu’une partie de l’avenir de leurs recettes futures se jouera sur ce terrain là. Pourquoi les téléspectateurs continueraient à s’obliger à s’installer sur leur canapé devant leur téléviseur, quand désormais il est possible de voir sa série préférée quand on veut, où on veut ou presque ?

Acteurs historiques et jeunes pousses à l'assaut

Pour capter les spectateurs potentiels, Parmi les nombreuses annonces de 2015, il y eût celle de France Télévisions qui veut regrouper l’ensemble de ses productions sur un site unique, développé en collaboration avec l’institut national de l’audiovisuel.

Du côté du quai du point du jour, le siège social de TF1, on a aussi répliqué avec une nouvelle offre qui propose aussi de voir directement sur Internet des films qui ne sont jamais passés par la salle. Le groupe a aussi proposé une offre destinée aux pays africains francophones.

Sur ce marché qui semble promis à une croissance irrésistible se placent aussi de nouveaux entrants, comme par exemple, Molotov, porté par deux parrains de prestige : l’ex pdg de Canal Plus et dirigeant du Festival de Cannes, Pierre Lescure, et le fondateur d’Allocine, Jean David Blanc. Leur ambition n’est pas hexagonale stricto sensu : ils rêvent d’un développement international et ambitionnent pour cela de lever 100 millions d'euros.

Tous ces mouvements ont un impact sur le financement et la réglementation des œuvres audiovisuelles, notamment dans l’Union européenne. Face au poids de Netflix et d’Apple qui prépare un service ad hoc, de nombreuses voix s’interrogent sur les moyens adéquats pour faire émerger des géants européens dans ce domaine.

Vers un marché unique ?

La fragmentation des marchés, en raison des nombreuses législations, a été fortement critiquée et le commissaire européen chargé du dossier a fait de la lutte contre le geoblocking l’étendard de son action. Par ce terme, il entend l’impossibilité pour un européen qui a souscrit un abonnement dans un pays de voir ensuite les œuvres dans un autre pays avec une législation différente. La députée du parti pirate allemand, Julia Réda a remis un rapport qui a été très discuté en voulant unifier et simplifier (détruire, disent ses détracteurs) le droit d’auteur. Son but est de favorise l'émergence de concurrents européens à Netflix.

C’est pourtant la voie de la portabilité des œuvres qui a été retenue... pour le moment. Pendant ce temps, le chinois Youku Tudou prépare aussi son arrivée en Europe.

Les coulisses et la bataille qui se prépare vaut bien des fictions proposées sur les différentes plateformes. Vous avez aimé Games of Thrones, vous pourriez adorer La bataille des écrans.

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