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9 - Comme Qapa, changer d'approche pour innover

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Même dans un domaine aussi basique que l’offre et la recherche d’emplois, une innovation de rupture est encore possible. À une condition : changer d’approche, de point de vue, aborder le problème autrement. C’est ce qu’a réussi Stéphanie Delestre, la fondatrice et dirigeante de Qapa, un site de recrutement devenu en trois ans le numéro deux français en termes de trafic (3,5 millions de visiteurs uniques), le premier auprès des jeunes et celui qui connaît la plus forte progression, avec 200 000 inscrits par mois en moyenne. Pourquoi ? "Parce que, contrairement à Pôle emploi et aux 'job boards' [comme Monster, ndlr], on peut s’inscrire sur Qapa sans avoir de CV, explique Stéphanie Delestre. Une innovation technologique, un algorithme de matching, permet que candidats et recruteurs se rencontrent non pas en fonction de l’expérience et des métiers, mais des compétences développées, d’un côté, et requises pour le poste, de l’autre."

L’idée à retenir : Observer les usages, repérer les freins et trouver la solution technique pour les lever.

 

Qapa innove également en offrant gratuitement aux recruteurs la publication des offres, et en leur facturant uniquement la mise en relation si un candidat semble convenir. Une double rupture dans le modèle des sites d’emplois, rendue possible par une approche différente. "Il faut commencer par regarder comment se comportent les utilisateurs", conseille Stéphanie Delestre, qui raconte que l’idée de supprimer le CV lui est venue en faisant l’expérience de Pôle emploi. Le service renvoie chez eux des candidats qui se présentent sans CV, le temps qu’ils arrivent à en produire un. Avec Qapa, l’observation seule permet d’identifier les freins à lever (absence ou ancienneté du CV, moyens limités pour la plupart des recruteurs de PME).

Il s’agit ensuite de trouver un modèle économique dans l’air du temps et une innovation technologique qui apporte un vrai service. "Il n’y avait pas eu de grosse innovation dans ce domaine depuis la numérisation des CV et des offres par Monster (1996-1997) et la création du premier réseau social professionnel, LinkedIn, en 2002. Je suis persuadée que la troisième révolution sera dans le matching", avance Stéphanie Delestre. Une technologie qui évolue. Au début, la corrélation se faisait à partir d’une base des compétences requises pour 13 000 métiers traditionnels. Elle sera désormais remplacée par du matching learning (apprentissage de la mise en correspondance) et le logiciel constituera, seul, sa base de compétences à partir des quelque 2 millions de profils venus visiter le site. De quoi faire entrer l’emploi dans l’ère du big data.

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