Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

5 conseils à suivre pour réussir son ICO

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

L'Usine Digitale a recueilli le témoignage de plusieurs entrepreneurs qui se sont frottés aux ICO. Voici les cinq points à retenir.

5 conseils à suivre pour réussir son ICO
5 conseils à suivre pour réussir son ICO

Une levée de fonds en crypto-monnaie ne s'improvise plus. Le lancement d'une Initial coin offering (ICO) nécessite désormais une préparation bien particulière et fastidieuse (parfois un an et demi) tant le nombre de ces levées de fonds numériques s'est multiplié au cours des derniers mois. "Il y a un an, un site internet sexy suffisait pour lever des fonds par la vente de tokens. Il y avait une autre ICO dans le mois, mais ce n'était pas grave. Aujourd'hui, une quinzaine d'ICO se lancent le même jour. Il faut faire de la communication, des roadshows, du cummunity management", résume Alexandre Stachtchenko, cofondateur de Blockchain Partner.


Comment alors tirer son épingle du jeu pour mener à bien une ICO ? Pas de recette magique bien sûr, mais voici une sélection de bonnes pratiques à suivre que L'Usine Digitale a recueillie auprès de différents entrepreneurs ayant lancé (et pour certains achevé) une ICO.
 

1/ Se questionner

Ai-je réellement besoin de réaliser une ICO ? Si de plus en plus d'entreprises s'initient aux levées de fonds en crypto-monnaie, cette méthode de financement n'est pas forcément adaptée à tous. L'une des caractéristiques d'une ICO est sa dimension internationale. Cette méthode permet, en effet, de mobiliser des investisseurs partout dans le monde, et particulièrement en Asie. L'ICO de la plate-forme Legolas, rebaptisée LGO, a ainsi mobilisé 9166 personnes issues de 56 pays différents. La répartition géographique des investisseurs donne ainsi des indications clés sur la future expansion à l'international de l'entreprise. Réaliser une ICO pour un projet d'envergure locale n'a donc pas beaucoup d'intérêt. Ensuite, l'ICO repose sur la vente de jetons virtuels (les tokens). Si ces tokens n'ont pas d'utilité intrinsèque (droit d'usage ou d'accès  au futur bien ou service proposé par l'organisation émettrice), la levée de fonds en crypto-monnaie n'est pas justifiée.
 

2/ Disposer d'un certain budget

Entre le référencement sur les plates-formes dédiées, les actions sur les réseaux sociaux spécialisés (Telegram, Bitcointalk, Discord, etc.) ou encore les interventions dans les conférences internationales… Le budget nécessaire au lancement d'une ICO devient vite conséquent. "Il faut un budget minimum de 500 000 euros", estime Christophe Doré, CEO de la start-up Moneytrack dont l'ICO est en cours. De son côté, la plate-forme LGO a mobilisé 700 000 euros pour préparer son ICO, qui lui a permis de lever l'équivalent de 30 millions de dollars en février dernier.
 

3/ Penser l'économie de son token

"Il faut réfléchir à la façon dont vous allez valoriser votre token. Il faut que l'économie de votre token soit bien alignée avec l'intérêt des investisseurs. Si vous émettez un token dont la seule garantie est la spéculation cela n'a pas d'intérêt, car ce n'est pas un business que vous créez, mais une monnaie. Or il en existe déjà. En revanche, si votre token permet de faciliter l'exécution d'un service, plus ce service va être rendu, plus votre token prendra de la valeur", explique Christophe Doré de Moneytrack. Cette réflexion autour de la valorisation du token a donné naissance à une nouvelle discipline que l'on appelle la tokenomics. "Cela consiste à projeter l'utilisation futur d'un token selon des règles inscrites dans le smart contract. Cela implique d'étudier tous les mécanismes économiques qui sous-tendent l'utilisation d'un token", complète Sarah-Diane Eck de la start-up Sandblock, qui propose de renforcer l'engagement des consommateurs auprès des marques grâce aux tokens et dont l'ICO est désormais clôturée.
 

4/ Construire une communauté

L'enjeu lors d'une ICO est de trouver des investisseurs qui seront aussi les futurs clients du service développé par l'entreprise. "Avant même d'avoir un produit, nous avons commencé à présenter notre idée auprès de personnes pour en débattre avec elles. On a donc réuni des personnes qui demain seront nos clients. La démarche n'est pas du tout la même que lors d'une levée de fonds auprès d'investisseurs en capital-risque", témoigne Frédéric Montagnon, CEO de LGO. L'une des premières étapes dans la réalisation d'une ICO consiste donc à valider l'intérêt et la solidité de la solution auprès d'une communauté, qui jouera par la suite un rôle clé dans la communication autour de l'ICO.
 

5/ Se méfier des arnaques…

Les arnaques (ou scams) semblent être particulièrement nombreuses dans le secteur. Frédéric Montagnon raconte ainsi avoir échangé avec une agence de relation presse chinoise qui se faisait passer pour une société japonaise. "Lorsque vous entamez une ICO, énormément de personnes vous démarchent pour vous conseiller moyennant des rémunérations exorbitantes. Mais en réalité, très peu de gens disposent d'une solide expérience en la matière", prévient de son côté Christophe Doré. "Il y a énormément de vendeurs de pelles qui sont des scams", confirme Sarah-Diane Eck.
Mieux vaut donc ne pas déléguer certaines tâches à des prestataires dont la réputation est difficile à vérifier. Moneytrack a ainsi choisi d'organiser sa propre conférence en Asie, plutôt que d'être partenaire d'un salon déjà existant dont le retour sur investissement n'était pas garanti. De son côté, LGO a recruté une quinzaine de personnes pour construire et déployer sa stratégie marketing dédiée aux marchés asiatiques. "Nous nous sommes en quelque sorte transformés en agence. Nous avons gardé cette équipe de 15 personnes et nous accompagnons désormais d'autres entreprises à faire des ICO", confie Frédéric Montagnon.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale