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Aclima, la start-up qui aide Google à cartographier la pollution de l’air

Google a dévoilé un plan interactif qui communique la pollution de l’air à l’échelle d’une rue. Au lieu d’indiquer un itinéraire ou l’engorgement du trafic, Google Maps affiche la concentration des polluants nocifs pour la santé. Et pour réaliser ces mesures, le géant de Mountain View a fait appel à la start-up Aclima.

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Aclima, la start-up qui aide Google à cartographier la pollution de l’air
Aclima, la start-up qui aide Google à cartographier la pollution de l’air © Google

Malgré le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris, la Californie, étendard écologique du pays, continue sa croisade contre le changement climatique. Dans la vague d’indignation suscitée par la décision de Donald Trump, les géants de la Silicon Valley ont été parmi les premiers à réagir. Sundar Pichai, le patron de Google, a assuré que le géant de Mountain View allait continuer à ""travailler dur pour un avenir plus propre et plus prospère pour tous".

 

Pour preuve : Google a publié cette semaine sur son blog, les premiers résultats de sa collecte de données sur la pollution atmosphérique de la ville d’Oakland, en Californie. La firme veut mettre ses données à disposition des utilisateurs afin de les alerter sur les zones où la qualité de l’air est mauvaise. Pour cette initiative lancée en 2015, Google s’est associé avec l’Environmental Defense Fund (EDF) et la start-up Aclima.

 

LES CAPTEURS D’ACLIMA

Fondée en 2010 par Davida Herzl, Aclima conçoit et déploie des réseaux de capteurs environnementaux. Grâce à ses capteurs contenus dans un petit boitier en forme de triangle, la start-up basée à San Francisco mesure la qualité de l’air d’un bâtiment ou d’une ville. Ces mesures, envoyés en temps réel à un logiciel, permettent de générer une masse de données considérables, et exploitables par les usagers notamment pour mieux comprendre leur environnement et agir en conséquence. "Il y a une pénurie de mesure environnementale alors que ces données peuvent nous pousser à agir de différentes manières", constate la CEO Davida Herzl.

 

Le lien entre Aclima et Google ne date pas d’hier. En juin 2015, la start-up californienne a déployé 500 capteurs dans 21 campus Google à travers le monde. Les Googlers sont alors devenus des rats de laboratoire pour leur bien-être : les données récoltées, sur la présence des particules fines par exemple, a servi à identifier les causes de maladies telles que l’asthme.

 

Pour mettre au point sa carte de la pollution, Google a donc naturellement fait appel à Aclima. Les capteurs de la start-up ont été embarqués sur ses véhicules-cartographes qui prennent des photos des routes à 360 degrés.

 

 

 

 

3 MILLIONS DE DONNÉES

Les premiers tests ont été menés à Oakland, de l’autre côté de la baie de San Francisco, pour sa proximité avec la Silicon Valley mais aussi parce que la ville est traversée par de grands axes routiers et concentre de nombreuses usines ainsi que l’un des grands ports maritimes du pays.

 

Au total, 22 530 km ont été parcourus par les voitures Google Street View pour récolter près de 3 millions de données en l’espace d’un an. Particules fines (black carbon), l’oxyde nitrique, le dioxyde de nitrogène, le monoxyde et dioxyde d’azote... les capteurs ont mesuré la présence d’un large éventail de polluants très nocifs pour la santé. La précision est telle qu’en zoomant sur la carte, on voit la concentration de ces polluants varier à l’intérieur d’une même rue ou d'un pâté de maisons à l'autre.

 

 


Les données récoltées grâce à la technologie des capteurs Aclima sont mises à la disposition des scientifiques. Certains ont d’ailleurs déjà publié une étude dans la revue Environmental Science & Technology. L’objectif de Google est d’étendre l’initiative à d’autres villes américaines. "C’est l’une des plus grandes bases de données sur la qualité de l'air jamais publiée, indique le géant de la vallée sur son blog. Cette carte rend l’invisible, visible (...) afin que nous puissions être informés sur la qualité de l’air et l’améliorer si c’est nécessaire."

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