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5G, XR, partenariats… Yves Maître, le nouveau CEO d'HTC, nous expose sa stratégie

Entretien L’année 2019 a été difficile pour HTC. Elle a vu la concurrence s’intensifier sur le marché des casques de réalité virtuelle, et son dernier produit en date, le Vive Cosmos, a connu un lancement compliqué. Pour faire face au futur, l’entreprise taïwanaise a nommé à sa tête le Français Yves Maitre en septembre dernier. Il était précédemment EVP of Consumer Equipment and Partnerships chez Orange. Dans une longue interview, il détaille à L’Usine Digitale sa vision du marché, les défis à relever, et sa stratégie pour qu'HTC reste un leader du secteur.
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5G, XR, partenariats… Yves Maître, le nouveau CEO d'HTC, nous expose sa stratégie
5G, XR, partenariats… Yves Maître, le nouveau CEO d'HTC, nous expose sa stratégie © HTC

L'Usine Digitale : qu’est-ce qui vous a motivé à prendre la tête d'HTC malgré les défis auxquels l’entreprise fait face ?

Yves Maître : Il y a le goût du challenge évidemment. Il y a plusieurs étapes dans la vie. Arrivé à un certain point dans sa carrière on veut se faire plaisir, on veut sauter et on voir si le parachute s’ouvre. Cette notion d’adrénaline et de risque a joué. Et puis il y a la recherche de "the next big thing". Quand je suis rentré chez Orange en 2005, je revenais des Etats-Unis après avoir vendu l’entreprise que je dirigeais à IBM. J’ai senti qu’il se passait quelque chose dans la mobilité, avec le succès des Blackberry notamment. Alors je me suis lancé. C’est à cette époque que j’ai rencontré HTC d’ailleurs, quand l’entreprise fabriquait pour Orange la gamme de smartphones SPV. Et deux ans plus tard sortait l’iPhone, puis venait Android, et tout ça a changé le monde. J’ai eu la chance d’être au cœur de tout ça.

 

Aujourd’hui les smartphones sont devenus plus matures, et j’avais envie de participer à la prochaine révolution. Je voulais sortir de ma zone de confort. L’arrivée de la 5G y est pour beaucoup. Je pense que quelque chose est en train de changer. Le network slicing va beaucoup jouer, il va y avoir un changement dans la relation entre le réseau et les objets. Et qui dit 5G dit l’Asie et la Chine, car les investissements là-bas sont colossaux. Or on parle beaucoup d’AR/VR dans ce coin du monde, que ce soit au Japon, en Corée ou en Chine. Et la meilleure boîte asiatique sur ce marché, c’est HTC. J’ai eu la chance, alors que j’avais cette réflexion, de me voir présenter cette opportunité, et je l’ai saisie.

 

Est-ce que votre arrivée à la tête de l'entreprise annonce un changement de stratégie ?

Non, le conseil d’administration m’a demandé de continuer dans la voie qui a été celle de mes prédécesseurs, d’accélérer les choses, et éventuellement de réorienter la stratégie en fonction des évolutions du marché. Le marché est dynamique et il faut donc rester flexible et réactif, c’est d’ailleurs la force des acteurs asiatiques.

 

Quelle est votre objectif avec le Cosmos ? Pourquoi avoir sorti un casque modulaire ?

Aujourd'hui les gamers et les professionnels ont déjà acheté leur casque. La taille du marché B2C augmente de façon assez linéaire, avec les générations, les enfants qui passent de 14 ans à 15 ans, de 16 à 17 ans... C'est un calcul assez basique. Tant qu'une révolution du genre de l'iPhone ne se produira pas, on sera dans ces lignes de croissance là. Ce qu'on fait avec le Cosmos, c'est essayer de toucher une population plus large en proposant un produit de qualité qui pourra être augmenté au fur et à mesure. Un produit issu du monde professionnel qu’on met au niveau du marché grand public, avec l’idée qu'il va leur durer trois à quatre ans, car il est évolutif.

 

HTC a une approche très segmentée du marché par rapport à la concurrence, avec beaucoup de produits différents...

Je comparerai ça à la naissance de l'automobile, il y a 110 ans. D'un côté, aux Etats-Unis, Henry Ford cherchait le mass market et a crée la Ford T. Un produit efficace, pas cher, uniforme. C'est ce que fait Facebook. De l'autre, en Europe, des constructeurs se sont adressés à des segments de marché spécifiques. HTC suit plutôt cette approche. Et aujourd'hui Ford, Mercedes, BMW existent toujours. Chacun a fait son chemin, avec ses segments et ses marchés. Donc oui, eux ont une approche "one size fits all", et nous une approche plus segmentée, qui vient du jeu mais aussi du secteur B2B, qui a des besoins spécifiques. Evidemment, on se rend bien compte qu'il faut baisser les prix pour le marché grand public, c'est l'objet du Cosmos Play. Mais il faut aussi regarder le "total cost of ownership", pas seulement le prix du matériel.

Il faut regarder le 'total cost of ownership', pas seulement le prix du matériel

 

Le business model d'Oculus est de proposer du matériel abordable et de générer des revenus sur les jeux, tandis que vous en générez sur le matériel...

Sur la partie logicielle, nous proposons une offre plus démocratique, avec l'accès à tout un panel de jeux pour 14,99 euros par mois. Eux sont dans un modèle de console de jeu : ils vendent le matériel à perte et génèrent des profits sur les ventes de jeux. Et leur matériel est conçu pour être vendu à perte. Mais je ne critique pas, c’est bien ce qu’ils font. On crée le marché tous ensemble, et chacun a sa place et son segment. De notre côté nous nous positionnons sur le segment milieu à haut de gamme.

 

Quelle est votre vision pour l'avenir de ce marché ? Allez-vous rester principalement focalisé sur la réalité virtuelle ou comptez-vous aussi investir pleinement le marché de la réalité augmentée ?

Je viens d'un monde connexe, celui des smartphones et des opérateurs, donc je n'ai pas débarqué comme un expert. Mais en arrivant chez HTC, je me suis dit que quelque chose clochait. Qu'on y était presque mais qu'il manquait quelque chose. J’ai mis trois ou quatre mois à comprendre quoi. En revenant aux fondamentaux : le virtuel c’est le rêve, la réalité c’est d’être éveillé. Ce sont deux états de conscience différents, mais le cerveau ne change pas. C’est un continuum assez fluide. Alors, pour l'AR et la VR, pourquoi rajoute-t-on des étapes, de la friction en ayant des appareils qui font soit l'un, soit l'autre ? Il y a des raisons technologiques, mais la finalité est claire. En ayant un casque qui fait les deux, la question ne se pose plus. C'est le sens de nos annonces du Cosmos XR et du projet Proton.

 

Le Cosmos XR ne sera pas commercialisé à destination du grand public dans un premier temps car il n'y a pas de contenu. Il se destine aux développeurs et aux entreprises. Cela ouvre de nouveaux cas d'usages, comme par exemple l'entraînement d’hôtesses de l’air, qui peut se faire dans un avion vide. On met des passagers virtuels, et on peut simuler des incidents, des cas de paniques. Elles peuvent courir, mais aussi prendre de vrais extincteurs, et voir leurs vrais collègues. On est dans la virtualité, mais on s’approche de la réalité augmentée, même si on n'y est pas tout à fait car il y a un peu de latence. On commence à s'engager dans ce continuum. On est en train de dire que nous ne sommes pas une entreprise de réalité virtuelle, mais de virtualisation des choses.

Nous ne sommes pas une entreprise de réalité virtuelle, mais de virtualisation

Le projet Proton incarne cette vision plus grand public ?

Il ne s'agit pas d'un casque, mais de lunettes XR 6DoF + 3DoF [NDLR: le contrôleur est 3DoF]. On est les premiers à le faire. C’est un produit un peu concept, avec des caméras passthrough et de la virtualité complète. On est vraiment dans ce mode XR. C’est la même chose que le Cosmos XR mais beaucoup plus plat et léger. Il pourra être connecté à un module 5G, c’était ce que nous prévoyions de montrer à Barcelone. On n’a pas l’intention de le commercialiser pour le moment, mais on passe un cap au niveau du gabarit de l'appareil. Et on travaille avec un certain nombre de développeurs et d’entreprises sur ce produit. Certaines lui témoignent beaucoup d'intérêt, avec de vrais volumes à la clé. Si cet intérêt se confirme, on ne s’exclut pas de le commercialiser. Il intéresse le monde de l’entreprise car il est léger, moins intimidant qu’un casque, que du point de vue de l'hygiène ils ont plus l’habitude des lunettes, et que c’est une expérience XR et donc moins enfermante.

 

Vous parliez tout à l'heure de la 5G comme un déclencheur. C'est un élément essentiel pour le marché XR d'après vous ?

Absolument. C'est là que nous nous projetons. Les casques all-in-one ont leur intérêt, mais ils sont limités au niveau de la puissance de calcul. La 5G, avec l'edge computing, est l'avenir du marché, et c'est là que nous devons être. La puissance de calcul sera répartie entre le casque, l'edge et le cloud. Nous travaillons avec les plus grands au monde dans la 5G, nous voulons être leader dans ce domaine, et on le démontre notamment au travers de notre partenariat avec BMW. C'est aussi une démonstration que nous avions prévue pour le Mobile World Congress.

 

Il s'agit de streaming de contenu lourd en 5G. L'utilisateur prend place dans un siège physique, et la voiture apparaît ensuite autour de lui. Il peut choisir le modèle, les options, puis sortir, faire le tour du véhicule, re-rentrer par une porte arrière ou même par le coffre... Et le niveau de qualité est tel qu'on peut voir le grain du cuir. Technologiquement c’est beaucoup de travail, mais le streaming edge 5G en VR commence à avoir du sens. J’ai choisi ma propre voiture à Taïwan de cette manière. Ca permet au consommateur de se décider beaucoup plus rapidement. Et un PC ne suffit plus pour faire ça, car il faut avoir tous les modèles, les textures, et il faut pouvoir faire des mises à jour à la volée dans toutes les concessions. Evidemment ça demande beaucoup de travail, il faut gérer le rendering, le réseau, optimiser la latence... Ça se fait avec les clients et avec les opérateurs.

Les casques all-in-one ont leur intérêt, mais ils sont limités au niveau de la puissance de calcul

 

Les casques all-in-one seuls ne suffiront pas ?

Notre stratégie, c'est de proposer une expérience. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui fabriquent des casques, nous le faisons nous-même, et ce n'est pas simple. Mais ça va se commoditiser à un moment. Je pense qu’on est dans le top en expérience de casque, mais on sait que d’autres vont nous rejoindre, et qu'on va se battre. On verra des produits sortir fin 2020 début 2021 qui poussent encore plus loin, comme sur tous les marchés en création. Mais l'expérience, ce n'est pas que ça. Ca inclut le casque, le contenu, la puissance de calcul, c'est un ensemble.

 

Nous voulons offrir la meilleure expérience tout compris. Aujourd'hui cela passe par un PC, demain ce sera par un abonnement cloud. Avoir un super casque mais qui est limité par sa puissance de calcul, ce n'est pas intéressant. Notre objectif c'est d'optimiser le "total cost of ownership", mais sans transiger sur la qualité. Et cela passe par une gestion déportée de la puissance de calcul, car c'est là qu'il va y avoir des coûts importants. Alors si on découpe chaque élément, on n’est pas les moins chers partout. Mais sur le "total cost of ownership", avec le prix du casque et de l'abonnement Viveport, nous sommes les meilleurs.

 

Vous cherchez à mettre en place des partenariats avec les opérateurs télécoms ?

Oui on travaille avec eux. Je viens de ce monde-là. Et c’est aussi pour ça que j’ai été embauché, pas juste pour décider de la couleur du prochain casque.

 

Cela pourrait aller jusqu'à proposer la boutique Viveport en marque blanche ?

Pourquoi pas oui, c’est possible. On le fait d’ailleurs déjà pour le B2B. Ce n’est pas quelque chose qu’on met en avant, mais on aide des gens à avoir leur magasin d'applications. On s’adapte à la demande des clients B2B.

 

Je pense que la partie 5G sera clé

Si je comprend bien, vous prévoyez l'émergence d'un écosystème beaucoup plus large ?

Je pense que la partie 5G sera clé. Imaginons qu'on soit au stade pour voir un match de foot, et qu'on ait des lunettes XR. Les joueurs rentrent sur le terrain, et il y en a un qu’on ne connaît pas. En pointant sur lui, on peut avoir des informations en réalité augmentée. Puis à un moment dans le match il y a un coup franc, mais on a des doutes sur l'arbitre. Avec nos lunettes on peut regarder le ralenti depuis un autre point de vue dans une fenêtre virtuelle pendant que le jeu continue. Ensuite pendant un arrêt de jeu, on peut carrément se placer dans la peau de l’arbitre grâce à de la vidéo volumétrique, pour voir ce qu'il a vu. Pour faire tout ça, un casque ou un contenu donné ne suffit pas. C’est tout dans le cloud. Et c’est là que la partie "Distribute" de notre stratégie est essentielle. Pour atteindre cette vision de la XR, il faut comprendre qu'il y a bien d’autres étapes et métiers en amont du casque et du contenu.

 

Qu'est-ce que vous pensez du potentiel des XR Viewers, ces accessoires pour smartphones que Qualcomm met beaucoup en avant ?

C’est une vraie question. On travaille sur ce sujet aujourd'hui, et on n’est pas les seuls, Huawei le fait aussi. Un marché se développe, mais ce n’est pas le marché de la VR, c’est autre chose. Avec des contenus plutôt en films à 360°, parfois en 3D. On peut penser que c’est un marché qui peut décoller très vite. Mais est-ce qu’il sera pérenne ? J’émets encore des réserves. C’est difficile à dire. Ce qui nous paraît sûr c’est que si ça se développe, ce sera en Chine. Et c'est un marché sur lequel on est leader, et qui est le plus gros au monde. Mais est-ce que ça ne va durer que 2 ou 3 ans, ou plus longtemps ? Nous sommes extrêmement à l’écoute de nos clients, et nous serons présents s'ils le demandent. Mais pour l’instant nous concentrons notre énergie sur notre vision à long terme.

 

Après, la question que beaucoup se posent est de savoir si HTC a les reins suffisamment solides pour atteindre cette vision...

La réponse est non, mais elle est non pour tout le monde ! Personne ne pourra tout faire. Même Apple n’a pas les reins assez solides. Si vous voulez virtualiser une ville, et créer un écosystème pour virtualiser toutes les villes du monde, c’est une tâche colossale ! Alors oui, je veux être un des acteurs de la virtualisation, et je sais que je vais devoir faire des partenariats. Eh bien, bonne nouvelle : c'est là où on est forts. On a fait des partenariats avec Microsoft, avec Intel, avec Valve, avec Under Armour, avec des opérateurs télécoms. C’est justement là où on est bons, c’est dans la mentalité des Taïwanais. L'intégration verticale va atteindre ses limites. Il y aura des segments, personne ne contrôlera tout. Il n’y a pas d'autre solution que de faire des partenariats.

Il n’y a pas d'autre solution que de faire des partenariats

Et au niveau software ? Viveport a du mérite, notamment l'offre par abonnement, mais c’est difficile de s'imposer face à Steam. Réfléchissez-vous à des alliances sur ce plan ?

Oui il pourrait y avoir des alliances, et on pourrait explorer l'open source aussi. Encore une fois, c’est dans l’ADN taïwanais.

 

Est-ce que vous travaillez encore avec Valve ou est-ce que ce chapitre-là est terminé ?

J’étais chez eux il y a 2 semaines. Le partenariat va bien. On s’entend bien, ce sont de grands professionnels, des gens formidables, et ils ont plein d’idées. J'ai l’intention que ça ne change pas, voire de renforcer le partenariat avec eux. Ils font un travail absolument exceptionnel, et c’est une vraie chance de travailler avec eux.

 

Pourtant la sortie du Valve Index a été un coup dur pour HTC…

Oui ils sont concurrents, et alors ? Quand un marché se crée, il y a des concurrents qui naissent. Autant que ce soient des concurrents avec lesquels on partage des choses, une vision commune, plutôt que d’être avec des gens qui ont des attitudes bizarres, des business models très différents. Donc c’est une bonne nouvelle, en sachant qu’il y aura beaucoup d’autres concurrents. Plus il y en a, plus le marché est gros, et mieux c’est pour tout le monde ! Comme la société française Lynx notamment, c’est super intéressant ce qu’ils font. C’est un bon produit, bien pensé et qui a un vrai segment de marché. Donc oui des concurrents il y en aura, c’est bien, ça pousse tout le monde. Je souhaite que chacun ait sa place dans ce nouveau monde.

 

100% de nos casques sont fabriqués dans nos usines

HTC en tant qu'entreprise a subi une restructuration assez importante ces dernières années. Quelle taille fait l'entreprise aujourd'hui ? Vous avez encore vos propres usines ?

100% de nos casques sont fabriqués dans nos usines. C’est ce qui nous permet d’avoir les niveaux de qualité qui sont les nôtres, et d’optimiser un certain nombre de choses. On réalise également nos tests nous-mêmes. Ce n’est pas un hasard si nos produits sont reconnus comme étant robustes et de qualité. Et ce n’est pas une critique vis-à-vis des autres. Ce sont des choix stratégiques. Soit on fait une Ford T, soit une Bugatti. C’est deux approches différentes. On investit dans nos usines. Ce sont nos employés, on a nos propres robots de test. Il y a des choses qu’on n'achète pas. On fabrique nos bancs de test nous-mêmes. On a nos propres chambres anéchoïdes pour la 5G. On investit énormément, mais on sait pourquoi on le fait.

 

Vous avez encore assez d'argent pour ça ? Car sur le plan purement financier, je regarde vos résultats et ça ne rentre pas…

Il y a trois choses à regarder : le compte de pertes et profits (P&L), le niveau d'investissement, et le bilan comptable. Mais à ce jeu là on peut aussi regarder Tesla ou Uber, ou même Facebook il y a quelques années. Nous avons sur notre bilan 1 milliard de dollars, alors que pour eux ce sont des milliards de dettes. On a des actifs immatériels avec des propriétés intellectuelles, y compris en 5G. On a un portfolio de brevets, des immeubles, et nos usines nous appartiennent. Nous n'avons aucune dette. Donc oui notre P&L est ce qu’il est, mais il reflète aussi notre investissement dans la recherche. Par ailleurs nous sommes une société listée, ce qui nous ouvre pas mal de possibilités si nécessaire.

 

Certains critiquent les prix pratiqués par HTC, avec la perception que vous vous faites trop de marge sur le matériel...

Regardez les restaurants 3 étoiles au Michelin. Regardez leurs comptes. Ce ne sont pas des machines à cash. Pourtant le menu est super cher, mais le luxe a un coût. L’attention portée aux détails a un coût, la qualité a un coût. Si on se faisait beaucoup d’argent sur le matériel, notre compte de pertes et profits serait tout autre. On ne s’engraisse pas sur le dos des gens.

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