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A Paris, HSBC planche sur une douzaine de POC dans son lab innovation

HSBC a ouvert à La Défense (92) un laboratoire d'innovation dédié aux opérations de commerce international. La contribution d'une cinquantaine de collaborateurs, en collaboration avec des start-up, a permis de faire émerger une nouvelle application mobile et une douzaine de projets encore au stade expérimental autour de l'intelligence artificielle, du big data, de la blockchain et de l'IoT. Ce laboratoire fait partie d'un réseau mondial.
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A Paris, HSBC planche sur une douzaine de POC dans son lab innovation
A Paris, HSBC planche sur une douzaine de POC dans son lab innovation © HSBC

Intelligence artificielle, Internet des objets, big data, blockchain, automatisation des process... Voici les principaux axes de recherche et d'expérimentation du laboratoire d'innovation parisien d'HSBC. Opérationnelle depuis 2017, la structure est pilotée par Béatrice Collot, directrice trade finance et affacturage de HSBC France. Sa mission : développer de nouvelles solutions en partenariat avec les fintechs pour fluidifier les opérations de financement liées au commerce international et à l'affacturage.

 

50 collaborateurs déjà mobilisés

Situé à La Défense (92), le laboratoire fonctionne sur un mode collaboratif. Une seule personne est entièrement dédiée à sa gestion. Tous les autres participants sont des membres de l'équipe de trade finance qui partagent leur temps de travail. "Depuis 2017, environ 50 collaborateurs de nos équipes sont passés par le laboratoire", se félicite Béatrice Collot.

La structure est à l'origine d'une application mobile permettant aux trésoriers d'entreprise de suivre les différentes étapes de traitement de leurs opérations de commerce international. "L'application est d'ores et déjà disponible dans cinq pays et compte 3000 entreprises utilisatrices et plusieurs millions d'utilisateurs", précise Béatrice Collot.

 

Traduction automatique, blockchain, containers intelligents...

Des labs inno en réseau
Le laboratoire parisien d'HSBC n'est pas le seul laboratoire de la banque britannique. Dans le monde, le groupe bancaire tisse un réseau de laboratoires thématiques. Celui de Singapour est spécialisé dans les activités de paiement et est en contact régulier avec le laboratoire parisien. Aux Etats-Unis et à Londres, les structures d'innovation sont dédiées à l'activité de banque de particuliers. Un dernier laboratoire devrait voir le jour en Israël. Il sera spécialisé dans la cybersécurité.

 

Le reste des projets est encore à l'état de POC (proof of concept). Le laboratoire en compte une douzaine et la quasi-totalité est développée en partenariat avec des start-up. Les équipes planchent notamment sur un dispositif basé sur la blockchain pour l'affacturage, sur l'automatisation du traitement des documents papiers ou encore sur un système de "smart container" dans l'IoT. En intelligence artificielle, le lab utilise des techniques de machine learning pour effectuer une traduction automatique de certains documents afin de gagner en productivité et en transparence.

 

En matière de big data, les équipes travaillent étroitement avec la start-up Semsoft basée à Rennes et issue du centre de recherche d'Orange. "Notre collaboration avec Semsoft vise à faciliter les opérations de contrôle que nous devons effectuer sur les containers", explique Béatrice Collot. "Pour effectuer ces contrôles, nous consultons un système interne, mais aussi les données fournies par les douanes, les bureaux maritimes, les assureurs ou encore les équipes de contrôle qualité du chargement des bateaux. Au total, nous consultons près de 19 systèmes pour le contrôle d'un bateau", poursuit-elle. 

 

Une collaboration étroite avec Semsoft

Dirigée par François Paulus, Semsoft a développé une technologie qui permet justement d'agréger automatiquement des données disséminées dans de multiples sources. "Les données sont fragmentées dans des sites qu'on appelle des silos informationnels. Notre logiciel permet de reconstituer automatiquement le puzzle en donnant l'illusion à l'utilisateur que les données se situent dans un seul et unique endroit, alors qu'en réalité elles restent dans les différentes sources", résume l'entrepreneur. Conçue pour être utilisée directement par les équipes métier, la solution aurait permis de diviser par cinq le temps nécessaire à chaque contrôle, en passant de 50 à moins de dix minutes. "Pour effectuer un contrôle, les équipes n'ont qu'à saisir un numéro de transport, un numéro de container ou le numéro du bateau", précise Lionel Capra, directeur des opérations trade et affacturage.

 

Prochaine étape : passer au déploiement à grande échelle de la solution et intégrer directement ces informations au sein de l'application mobile My Trade pour donner un maximum de transparence aux entreprises clientes.

 

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