Accusé de vol de secrets industriels par Waymo, Anthony Levandoswki est condamné à 18 mois de prison

Anthony Levandoswki, l'ancien employé de Waymo passé chez Uber avant d'être licencié, a été condamné à 18 mois de prison pour vol de secrets industriels. Cette saga judiciaire, entamée en février 2017, devrait encore se poursuivre puisque Anthony Levandowski a déposé plainte à l'encontre d'Uber et lui réclamerait près de 4 milliards de dollars.

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Accusé de vol de secrets industriels par Waymo, Anthony Levandoswki est condamné à 18 mois de prison

Anthony Levandowski a été condamné mardi 4 août 2020 à 18 mois de prison pour vol de secrets industriels. L'homme a volé des données sur les technologies de conduite autonomes développées par Waymo, une filiale de Google, des mois avant de prendre la tête de la division d'Uber travaillant sur ce sujet.

"Le plus grand vol de secret commercial"
Anthony Levandowski a plaidé coupable en mars dernier du chef d’accusation de vol d’informations, ce qui a permis d'écarter les 32 autres chefs d'inculpations qui auraient aussi retenus à son encontre. L'homme, relate Reuters, a demandé à réaliser un an de détention à son domicile compte tenu de son état de santé : il assure que des épisodes de pneumonies subits ces dernières années le rendent vulnérables au Covid-19. Le juge William Alsup a refusé et a précisé qu'il pourra entrer en détention une fois que la pandémie de Covid-19 sera passée.

Le juge a aussi ajouté, selon Reuters, qu'une courte peine de prison aurait donné "un feu vert à chaque futur ingénieur brillant pour voler des secrets commerciaux". William Alsup, qui officie depuis de nombreuses années sur des conflits touchant à la Silicon Valley, a décrit cette affaire comme étant "le plus grand vol de secrets commerciaux [qu'il ait] vu".

Anthony Levandowski a volé près de 14 000 dossiers
Cet ancien employé de Waymo a volé près de 14 000 dossiers confidentiels. Après avoir quitté Waymo en 2016 – il travaillait néanmoins sur des projets parallèles depuis plusieurs années, révélera l’enquête – il a fondé la start-up Otto, rachetée rapidement par Uber pour 680 millions de dollars. Un rachat qui incluait, entre autres, un NDA (un accord de non-divulgation). Selon Waymo, Otto aurait utilisé de ses technologies, dont son système de capture de l'environnement par Lidar, qui est au cœur du système de guidage des voitures sans chauffeur.

Cette saga judiciaire qui a débuté en février 2017 avec la plainte déposée par Waymo se poursuit sur un autre front. Anthony Levandoswki a aussi été condamné pour concurrence déloyale et doit payer la somme de 179 millions de dollars à Waymo dans ce cadre. Une somme qui doit être réglée par Uber, selon son ancien employé, puisque la firme s'était engagée à l'indemniser en cas de plainte. Toutefois, l'entreprise de VTC refuse de payer Waymo et une procédure judiciaire a été entamée par Anthony Levandoswki afin de contraindre Uber à payer cette somme.

L'homme porte d'autres accusations à l'encontre d'Uber, et réclamerait près de 4 milliards de dollars d'indemnités à l'entreprise de VTC, selon TechCrunch. Dans cette procédure judiciaire, Anthony Levandowski critiquerait aussi l'accord surprise conclu entre Uber et Waymo qui a mis fin à leur procès en février 2018.

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