44% des chercheurs envisagent de fonder une start-up

Près de la moitié des chercheurs envisagent de fonder une start-up. Le manque de connaissance du secteur et des craintes autour des financements sont les principaux freins relevés par PhDTalent et Bpifrance, qui ont interrogé 1 700 chercheurs sur la question en mars dernier.

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44% des chercheurs envisagent de fonder une start-up

Dans leur choix de carrière, 44% des chercheurs envisagent la possibilité de fonder une start-up afin de valoriser leurs travaux, selon une enquête publiée le 28 mai 2020. Ce sondage a été réalisé en mars dernier par PhDTalent et Bpifrance auprès de 1 700 chercheurs. Pour rappel, le confinement a débuté le 17 mars en France et ne semble pas avoir, pour l'instant en tout cas, détourné tous les scientifiques de l'entreprenariat.

L'envie de marquer positivement

Parmi ces chercheurs qui envisagent de devenir entrepreneurs dans les deep techs, la majorité (57%) met en avant l'envie d'avoir un impact sociétal. Ces start-up à 'impact', qui cherchent à avoir un effet positif sur la société ou le climat et placent cet engagement au cœur de leur modèle économique, ont le vent en poupe. Le gouvernement fut même critiqué à l'annonce des critères du French Tech 120 pour ne pas avoir pris en compte ces considérations sociétales dans le choix des jeunes pousses, retenant seulement des critères économiques.

Mais alors, pourquoi ne se lancent-ils pas ? Bpifrance a pour objectif de doubler le nombre de start-up issues de la recherche d’ici 2023 dans le cadre du Plan Deep Tech. Cependant, pour y parvenir, encore faut-il savoir quels freins restent à lever pour encourager ces futurs entrepreneurs à sauter le pas.

Des Craintes autour des financements

Si très peu de chercheurs (20%) se sentent encouragés par leur environnement de recherche à se lancer dans une démarche entrepreneuriale et/ou à valoriser leurs travaux de recherche, ceci n'est pas un frein puisque la très grande majorité (70%) n'attendrait pas un appui de cet environnement. A l'inverse, l'aspect financier est une source de préoccupation pour ces chercheurs, que ce soit au niveau du risque personnel ou du financement de la start-up.

Toutefois, il ressort de cette étude un manque d'informations concernant les mécanismes de financement puisque 74% des sondés ne connaissent pas les principaux dispositifs de financement. Par ailleurs, 66% des répondants sont incapables de citer spontanément des structures ou dispositifs pouvant les accompagner.

Un manque de formation

Une partie des freins pourraient être levée par des formations, que ce soit pour faire connaître l'écosystème de financement, les incubateurs et les accélérateurs, ou toutes les structures pouvant les aider au cours de leur développement. L'étude confirme ce besoin puisque "le fait de suivre une formation augmente considérablement la compréhension des mécanismes de l’écosystème (de +30 à +60%) et d’environ 20% l’appétence à l’entrepreneuriat", selon Bpifrance.

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