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340 millions d'euros levés par le logiciel français sur un an : un record trompe l'oeil

Entre juillet 2014 et juin 2015, les éditeurs français de logiciels ont levé le record de près de 340 millions d’euros, soit 55% de plus qu’un an auparavant. Un progrès significatif même si cette industrie peine toujours à financer son développement.
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340 millions d'euros levés par le logiciel français sur un an : un record trompe l'oeil
Jamal Labed, Président de l'AFDEL © ©Photopointcom

Les levées de fonds par les éditeurs français de logiciels progressent. Une tendance confirmée par les chiffres du troisième baromètre sur le sujet qui vient d’être publié conjointement par l’Association française des éditeurs de logiciels et solutions internet (AFDEL) et le cabinet KPMG.

 

Levée moyenne de 4,7 millions d'euros

Entre juillet 2014 et juin 2015, un record de près de 340 millions d’euros a été levé sur 72 opérations, contre 220 millions d’euros sur 55 opérations entre juillet 2013 et juin 2015. En un an, le montant des levées de fonds a augmenté de 55% et le nombre d’opérations de 31%. Le ticket moyen par opération atteint 4,7 millions d’euros, contre 4 millions dans l’édition précédente.

 

Jamal Labed, président de l’AFDEL, se félicite de ce beau résultat : "Le montant record des levées de fonds atteint est une nouvelle reconnaissance de l’excellence du savoir-faire de l’industrie française du logiciel. Toutefois, si des progrès notables peuvent être constatés sur les phases d’amorçage et de démarrage, notre industrie, très intensive en capital, a aussi besoin de lever des fonds plus importants, de l’ordre des dizaines de millions d’euros."

 

Blablacar, plus grosse levée avec 73 millions d'euros

Les petites opérations inférieures à 5 millions d’euros dominent à 82%. Seules sept opérations dépassent les 10 millions d’euros pour un total de 188 millions d’euros. Celle de Blablacar, la plateforme de covoiturage, en constitue la plus importante : 73 millions d’euros. Les six autres concernent Avanquest (logiciels bureautiques grand public, 30 millions d’euros), Actility (Internet des objets, 22 millions d’euros), Kyriba (gestion de trésorerie, 20 millions d’euros), Algolia (moteur de recherche en mode cloud, 16 millions d’euros), Augure (solution de gestion de la réputation, 15 millions d’euros) et Teads (publicité vidéo, 12 millions d’euros).

 

Selon Eric Lefebvre, associé chez KPMG, le financement du logiciel français reste dans un marché de petites levées de fonds s’inscrivant davantage dans des opérations de capital-risque que de capital développement. Sur les trois baromètres publiés jusqu’ici, les opérations de 0,5 à 1,5 million d’euros représentent la moitié des levées de fonds. Depuis 2011, le montant moyen levé s’élève à seulement 1,7 millions d’euros en excluant les opérations de plus de 5 millions d’euros.

 

Besoin d'un Nasdaq européen

C’est pourquoi Jamal Labed milite pour la mise en place d’un dispositif adapté au financement de la croissance des éditeurs, comme cela existe aux Etats-Unis, le pays phare du logiciel : "A l’instar de ce qui se passe outre-Atlantique, l’Europe a besoin de se doter d’un vrai Nasdaq européen capable de donner aux futurs champions mondiaux de la Tech française et européenne les moyens de leur développement. Une initiative politique franco-allemande serait la bienvenue sur ce sujet."

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