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3 - Comme Blablacar, se développer à l’étranger

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3 - Comme Blablacar, se développer à l’étranger
3 - Comme Blablacar, se développer à l’étranger © OuiShare - Flickr - CC

Très tôt, l’entreprise française de covoiturage Blablacar a décidé de s’étendre à l’international. Dès 2010, alors qu’elle développait tout juste son activité en France et n’avait pas encore de business model, elle a entrepris de s’installer dans d’autres pays européens. En commençant par s’implanter en Espagne. L’année suivante, pour accélérer le mouvement, la société de covoiturage a choisi d’acheter une petite entreprise italienne évoluant dans le même secteur. Une structure qui avait donc déjà intégré les habitudes et les usages propres au domaine d’activités de Blablacar. Mais trop petite pour ne pas encore concurrencer le français...

L’idée à retenir : Ne pas attendre le déploiement local pour penser international et réaliser des acquisitions de compétences.

 

Le principe d’une telle acquisition ? Augmenter la puissance de frappe de Blablacar à l’échelle mondiale. Les bureaux à l’étranger proposent le même produit sous la même marque, mais disposent d’une grande autonomie sur leur terrain. "Nous traitons avec les patrons de ces entités locales que nous achetons. Ces gens sont extrêmement motivés pour développer le covoiturage dans leur pays, comme nous, explique Nicolas Brusson, cofondateur du site, en charge de l’expansion internationale. Ils deviennent des fondateurs-actionnaires. Qu’ils travaillent en Espagne, en Italie ou en Russie, ils ont intérêt à participer au développement global de Blablacar, et pas seulement à celui de leur entité. Ils restent à la tête de l’activité locale, mais nous avons tous le même bébé !"

Cette méthode est devenue le modèle de développement à l’étranger de la start-up française. Depuis, elle a pris pied en Allemagne, en Pologne et cette année en Ukraine puis en Russie, où elle connaît un succès fulgurant. "Finalement, nous avons procédé comme beaucoup de très grandes entreprises, raconte Nicolas Brusson. A ceci près que nous n’étions qu’une vingtaine et que nous n’avions pas du tout de business model !" Pour le cofondateur de Blablacar, il s’agit finalement d’élargir dès le départ sa zone de conquêtes à toute l’Europe. "Nous ne nous focalisons pas du tout sur le bénéfice, ni même sur le chiffre d’affaires, mais plutôt sur le développement de la valeur de l’entreprise", souligne Nicolas Brusson. Un modèle d’activité courant dans l’économie numérique, pas toujours très rentable au début, mais rendu possible grâce au soutien financier des pontes du secteur. Souvent des investisseurs français et américains, capables d’évaluer le potentiel d’une entreprise malgré ses faibles revenus. Toujours sans bénéfices, Blablacar veut aujourd’hui s’attaquer aux pays émergents, comme la Turquie et le Brésil.

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