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A Orléans, une friche industrielle revitalisée par un incubateur numérique

Les 40 000 mètres carrés de l'usine Famar d'Orléans (Loiret) devraient accueillir des jeunes pousses du numérique. Le e-commerçant web-to-print Easyflyer et la SSII Pentalog poussent à cette "réindustrialisation".
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A Orléans, une friche industrielle revitalisée par un incubateur numérique
A Orléans, une friche industrielle revitalisée par un incubateur numérique © Antonia Machayekhi

"Les start-up du numérique consomment beaucoup de mètres carrés. Et nous en manquons. Dans notre cas, nous freinons notre croissance pour cette raison. Nous ne pouvons pas stocker des panneaux de grande taille que nous pourrions pourtant imprimer", explique Fabien Prêtre, dirigeant fondateur d'easyflyer, un service d'imprimerie sur le web, crée en 2009 (2,8 millions d'euros en 2013, 30 salariés).

Associé à l'éditeur Pentalog (700 salariés, 25,5 millions d'euros d'euros de chiffre d'affaires), il a présenté un projet d'incubateur du numérique à l'agglomération d'Orléans (Loiret), qui dispose d'une friche industrielle de 40 000 mètres carrés en plein centre-ville. "Il suffirait de peu d'investissements pour aménager les plateaux. Ce qui est intéressant, c'est l'espace de stockage pour les entreprises du e-commerce", ajoute Fabien Prêtre.

Attirer les entreprises du web

Depuis le déménagement du laboratoire pharmaceutique Famar en périphérie l'an passé, cette usine n'est plus utilisée. La ville d'Orléans envisageait d'y implanter une salle de sports. Mais l'Etat a refusé de participer au financement.

Ce projet d'incubateur tombe donc à point nommé pour la cité ligérienne, située à 80 km de Paris. "Nous devons aller vite, car toutes les villes à une heure de Paris, veulent attirer des entreprises du web", dit Frédéric Lasnier, PDG de Pentalog.

"Cet incubateur pourrait marier plusieurs secteurs industriels de la région avec le numérique, ajoute Frédéric Lasnier. Il reste des créneaux à prendre sur l'exploitation des données dans les secteurs de la cosmétique, de la pharmacie, ou autour du pôle Dream (Eau) et du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières)." Le BRGM est installé à Orléans-La Source.

"Nous pourrions rapidement accueillir plus de cinq cents emplois, puisque nous avons déjà identifié une cinquantaine de start-up d'environ 10 emplois chacune", assure Fabien Prêtre.

Stéphane Frachet

 
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