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4000 médicaments vendus en ligne à partir du 12 juillet

Contraint de revoir sa copie, le gouvernement a enfin publié au journal officiel le texte autorisant la vente de médicaments sur internet. Un plus grand nombre de produits sera concerné, mais ils seront délivrés dans un cadre très strict.
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4000 médicaments vendus en ligne à partir du 12 juillet
4000 médicaments vendus en ligne à partir du 12 juillet © Jorge Franganillo - Flickr - C.C.

Jugé trop restrictif, le texte autorisant la vente de médicaments sur internet avait été retoqué par le Conseil d’Etat en février. Obligeant le gouvernement - qui avait bâclé la première version pour ne pas être en infraction avec le droit européen - à revoir sa copie.

La nouvelle version a enfin été publiée au Journal Officiel le 24 juin, pour entrer en vigueur le 12 juillet. Tous les médicaments disponibles sans ordonnance (soit 4 000 produits, au lieu des seuls 450 vendus "devant le comptoir" du texte initial) pourront donc être commercialisés en ligne, par des pharmacies physiques disposant de sites internet autorisés "par le directeur général de l'agence régionale de santé territorialement compétente".

Pas d’explosion des ventes selon les industriels

Parmi les règles listées dans le Journal officiel, figure l’obligation du site de comporter un lien hypertexte vers le site de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), alors que les liens hypertextes vers les sites des laboratoires pharmaceutiques seront interdits. Interrogés il y a quelques mois, ces derniers disaient ne pas s’attendre de toute façon à une explosion de leurs ventes par ce nouveau canal.

La présentation du médicament sur internet devra se limiter à son nom commercial, ses indications thérapeutiques, sa forme galénique (sachets, comprimés, gélules, etc.), la posologie et le prix, sa notice étant également disponible, afin de préciser notamment les précautions d'emploi. La livraison par correspondance n’est pas à l’ordre du jour. Ce sera au pharmacien d’assurer personnellement la délivrance des traitements, qu’il aura au préalable préparés au sein de son officine. De quoi limiter au maximum les abus.

Gaëlle Fleitour

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