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A Londres aussi, le statut des chauffeurs Uber est contesté

Et Uber s’écria "Perfide Albion !". La firme californienne va devoir défendre son modèle devant les tribunaux londoniens. En jeu et comme ailleurs, la question du statut des chauffeurs. Des indépendants ou des salariés ?

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A Londres aussi, le statut des chauffeurs Uber est contesté
"Shocking" a dit le syndicat GMB, les chauffeurs d'Uber n'ont pas les mêmes droits que les salariés. © Flickr - Mark Warner https://www.flickr.com/photos/senatormarkwarner/

Décidément, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond de l’autre côté de la Manche. Après le Brexit, voilà que le pays réputé de ce côté-ci du channel, libéral, voire ultra-libéral, lance à son tour une offensive contre Uber.  Après la Californie ou la ville de Berlin, sans oublier les Urssaf françaises, c’est au tour de la justice de sa très grâcieuse majesté de s’intéresser à la firme nord-américaine.

 

La justice londonienne se saisira mercredi prochain de la question du statut des chauffeurs. Cela fait suite à la plainte initiée par un syndicat britannique le GMB union, qui compte plus de 600000 membres et qui n’a plus rien à voir avec ce que signifiaient originellement les trois initiales : General Municipal Boilermakers (soit le syndicat des chaudronniers municipaux).  

 

L'appli et les droits fondamentaux

A Londres comme à Paris, la question posée est celle de la situation des chauffeurs. Sont-ils, comme l’affirme Uber des travailleurs indépendants qui utilisent une appli ? Ou faut-il les considérer comme des salariés comme le voudrait le syndicat avec les droits que cela comporte, un salaire minimum, des pauses obligatoires et des congés payés ? Le secrétaire national du GMB estime même que l’entreprise californienne "dénie sciemment aux chauffeurs leurs droits fondamentaux qui sont censés leur garantir un standard de vie minimal".

 

C’est la première fois qu’une plainte contre Uber arrive devant un tribunal britannique. Si elle aboutit, elle affectera les 30 000 chauffeurs utilisateurs londoniens d’Uber mais aussi au-delà, dans toute la Grande-Bretagne.

 

Lire l'article de City A.M. sur le sujet

 

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