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7 questions à Julien Hervouët, le CEO d’iAdvize, qui vient de lever 32 millions d’euros

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Levée de fonds Entretien iAdavize, la plateforme de marketing consersationnel, a annoncé ce 24 octobre 2017 sa troisième levée de fonds auprès de Bpifrance, Idinvest et Quadrille. Montant : 32 millions d’euros. Julien Hervouët, son CEO, nous explique les raisons de ce nouveau tour de table et les ambitions de la pépite nantaise.

7 questions à Julien Hervouët, le CEO d’iAdvize, qui vient de lever 32 millions d’euros
7 questions à Julien Hervouët, le CEO d’iAdvize, qui vient de lever 32 millions d’euros © iAdvize

Vous annoncez une troisième levée de fonds, de 32 millions d’euros, auprès de Bpifrance, Idinvest et Quadrille. Pourquoi maintenant ?

Julien Hervouët : Cette levée de fonds fait suite à une série B de 14 millions d’euros en 2015 (après une première levée en 2012) qui visait à accompagner notre développement européen et le lancement de notre plateforme communautaire Ibbü. Deux ans après, l’Europe est un succès : nous avons ouvert des bureaux à Londres, Düsseldorf et Madrid. Ibbü, que nous avons lancée en juin 2015 est aussi un succès, avec 10 000 experts déjà inscrits.


A quoi vont servir ces 32 millions d’euros ?

J. H. : Cette levée de fonds correspond à trois objectifs. Premier objectif : nous allons lancer iAdvize aux Etats-Unis. On attendait d’avoir un avantage compétitif fort. On l’a désormais grâce à Ibbü qui fait d’iAdvize la première plateforme de marketing conversationnel en Europe. Notre technologie d’engagement développée depuis 7 ans nous permet de prédire et d’engager les opportunités d’achats, auxquelles répondent les experts d’Ibbü grâce à leur partage d’expérience...
La deuxième thèse de la levée de fonds porte sur l’Europe. C’est un réacteur de la croissance d’iAdvize qu’il faut continuer d’adresser. Pour cela, nous prévoyons une centaine d’embauches. Au total, nous prévoyons 250 recrutements, dont 200 en Europe, France comprise. Car, et c’est l’un des troisième objectif, nous allons renforcer l’équipe R&D. En tant qu’entreprise technologique, on se doit de continuer d’innover.


L’avis d’Antoine Izsak, chargé d’investissement Large Venture chez Bpifrance

"Bpifrance accompagne iAdvize depuis sa série B en 2015. Nous estimons qu’elle a la capacité de devenir un leader international sur le marketing conversationnel. C’est pourquoi nous accompagnons son développement dans ce tour de 'Growth'. Sa force est d’être capable de clusteriser les personnes qui visitent un site Web et de cibler celles qui ont un besoin de conseil en avant-vente pour transformer leur achat. Ces conseils peuvent notamment être apportés par des ambassadeurs experts indépendants et passionnés, sur la plateforme communautaire ibbü. Par ailleurs, le management est très solide. Julien Hervouët s’est entouré d’une extrêmement performante et qui se remet en permanence en question."
A combien cela valorise-t-il aujourd’hui la société ?

J. H. : Nous ne communiquons pas sur la valorisation ni sur le chiffre d’affaires. Rentable, on l’a été. Nous avons fait une série A en 2012 et depuis nous sommes dans une stratégie d’expansion et d’investissements mais de façon voulue et modérée.

En matière d’innovation, justement, sur quelles technologies et solutions travaillez-vous ?

J. H. : Nous souhaitons avant tout renforcer notre technologie existante, notamment grâce à l’intelligence artificielle. L’idée est permettre d’augmenter l’humain en le rendant plus performant et plus productif.
On ne croit pas que l’intelligence artificielle est prête à remplacer l’humain. En revanche, elle est utile sur toute la phase de qualification pour collecter les données  afin de les transmettre à l’humain qui peut apporter une valeur ajoutée.
 

Comment comptez-vous aborder le marché américain. Et quelles y sont vos ambitions ?

J. H. : Le bureau ouvre à Boston la semaine prochaine (la semaine du 31 octobre 2017, ndlr), avec 2 personnes pour le moment. Mais nous avons déjà commencé le recrutement de profils commerciaux et marketing. Nous prévoyons 50 embauches.
Sur la première année, nous allons être dans une phase d’opportunités et de landing. Nous travaillons déjà avec des marques mondiaes présentes aux Etats-Unis (Air France, Michelin...) mais nous souhaitons signer des références locales qui vont être d’accord de communiquer sur notre solution. Nous avons par exemple déjà signé avec FTD, la marque américaine d’Interflora, et Coravin.
 

Un peu plus d’un an après le lancement d’ibbü, quels sont les résultats ?

J. H. : La plateforme est développée et quasiment finalisée. On va continuer d’innover et d’itérer. Aujourd’hui, nous avons 50 clients (Marmara, Manomano, Cdiscount..., ndlr) en production. La plateforme permet de taux de transformation d’une moyenne de 20%, contre 10 fois moins en "self-service". Nos 10 000 experts génèrent ainsi environ un million d’euros par semaine. Ces derniers sont payés soit au contact, soit à la performance et gagnent environ 150 € par semaine. Il s’agit d’actifs à 75%, ce sont donc des revenus complémentaires.

 

Comment expliquez-vous le succès d’iAdvize ?

J. H. : Difficile de répondre… On apporte une solution pragmatique à un vrai problème : le taux de conversion. L’e-commerce a été vu longtemps comme une approche extrêmement automatisée où l’on considérait le client comme une carte bancaire. Ce n’est plus le cas. Les entreprises ne regardent plus uniquement l’acquisition mais le taux de transformation et le panier moyen. iDavize permet d’humaniser l’expérience en ligne. Nous apportons une vraie solution en termes de génération de revenus additionnels.
L’une des autres explications est notre technologie de messaging. C’est un usage transgénérationnel et un canal de choix pour les marques.
Et puis, bien sûr, ce sont les talents. Derrière chaque entreprises performantes, il y a une équipe engagée et performante.

 

 

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