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6 points de vente sur 10 équipés d’un écran d’affichage digital, mais... [Infographie]

Où en est sont les enseignes dans leur transformation digitale ? Tablettes, écrans digitaux, vitrines connectées… Comment les points de ventes s’approprient-ils les nouveaux dispositifs ? Le premiers baromètre "Smart Retail" Samsung/LSA Etude dresse l’état des lieux.
mis à jour le 20 décembre 2016 à 09H50
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6 points de vente sur 10 équipés d’un écran d’affichage digital, mais... [Infographie]
Vitrine connectée mise en scène par Samsung lors de l'Innovation Week qui s'est tenue du 9 au 13 mai 2016 à Paris.

Affichage digitalisé des menus, mise à jour des plats et de la tarification par point de vente, remontée de la data des stocks,  tablettes vendeurs pour interagir avec les clients dans la file d’attente… Le Groupe Flunch travaille depuis 2009 sur sa transformation digitale, notamment dans ses restaurants. Une stratégie poussée qui lui a valu le Trophée LSA du magasin digital, remis le 14 décembre 2016.

Comme Flunch, 60% des points de vente se disent équipés d’un écran d’affichage et 36 % d’une tablette connectée, selon le tout-premier baromètre Smart Retail de Samsung*, publié le 15 décembre 2016. Une bonne surprise, pour Gary Guillier-Marcellin, directeur de la division display de Samsung Electronics France. "Nous ne pensions pas qu’il y en aurait autant", déclare-t-il à L'Usine Digitale. Cela parait être un point extrêmement positif".

 

Des points de vente équipés, mais…

Une apparence seulement, puisque l’étude révèle que seulement 4% des personnes interrogées estiment qu’elles sont pleinement matures sur le sujet de la digitalisation. "C’est très faible, poursuit-il. On s’aperçoit que beaucoup ont mis un écran pour mettre un écran, sans avoir vraiment réfléchi à ce qu’ils diffusent ni à leur projet global de digitalisation". Parmi les enseignes équipées, seulement 18% proposent un affichage dynamique. En effet, 66 % d’entre elles ont encore des affichages statiques, tandis que 23% seulement ont mis en place des contenus programmés. Au total, 88% des distributeurs interrogés utilisent les écrans uniquement pour mettre en avant des produits, "donc de la promo comme on faisait sur des affiches", résume Gary Guillier-Marcellin. Sur les écrans en magasin, il s’agit soit de contenu dit statique, soit d’un ensemble de contenu vidéo ou d’images qui tournent en boucle, toujours les mêmes. Cela crée une lassitude au niveau de l’utilisateur, qui voit toujours la même chose, avec un contenu pas adapté".

 

Des bénéfices perçus différents selon la taille des magasins

Or, la perception des enseignes s’étant équipées est encourageante. Au total, 44% des enseignes ayant entamé leur transformation digitale ont vu une hausse de leur activité. Avec toutefois une différence entre les magasins supérieurs à 1000m2 et inférieurs à 1000m2. Sans trop de surprise, dans les grandes enseignes, le ROI perçu porte sur une meilleure efficacité des promotions (67%), une hausse du panier moyen (60% des personnes interrogées), une augmentation du trafic (60%) et un renforcement de l’engagement et de la fidélisation client (57%)

Du côté des petites enseignes, on s’aperçoit que 44% voient une amélioration de l’image de l’enseigne, et 34%  un  renforcement de l’engagement et de la fidélisation client. Le bénéfice constaté sur l’efficacité des promotions ne s’élève quant à lui qu’à 30%, tandis que l’impact sur la hausse du panier moyen n’est perçu qu’à 19% par ces petites structures.

 

Les freins à l’équipement

Autre point important de ce nouveau baromètre : les freins au déploiement. Pas de surprise, 57% des gens interrogés indiquent les moyens financiers comme première raison. Deuxième frein : le manque de visibilité sur le ROI. A relativiser, cependant, puisque seulement 24% des enseignes ont mis en place des indicateurs pour suivre les résultats des dispositifs déployés. Troisième frein : la difficulté à produire du contenu : Or, "si on met le même contenu que sur son affiche papier, ça ne marche pas. On ne communique pas de la même manière. C’est un vrai frein sur lequel il faut travailler et aujourd’hui il y a assez peu d’agences qui ont une vraie approche du contenu digital sur écran", indique Gary Guillier-Marcellin.

Suivent ensuite le besoin de formation (26%), la réticence au changement (22%) et enfin le manque de maturité de la clientèle : 17% des distributeurs estiment que leurs clients ne sont pas prêts. Et c’est bien ce niveau de maturité du grand public que Samsung compte mesurer dans ses prochaines enquêtes… "Les projets n’étant pas encore matures, on a vraiment un rôle à jouer", conclut Gary Guillier-Marcellin.  

 

Les chiffres en un coup d'oeil

*Etude quantitative réalisée en ligne, du 7 au 23 novembre 2016, auprès de Directeurs de magasins, Chef de rayon et Direction des sièges de plus de 300 points de vente français.

 

 

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