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5G : le déploiement aux États-Unis se heurte aux potentielles interférences avec les avions

Verizon et AT&T ont suspendu la mise en service de leur nouveau réseau 5G dans la bande de fréquences "C", la direction de l'aviation craignant des interférences avec les radioaltimètres en vol.
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5G : le déploiement aux États-Unis se heurte aux potentielles interférences avec les avions
5G : le déploiement aux États-Unis se heurte aux potentielles interférences avec les avions © Airbus - H. Goussé - Master Films

Couac dans le déploiement de la 5G aux États-Unis. La Direction fédérale de l'aviation américaine (FAA) s'inquiète de possibles interférences avec les appareils de bord dans certains avions. Les deux principaux opérateurs télécoms américains, AT&T et Verizon, ont décidé de surseoir au déploiement de leur réseau sur la bande de fréquences "C" en attendant d'en savoir plus, a appris le Wall Street Journal.

Prévu initialement début décembre, le déploiement ne se fera qu'à partir de janvier au plus tôt, ont annoncé les deux compagnies. Verizon et AT&T sont les deux seuls opérateurs qui ont prévu de déployer leur réseau dans cette bande de fréquences, entre 3,7 et 4 GHz, dès 2022. Ils misent gros sur ce spectre de fréquences pour améliorer leur couverture, inférieure à celle de T-Mobile pour l'instant. Verizon a dépensé 45,4 milliards de dollars dans les enchères pour acquérir une part de ce gâteau, et AT&T 23,4 milliards.

Des restrictions au Canada
La FAA craint que l'utilisation de la bande C pour la 5G n'entraîne des perturbations dans le fonctionnement des altimètres. Elle a demandé aux fabricants d'altimètres de réaliser des tests afin de déterminer le potentiel d'interférences avec les réseaux 5G, et aux constructeurs aéronautiques de déterminer si des mesures sont nécessaires afin d'assurer la sécurité en vol. Les radioaltimètres utilisent les fréquences entre 4,2 et 4,4 GHz.

Début octobre, le Canada a décidé d'appliquer des restrictions aux services 5G dans les environs des aéroports, où les usagers n'auront pas accès au même service qu'ailleurs.

En France, la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) a alerté il y a un an au sujet des risques pour les radioaltimètres, à la suite, déjà, d'un rapport de la
Radio Technical Commission for Aeronautics américaine. L'Agence nationale des Fréquences (ANFR) avait recommandé la délimitation d'une zone de sécurité à proximité des pistes, dans laquelle le nombre et la puissance des émetteurs devrait être réduit. Mais elle a validé l'implantation des antennes aux abords des aéroports.

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