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Adidas annonce l’arrêt de ses usines automatisées Speedfactories en Allemagne et aux Etats-Unis

Lancées en 2017, les deux unités de production Speedfactories, conçues pour fabriquer localement des produits Adidas en fonction des marchés nationaux occidentaux, vont fermer en avril prochain pour être délocalisées en Asie. 
mis à jour le 12 novembre 2019 à 11H12
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Adidas annonce l’arrêt de ses usines automatisées Speedfactories en Allemagne et aux Etats-Unis
Adidas annonce l’arrêt de ses usines automatisées Speedfactories en Allemagne et aux Etats-Unis © Adidas

Adidas a annoncé lundi 11 novembre la fermeture de deux de ses usines automatisées baptisés Speedfactories. L’activité de ces sites de production cessera "en avril 2020 au plus tard", précise l’équipementier dans un communiqué. La première est située à Ansbach, en Allemagne, et la deuxième à Atlanta, aux Etats-Unis.  

 

Il ne s’agit pas pour autant d’un abandon du concept, mais d'une délocalisation pure et simple. "A partir de la fin de cette année, Adidas utilisera ses technologies Speedfactory pour fabriquer des chaussures de sport chez deux de ses fournisseurs en Asie. La société s'attend à une meilleure utilisation de la capacité de production existante et à une plus grande flexibilité dans la conception des produits", avance Adidas. Idée : poursuivre le développement de modes de production extrêmement courts et "permettre à l'entreprise de continuer à répondre rapidement aux besoins des consommateurs", pour les chaussures de sports mais aussi pour "d’autres catégories de produits", ajoute Adidas sans préciser lesquelles.

 

La société indique par ailleurs qu’elle concentrera davantage de ressources sur la modernisation de ses autres fournisseurs et sur la technologie 4D pour l'impression de semelles. Elle collabore notamment avec la société américaine Carbon, spécialiste de l'impression 3D et sa technologie "AlphaEdge", depuis 2017. 

 

Un retour au modèle de sous-traitance

Si la marque se félicite au passage de ces "nouvelles méthodes de production mises au point à Ansbach et à Atlanta", cette annonce sonne comme un aveu d’échec pour la marque de sports. Gérées en partenariat avec le spécialiste allemand des plastiques Oechsler, ces méthodes de production semblent s’être révélées bien plus coûteuses que prévues. "Nous regrettons cette décision", explique de son côté d'Oechsler.

 

Imaginées en 2017, à la fois pour réduire la dépendance de la marque vis-à-vis de ses fabricants asiatiques, critiqués, entre autres, dans le secteur du textile, pour les conditions de travail difficiles que les sous-traitants imposent aux employés, mais également pour rapprocher ses usines de ses clients. Très populaire dans les pays occidentaux, la marque allemande fondée en 1949 et qui avait fermé sa dernière usine européenne en 1993, espérait ainsi réduire les coûts de livraison en limitant les délais liés aux expéditions. Cette automatisation des process devait également engendrer une réduction des coûts. Ces usines prototypes, qui employaient chacune 200 personnes, devaient produire 500 000 paires par an.

 

Les process Speedfactories sont notamment derrière la fabrication des Futurecraft MFG (Made For Germany) et AM4 (Adidas Made For). Ces gammes, produites à petite échelle et sur-mesure, étaient conçues avec des acteurs, athlètes et consommateurs locaux "pour explorer, tester et co-créer un produit adapté aux besoins uniques de leur ville", expliquait Adidas il y a deux ans. Londres, Paris, Los Angeles, New York, Tokyo et Shanghai bénéficiaient alors du dispositif.

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