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À Besançon, Keolis lance un service de covoiturage

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Après Rennes, Keolis lancera en 2019 un nouveau service gratuit de covoiturage à Besançon. Baptisé Ginko Voit’, ce service sera intégré au réseau de transports en commun.

À Besançon, Keolis lance un service de covoiturage
A Besançon, Keolis intègrera le service de covoiturage Ginko Voit’ au réseau de transports en commun Ginko. © Jean-François Lami

Ginko Voit’, ce sera le nom du prochain service de covoiturage qui devrait voir le jour à la rentrée 2019 à Besançon, dans le Doubs. Déjà en place à Rennes (Ille-et-Vilaine) depuis septembre 2018 sous le nom de Covoit’Star, ce nouveau service développé par Keolis, gui gère 90 réseaux de transports en commun en France comme Star à Rennes et Ginko à Besançon, aura la particularité d’être gratuit pour l’utilisateur. "Pour Keolis, ça ne nous coûte rien, si ce n’est l’application mobile. On n’a pas de charge directe, donc ce n’est pas un panier percé", souligne Armel Guenneugues, directeur commercial chez Keolis.

Un service intégré au réseau de transports en commun

Alors que Keolis propose déjà des services de covoiturage à Bordeaux et Nice, sous une autre marque, l’opérateur privé de transport public a cette fois choisi d'intégrer totalement le service au réseau de transports en commun à Rennes et à Besançon. Dijon et Lille pourraient bien être les prochaines villes à voir arriver la solution. Grâce à une application mobile ou via un site internet, l’utilisateur n’aura qu’à se connecter pour rentrer l’heure et le lieu d’où il souhaite partir, ainsi que son lieu d’arrivée. L’application interrogera ensuite sa base de données pour lui proposer l’itinéraire le plus intéressant.

Pour le conducteur, il lui suffira aussi de s’inscrire en ligne et d’indiquer ses trajets récurrents. Toutefois, à la différence de services comme BlaBlaCar, pas de rémunération mais un système de points … "Chaque fois qu’un conducteur prendra quelqu’un en covoiturage, il gagnera des points qui seront convertis en avantages, bons de réductions, bons d’achat ou cadeaux", explique Michel Loyat, vice-président du Grand Besançon, en charge des transports.

Du transport à la mobilité globale

Pour Keolis, "la stratégie est de dire que le réseau de transport en commun est l’épine dorsale de la mobilité alternative à la voiture solo. Toutefois, on sait que le réseau ne peut pas être complet sur le territoire. Du coup, comme l’objectif du territoire est de développer cette mobilité alternative, on propose du vélo et du covoiturage". Ainsi, l’entreprise qui emploie 36 500 personnes en France pour un chiffre d’affaires de 2,9 milliards d’euros (soit 55 % du chiffre d’affaires total) affiche l’objectif de passer du stade d’opérateur de transport à celui d’opérateur de mobilité globale.


"Le transport en commun est un élément important, confie le vice-président du Grand Besançon qui représente plus de 200 000 habitants. Mais notre objectif est de développer des déplacements qui coûtent moins cher et qui participent à la dimension environnementale et écologique". Aussi, dès le premier semestre 2019, Keolis, via Ginko, et le Grand Besançon tâcheront d’identifier de possibles "covoitureurs" pour lancer un service efficient en septembre. "L’enjeu pour Keolis sera ensuite de massifier l’offre pour que ça commence à être attractif pour les utilisateurs", complète Armel Guenneugues.

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