Adieu quartiers numériques, bonjour label French Tech

Le label French Tech identifiera les agglomérations favorables aux start-up du numérique.  Elles bénéficieront d'un total de 200 millions d'euros d'investissement de la BPI dans les structures d'accélération de ces dernières. Objectif double : soutien et visibilité internationale.

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 Adieu quartiers numériques, bonjour label French Tech

C'est finalement un label "French Tech" et non une dénomination "Quartier numérique" que portera le gouvernement pour soutenir les start-up. Un nom facilement identifiable à l'étranger, mais également testé et approuvé par l'écosystème numérique, si l'on en croit le cabinet de Fleur Pellerin. Son côté générique est aussi étudié pour ne pas écraser les marques des lieux existants. Avec en bonus, une référence non voilée à la "french touch". Get lucky!

200 millions de co-investissement de l'Etat

Le double objectif de ce label est de soutenir le développement de ces start-up et de leur donner une visibilité internationale. "Fleur Pellerin était en Israel avec le Président de la République, et elle a clairement pour ambition de faire de la France une start-up nation", explique Sébastien Soriano, son directeur de cabinet.

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Le label est conçu plutôt pour des métropoles, autrement dit des communautés urbaines ou communautés d'agglomérations. Il s'accompagne d'une enveloppe totale de 200 millions d'euros d'investissement à répartir entre les labellisés, dans le cadre des Investissements d'Avenir. La Bpifrance investira non pas dans les start-up directement, mais à hauteur de 50% maximum dans "des initiatives privées qui aident les start-up numériques à accélérer leur croissance avec l'ambition de devenir des champions internationaux." Un co-investissement qui prendra la forme de fonds propres ou quasi-fonds propres.

Accélérateurs, formations, fablabs...

Dans des accélérateurs, donc, mais pas seulement. La forme prise par le soutien importe peu. Le cabinet de Fleur Pellerin évoque les formations au code et à l'algorithmique, les accélérateurs de mentorat, les fablabs, etc., du moment que cela a un sens économique. "Dans le domaine du soutien au start-up, l'innovation vient du terrain, de la collaboration, de la diversité des initiatives et des collectivités territoriales, insiste Aymeril Hoang, conseiller écosystèmes numériques et attractivité du ministère. Et l'Etat n'est pas le mieux placé pour savoir qui soutenir, ni pour soutenir."

15 millions d'euros pour promouvoir la French Tech

La mission est aussi dotée de 15 millions d'euros pour "le marketing et la promotion de la French Tech et pour placer la France sur la carte du monde des grandes nations du numérique." Comme le raconte Aymeril Hoang, peu de français sont présents par exemple à l'événement phare pour le secteur que constitue désormais le SXSW d'Austin (Texas). Une manifestation atypique à laquelle il est inutile de venir en imaginant installer un pavillon. "Si quelqu'un imagine une initiative pour accompagner une dizaine de start-up là-bas, c'est le genre de choses que l'on pourrait accompagner."

La mission French Tech dirigée par David Monteau, ancien directeur de l'innovation et du transfert technologique à l'Inria, a déjà lancé l'appel à candidatures qui sera bouclé avant la fin de l'année. Paris est labellisée d'office. Mais le cabinet évoque aussi Bordeaux, Montpellier, Lille, Toulouse, Lyon, Nantes... ajoutant qu'il n'imagine pas plus d'une dizaine de métropoles labellisées, et qu'une commune modeste n'est pas exclue si elle sait se faire remarquer. "L'idée c'est d'avoir entre 10 et 100 Criteo. Et pas seulement un tous les quinze ans", résume Aymeril Hoang.

Emmanuelle Delsol

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