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Accenta lève 4,7 millions d'euros pour améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments

Levée de fonds La start-up Accenta développe une solution pour réduire l'empreinte carbone des bâtiments en optimisant leur efficacité énergétique. La jeune pousse a levé 4,7 millions d'euros, le 16 octobre 2019, pour renforcer sa technologie et ses équipes.
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Accenta lève 4,7 millions d'euros pour améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments
Le secteur du bâtiment représente 44 % de l'énergie consommée en France. © Pixabay/Eliseocabrera

Le secteur du bâtiment représente 44 % de l'énergie consommée en France, loin devant le secteur des transports (31,3 %) selon le Ministère de la Transition écologique et solidaire. Chaque année, ce secteur émet plus de 123 millions de tonnes de CO2.

 

C'est sur ce constat que la start-up française Accenta s'est créée en fin 2017 suite à des travaux de thèses. "La thermie du bâtiment représente 75 % des émissions totales de CO2 de ce secteur", précise Pierre Tremolières, CEO de la jeune pousse. Elle vient d'ailleurs de lever 4,7 millions d'euros auprès du fonds de capital-risque Serena et d'EREN Groupe via sa filiale EREN TES dans une optique de renforcement de sa technologie et de ses équipes.

 

Réduire l'empreinte carbone des bâtiments

Pour Pierre Tremolières, c'est très clair : "il faut sortir les énergies fossiles des bâtiments" en concevant des systèmes énergétiques bas carbone avec un choix optimal qui "garantit la meilleure performance à l'euro investi" pour le chauffage et la climatisation. La formule magique reposerait sur le triptyque suivant : le photovoltaïque, le stockage thermique et le solaire thermodynamique. Mais pas que. "On utilise des contrôles commandes intelligents", indique le CEO.

 

Leur logiciel de conception repose sur un algorithme génétique qui sert à trouver la ou les valeurs extrêmes d'une fonction définie sur un espace de données. En l'espèce, l'algorithme va scanner des dizaines de milliers de combinaisons pour définir le choix optimal. En pratique, il y a une grande différence entre la conception théorique d'un bâtiment et sa consommation énergétique réelle. "Nos algorithmes vont principalement apprendre de la consommation réelle du bâtiment, que ce soit en matière de besoin en chaud ou froid pour produire, à travers des 'énergies renouvelables et de récupération', la juste quantité de chaleur qu'il faut", schématise Pierre Tremolières.

 

L'utilisation des données météorologiques

Des fonctions de machine learning permet de connaître les besoins réels du bâtiment. "Si on n'avait pas les capacités d'apprendre, on se présenterait en hiver avec trop de chaud ou de froid", explique le CEO. Accenta utilise les prévisions de températures qui sont précises de 1 à 1,25° à 24 heures et 3° à sept jours. Concrètement, il sera possible de chauffer le bâtiment avant même que les températures baissent et ainsi éviter tout recours au réseau carboné nécessaire en cas de pics. Le machine learning est également utilisé pour gérer le stockage intersaisonnier thermique dans le sol, technologie aujourd'hui connue et utilisée. Il est ainsi possible de connaître "la réalité de la performance de ce stockage pour l'améliorer".

 

82 % du CAC 40 n'ont pas de stratégie bas-carbone

Accenta se targue de résultats assez importants. "On améliore les rendements thermodynamiques des pompes à chaleur de 50 %. On baisse la consommation énergétique d'un bâtiment de 60 % en matière d'énergie finale et de 80 % pour les émissions de CO2."  En une année, la jeune pousse a vendu "540 000 mètres carrés de bâtiments à équiper". Plusieurs entreprises comme Airbus Group et Vinci Energies ont choisi cette technologie. 

 

Pierre Tremolières espère que "les grandes entreprises" lancent des plans de neutralité carbone pour leur vendre sa technologie. Pourtant on est encore loin du compte. Selon le cabinet Ecoact, en septembre 2019, 82 % des entreprises du CAC 40 n'ont pas de stratégie de neutralité carbone.

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