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3 000 véhicules connectés sur 2 000 kilomètres de routes françaises dès 2016

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, va annoncer ce mardi 11 février la mise en circulation de plus de 3 000 véhicules communicants sur 2 000 km de routes de tous types (voies rapides en Ile-de-France, autoroute Paris-Strasbourg, départementales en Isère...), avec pour objectif un déploiement national à partir de 2017. Ce projet associe de nombreux partenaires - les constructeurs automobiles Renault et PSA, l'Etat, les collectivités territoriales et les centres de recherche - pour faire de la voiture connectée une filière d'excellence française.
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3 000 véhicules connectés sur 2 000 kilomètres de routes françaises dès 2016
3 000 véhicules connectés sur 2 000 kilomètres de routes françaises dès 2016 © U.S. DOT

Lors de la grande conférence nationale sur les transports intelligents qui se déroule ce mardi 11 février à Versailles (Yvelines), le ministre des Transports, Fréderic Cuvillier va dévoiler une série de mesures visant à soutenir cette filière, en particulier dans le domaine du véhicule connecté, avec pour ambition d'en faire un point fort du "made in France".

Principale annonce : le ministère va coordonner un projet test de déploiement de ces modèles et de modernisation des infrastructures. En 2017, plus de 3 000 véhicules communicants rouleront sur 2 000 km de routes connectées en France, prévoit le ministère, ce qui en fera la plus large expérimentation dans le cadre de l'appel à projet européen Scoop.

3 autres projets pour les transports intelligents
Pour préparer l'avenir de la mobilité le ministère des transports a également prévu :
La construction d'un grand calculateur d'itinéraire multimodal : une application unique pour optimiser un trajet sur une courte ou longue distance et prenant en compte des données en temps réel avec un objectif de mise en service en 2015.
Le lancement d'un débat national sur l'ouverture des données publiques (open data) dans le domaine des transports avec une publication des premières conclusions en octobre 2014.
La mise en place de la "fabrique de la mobilité 2.0", qui regroupera tous les acteurs (industriels, acteurs publics et privés, organismes de recherche) pour fixer les priorités dans ce chantier du développement des transports de demain et définir les évolutions réglementaires nécessaires.

Cinq sites pilotes en 2016

D'ici à l'année prochaine, les différents partenaires associés au projet - Renault et PSA, les organismes de recherche, les collectivités territoriales et les gestionnaires du réseau routier national - devront préciser les spécifications techniques du dispositif et démarrer l'équipement des véhicules et des routes. Une expérimentation grandeur nature sera ensuite lancée en 2016 sur cinq sites pilotes : des voies rapides en Ile-de-France, des routes bretonnes, l'autoroute Paris-Strasbourg, la rocade bordelaise et un échantillon de routes départementales en Isère. Si l'expérience est concluante, un déploiement national est prévu.

Dialogue entre les véhicules et la route

Grâce à l'utilisation des réseaux mobiles (en wifi et via les réseaux de communications cellulaires), les voitures pourront par exemple recevoir des informations sur l'état de la route, les conditions de trafic, les chantiers en cours ou la vitesse autorisée. Ces informations seront consultables par le conducteur sur une tablette intégrée au tableau de bord. Dans le sens inverse, les véhicules se transformeront en source d'information afin de transmettre des données au gestionnaire du réseau sur les obstacles rencontrés, leur position ou encore leur vitesse. Les voitures communiqueront également entre elles, une voie choisie récemment par les Etats-Unis pour améliorer la sécurité routière.

Ces avancées doivent permettre à terme de modifier en profondeur toute la chaîne d'information et de gestion du trafic, de remplacer des équipements dynamiques comme les panneaux à messages variables mais aussi de préparer les constructeurs automobiles français aux véhicules de demain. Pour le moment, le ministère évoque un financement du projet à hauteur de 20 millions d'euros mais précise qu'une demande de subvention auprès du programme européen de développement des infrastructures de transport de l'Union européenne sera sollicitée en mars.

Julien Bonnet

 
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