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2017, une année de scandales sexistes en Silicon Valley

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Uber, Tesla, 500 start-up... De nombreux géants technologiques ont été touchés en 2017 par des scandales liés au sexisme. Retour sur les controverses des derniers mois.

2017, une année de scandales sexistes en Silicon Valley
2017, une année de scandales sexistes en Silicon Valley © Tony Webster - Wikimedia commons

19 février 2017 : le récit d'une "année étrange" chez Uber

En décembre 2016, Susan J. Fowler, ingénieur chez Uber, claque la porte du géant américain des VTC. Deux mois plus tard, alors qu’elle vient de rejoindre la star des fintechs Stripe, la jeune femme de 25 ans raconte sur son blog son année "très très étrange" au sein d’Uber : sexime délibéré, excès de zèle, propositions indécentes… Son témoignage brise la glace et propulse Uber ainsi que la Silicon Valley toute entière dans une zone de turbulence. Les cadres dirigeants d’Uber tombent comme des mouches : l'ingénieur en chef Amit Singhal, le responsable de la cartographie Brian McClendon, le président Jeff Jones et le très controversé PDG Travis Kalanick le 21 juin dernier.

 

28 février 2017 : un cas de harcèlement dans une usine Tesla ?

Trois mois avant d'être renvoyée par Tesla, AJ Vandermeyden sort du silence. Dans une interview publiée dans The Guardian, l’ingénieur de 33 ans explique avoir attaqué l’entreprise automobile en justice, à l’automne 2016, pour “harcèlement permanent et non-sollicité de la part des hommes dans l’usine, dont des sifflements et des mots non-appropriés”. Après avoir mené une enquête interne, Tesla confirme, le 1er juin 2017, le licenciement d’AJ Vandermeyden pour cause de “preuves sans fondement”.

 

8 mai 2017 : Chez UploadVR, un environnement "insupportable"

UploadVR, une start-up de réalité virtuelle basée à San Francisco, est poursuivie en justice par une ancienne salariée. Elizabeth Scott, qui a travaillé en tant que directrice des réseaux d’avril 2016 à mars 2017, dénonce un "environnement de travail insupportable pour les femmes". Dans la plainte, elle explique que la majorité des hommes de l’entreprise, y compris les deux cofondateurs Will Mason et Taylor Freeman, ont l’habitude de parler "ouvertement de leurs exploits sexuels" et n’hésitent pas à faire part de leurs fantasmes envers les employées présentes dans les locaux.

 

22 juin 2017 : l'investisseur justin caldbeck accusé

Dans les colonnes du site californien The Information, six femmes témoignent contre l’investisseur Justin Caldbeck. Le cofondateur de Binary Capital est accusé d’avoir fait des avances par messages au beau milieu de la nuit à des entrepreneuses en quête de fonds. Après avoir nié le faits, Justin Caldbeck déclare être “horrifié” à l'idée que son comportement “ait pu contribuer à créer un environnement sexiste", dans un texte publié le 23 juin 2017. Dans un premier temps, il annonce prendre un congé d’une durée indéterminée puis, quelques jours plus tard, décide de démissionner.

 

29 juin 2017 : l'aveu d'un vc

Alors que le New York Times s’apprête à publier un article intitulé la culture du harcèlement vue par les femmes de la tech, Chris Sacca, investisseur de la première heure de Twitter et Instagram, se confesse via la plateforme Medium. Dans un texte intitulé "j’ai encore du travail", le fondateur du fonds Lowercase Capital reconnaît avoir eu des comportements déplacés envers une femme lors d’une fête à Las Vegas en 2009. La principale intéressée Susan Wu est l’une des 24 femmes à témoigner, le lendemain, dans le New York Times.

 

3 juillet 2017 : "messages inappropriés" et "agression" chez 500 startup

Dave McClure démissionne. Le patron de 500 Startups, le prestigieux accélérateur de jeunes pousses, est mis en cause par l’un des témoignages publiés par le New York Times fin juin. Sarah Kunst, une entrepreneuse de 31 ans, rapporte avoir reçu un message inapproprié à la suite d’une entrevue avec Dave McClure : “J’ai hésité entre l’idée de vous embaucher ou de vous draguer”. Trois jours avant sa démission, l'investisseur fait son mea culpa via Medium en s’auto-qualifiant de "pervers" et s’excusant de ses comportements "inappropriés". Un texte qui pousse Cheryl Sew Hoy, une autre entrepreneuse, à publier sa version des faits. "Ce n'est pas simplement inapproprié, c'est une agression", lance-t-elle en référence à une situation survenue en 2014 où Dave McClure l'a embrassée sans son accord.

 

14 juin 2017 : la "culture bro" d'Uber dénoncée

Une enquête de plusieurs mois du cabinet d'avocats Covington & Burling dépeint une entreprise minée par la "culture bro", en référence aux fraternités des campus américains. Ce modèle encourage le "fun" et l'esprit ultra-compétitif à tout prix, créant un mélange détonant de machisme, de sentiment de toute-puissance et une déconnexion avec la réalité. Avec une faible diversité de profils dans l'équipe dirigeante, les patrons d'Uber (majoritairement des hommes blancs sortant des plus grandes universités américaines) ont recréé le modèle des fraternités au sein de l'entreprise et insufflé cette culture très particulière, créant un environnement de travail toxique. Travis Kalanick sera poussé à la démission peu de temps après la révélation de ce rapport interne.

 

14 juillet 2017 : agressée par le patron de better works

Beatrice Kim poursuit BetterWorks. L’ex-employée de l’entreprise de logiciels de ressources humaines et de management basée à Redwood City accuse le CEO Kris Duggan de harcèlement sexuel. Elle explique avoir quitté BetterWorks en novembre 2016, après avoir été “agressée” par son patron lors d’un séminaire d’entreprise à Pescadero, en Californie. Selon ses dires, Kris Duggan est rentré ivre dans sa chambre et lui a touché les jambes à plusieurs reprises. Suite à ces révélations, Kis Duggan démissionne le 26 juillet.

 

6 août : une note sexiste jette le trouble chez google

Dans une note interne de dix pages, un ingénieur de Google dénonce les initiatives prises par son employeur pour augmenter la diversité des profils au sein de l'entreprise. Il y explique notamment que la sous-représentation des femmes dans l'univers de la tech est due à des raisons biologiques. La note a d'abord circulé au sein de l'entreprise avant d'être publiée dimanche 6 août, plongeant Google au coeur de nouvelles polémiques sexistes.

 

14 septembre 2017 : le patron de so-fi poussé à la démission

Mike Cagney, patron de la fintech SoFi, est accusé d'avoir “laissé prospérer une culture du harcèlement" au sein de sa start-up. Il est contraint à la démission début septembre. Dans une note interne de dix pages, un ingénieur de Google dénonce les initiatives prises par son employeur pour augmenter la diversité des profils au sein de l'entreprise. Il y argumente notamment que la sous-représentation des femmes dans l'univers de la tech est due à des raisons biologiques. La note a d'abord circulé au sein de l'entreprise avant d'être publiée dimanche 6 août, plongeant Google au coeur de nouvelles polémiques sexistes.

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