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À Montpellier, l’accent est mis sur l’impact sociétal des start-up

Embarquées par Montpellier Méditerranée Métropole, une douzaine de start-ups montpelliéraines rencontrent des investisseurs à Paris ces 14 et 15 septembre. Pour la nouvelle vice-présidente au développement économique et numérique, la crise de la Covid-19 montre la place centrale du numérique et oriente les investisseurs vers les entreprises à impact sociétal.
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À Montpellier, l’accent est mis sur l’impact sociétal des start-up
À Montpellier, l’accent est mis sur l’impact sociétal des start-up © D.R.

Exceptionnellement, le 17e événement "Montpellier Capital Risque" n’a pas lieu à la pépinière Cap Oméga du BIC de Montpellier, mais à... Paris, d’abord chez Bpifrance le 14 septembre après-midi, puis dans le cadre de France Digitale Day le 15 septembre au musée des Arts Forains lors de rendez-vous individuels start-ups / investisseurs.

La pandémie de Covid-19 rendant l’organisation difficile à Montpellier (qui avait reçu 60 investisseurs nationaux en mai 2019), Montpellier Méditerranée Métropole a embarqué avec elle 13 "pépites", auteurs de solutions numériques ou plateformes web comme Ioterop, La Valériane, Evolt, Koovea, MyCarSpot, NauticSpot, Nout, Sportihome.com...

Les 13 start-up ont été choisies sur 52 candidats. La sélection a été opérée par le BIC de Montpellier et Bpifrance, avec les business angels Melies, les capital-risqueurs Irdi-Soridec et Sofilaro, l’accélérateur WeSprint, la Région Occitanie, l’agence régionale de développement économique AD’OCC, le cluster numérique Digital 113 et la CCI de l’Hérault.


"Nous avons déplacé l’événement au niveau national pour montrer la dynamique unique du territoire, le savoir-faire dans l’accompagnement et l’aide au financement des start-ups et des PME innovantes", affirme Hind Emad, vice-présidente déléguée au développement économique et numérique. La pandémie de Covid-19 rend-elles les investisseurs frileux ? "Au contraire : j’ai ressenti de la part des investisseurs déjà rencontrés la volonté de soutenir l’innovation du monde de demain. Ce qui fera la différence, ce sera l’impact sociétal. En outre, les investisseurs sont souvent aussi agiles que les start-ups, et créent des ‘fonds rebonds’."

Faire grandir les start-up
Pour la vice-présidente au développement économique et numérique, élue en juillet, ce rendez-vous est le "baptême du feu sur Paris. Je veux y porter la voix des start-ups et des partenariats plus larges". Hind Emad est elle-même une actrice de l’écosystème French Tech montpelliérain : elle est cofondatrice en 2014 et CEO de la plateforme web d’entraide entre voyageurs Faciligo. "Depuis deux, mois, j’ai une cadence un peu folle, reconnaît-elle. Heureusement, j’ai des associés solides." Faciligo fait partie des 750 entreprises innovantes accompagnées par le BIC de Montpellier depuis sa création en 1987.

"Cela m’a permis de grandir ici, souligne Hind Emad. Aujourd’hui, ma volonté est de permettre à cet écosystème magnifique de se développer, d’attirer des grands groupes - à l’image de Schlumberger - comme des pépites. Montpellier est la seule métropole labellisée Rétis pour son accompagnement de l’innovation. Le BIC, classé dans le Top 5 des meilleurs incubateurs mondiaux, assure une chaîne complète du projet de recherche à l’entrée en bourse. Nous nous appuyons aussi sur les universités, les laboratoires de recherche, le partenariat public-privé. Notre volonté, c’est de capitaliser sur l’histoire du territoire, ses points forts, notamment dans l’univers e-santé et biotechs."

Le numérique au cœur de la smart city  
"Le contexte de crise a démontré que le numérique était central, ajoute la vice-présidente de la Métropole. Je suis en train de travailler notre feuille de route, le numérique en est au cœur. La Cité intelligente notamment est un sujet transversal pour anticiper les usages de demain." La nouvelle équipe porte aussi un projet de création d’un pôle d’innovation ciblé sur la santé, "Med Valley", qui sera localisé autour de la nouvelle Faculté de Médecine.

Lancée par l’ancienne majorité, la construction de la Halle de l’Innovation est confirmée : elle doit loger une cinquantaine d’entreprises dans le nouveau quartier de la gare TGV. "Le lieu était souhaité par l’ensemble de l’écosystème, souligne Hind Emad. Il va concentrer un certain nombre d’acteurs et faire le lien entre les filières." Sa livraison, prévue originellement fin 2021, "va peut-être être décalée".

Autre lieu emblématique, l’ancienne mairie héberge en centre-ville des start-ups depuis sa transformation – provisoire – en "Hôtel French Tech" en 2017. "Ce bâtiment vieillissant doit être revu pour d’autres enjeux, indique Hind Emad. Mais nous souhaitons créer des solutions d’hébergement pour les start-ups, comme pour les autres entreprises, en centre-ville."

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