Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Accélérateur de start-up, rachats, labs… Comment SAP veut soutenir l’écosystème français de l’innovation

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

SAP France annonce officiellement l’ouverture de son accélérateur de start-up SAP.iO à Paris en septembre 2018. L’appel à candidatures sera lancé lors de Viva Technology 2018. L’occasion de faire le point sur la stratégie d’innovation de SAP en France, notamment avec les start-up.

Accélérateur de start-up, rachats, labs… Comment SAP veut soutenir l’écosystème français de l’innovation
Bill McDermott,.CEO de SAP, mise sur la France comme terre d'innovation et de développement. (photo prise lors du General Meeting 2018) © SAP

SAP France a officialisé ce mercredi 16 mai 2016 le lancement de son accélérateur de start-up. Baptisé SAP.iO, celui-ci ouvrira en septembre 2018 au cœur de Paris, probablement dans les anciens locaux de Multiposting, mais cela n’est pas confirmé. La structure accompagnera plus de 50 start-up sur cinq ans. Objectif : mieux identifier les jeunes pousses françaises en phase avec les attentes de SAP et ses clients, et les coacher.

SAP profitera de Viva Technology 2018, qui se tient du 24 au 26 mai à Paris, pour lancer l’appel à candidatures. "Cela va être assez massif, commente Gérald Karsenti, nommé à  la tête de SAP France début avril 2018. Le choix sera d’aller vers de start-up qui seront dans l’innovation technologique proche ou connivente avec la nôtre puisque c’est là qu’on est pertinent pour les aider."


Un investissent de 2 Md$ en France sur 5 ans

Cette ouverture s’intègre dans le cadre du  programme de soutien à l’innovation lancé lors du sommet "Choose France" le 2 janvier 2018. A cette occasion, Bill McDermott, directeur général de SAP, a en effet annoncé un investissement de deux milliards de dollars en France sur 5 ans. Un protocole d’accord sur le sujet pourrait d’ailleurs être signé entre le président Emmanuel Macron et SAP… En attendant une cellule dédiée a été créée au sein de SAP France, avec des rencontres régulières avec l’Elysée. Au total, SAP a fixé un programme de dépenses de 150 millions d’euros par an en recherche et développement, sur cinq ans.


Plus concrètement, l’investissement de SAP en France repose sur quatre leviers. Le premier concerne le renforcement des trois laboratoires de R&D (Paris, Caen et Mougins) qui emploient près de 900 personnes. Interviewé peu de temps avant la nomination de Gérald Karsenti, Marc Genevois, ex DG de SAP France, nous indiquait souhaiter recruter 300 ingénieurs supplémentaires d’ici à 5 ans, mais en ciblant des profils de très bonne qualité. Le nouveau patron France ne s’est pas engagé sur un objectif chiffré mais confirme cette volonté de recruter de nouveaux talents.


Rachat et prise de participation dans les start-up françaises

Le deuxième levier porte sur le rachat de start-up. En janvier 2018, SAP France a par exemple repris Recast.ai. L’entreprise indique se positionner sur des jeunes pousses proposant des technologies en phase avec l’activité de SAP. Elle vise notamment des acteurs spécialisés sur les technologies de machine Learning, de Blockchain, de l’Internet des objets (IoT) et ds logiciels en tant que Service (SaaS).
 

Troisième levier : la prise de participation minoritaire dans des start-up françaises, aux côtés d’investisseurs institutionnels, de fonds ou de business angel, via le fonds SAP.iO, lancé en France en 2017. L’objectif de SAP n’est pas de prendre le contrôle ou d’influencer les directions de l’entreprise, mais d’apporter un savoir-faire technologique. SAP mise ainsi sur sa capacité à accompagner le développement commercial de ces start-up en France ou à l’étranger auprès de ses clients industriels.


Fin mars 2018, le leader mondial de la "Tech d’entreprise" a ainsi pris des participations dans la start-up Andjaro (ex-OuiTeam) lors d’un tour de table de série A de 5 millions auprès du fonds britannique d'investissement en capital-risque Balderton Capital. "Cela nous permet d’apporter de la valeur à nos clients, de nous interfacer avec eux", indique Gérald Karsenti. Créée en 2015, la jeune pousse a développé une place de marché pour aider les grands groupes ayant plusieurs sites à optimiser la gestion de leur personnel. Plus précisément, elle permet aux grands groupes de donner la priorité à leurs effectifs internes avant de faire appel à du personnel externe.

Ce fonds se différencie de ce fait de SAPPHIRE Venture qui investit dans des entreprises dans un but avant tout financier (LinkedIn, Criteo…).


Programmes d’accélération de start-up

Le dernier levier porte sur l’accompagnement de start-up, bientôt au travers du nouvel accélérateur SAP.iO, mais aussi via des programmes internes. C’est le cas de  StartupSelect, un programme de 3 mois durant lesquels des experts SAP accompagnent des start-up sur des solutions spécifiques ; et de StartupFocus, conçu pour permettre aux jeunes pousses spécialisées dans le Big Data, le machine learning, l’IA ou l’IoT, de développer de nouvelles applications utilisant la technologie SAP et de contribuer à accélérer leur développement sur le marché.
Mais cela passe également par des partenariats avec des écosystèmes extérieurs, tels que le Village by CA Provence Alpes Côtes d’Azur ou des accélérateurs de certains clients. Objectif : apporter un savoir-faire technologique.


Pourquoi un tel focus sur la France ? "Bill McDermott est convaincu qu’il y a une opportunité colossale d’investissement et de faire de la croissance. (…) On va continuer à acheter en France et à investir", nous déclare Gérald Karsenti.  Et d’ajouter : "Les indicateurs économiques montrent que la France est en retournement. Le PIB va croitre de 2,2% cette année, le chômage se réduit… On voit bien que les indicateurs sont en train de tourner au vert. On a un asset intellectuel incroyable. On trouve ne France un savoir-faire qu’on ne trouve pas ailleurs. Il [Bill McDermott] voit tout le potentiel de la France."  A ce sujet, SAP indique par ailleurs sa volonté, aussi, de multiplier les partenariats avec les grandes écoles.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale