Affaire NSA : les Etats-Unis monnayent le retrait de plainte des big tech contre un peu de transparence

Dans une lettre adressée aux responsables juridiques des géants technologiques, le ministre de la Justice américain a assuré la mise en place de moyens pour que leurs clients soient informés des données que les agences de renseignement collectent auprès d'eux.

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Affaire NSA : les Etats-Unis monnayent le retrait de plainte des big tech contre un peu de transparence

C'était une doléance des multinationales de l'internet. Lors de l'éclatement du scandale de cyberespionnage par l'agence de renseignement américaine NSA, Google, Facebook, Yahoo!, LinkedIn ou encore Microsoft ont uni leurs voix pour exiger la transparence.

Faute d'être rassurées par l'administration américaine, les majors avaient alors décidé de porter plainte auprès de la Foreign Intelligence Surveillance Court (FISC), le tribunal secret chargé d'ordonner les programmes de surveillance comme Prism.

des mesures pour l'information des clients

Le FISC attendait probablement une échéance cruciale avant de se défendre : le discours du président Obama censé clarifier la position de l'administration américaine vis-à-vis de ces programmes de surveillance prononcé le 17 janvier dernier.

Si Barack Obama a assuré la mise en place rapide d'une "directive présidentielle" censée garantir transparence et protection de la vie privée, beaucoup d'observateurs ont vu dans son discours une remise en question timorée de la politique américaine d'espionnage technologique.

Dans une lettre adressée le 27 janvier aux responsables juridiques des géants Facebook, Google, LinkedIn, Microsoft et Yahoo! relayée par l'AFP, le ministre de la Justice Eric Holder et le directeur de la sécurité nationale James Clapper ont fait un premier pas vers les majors.

rendre publics le nombre de requêtes demandées par le renseignement

Ils assurent la mise à disposition des entreprises "de moyens supplémentaires" et de nouvelles mesures afin d'informer et répondre aux demandes de leurs clients concernant les informations glanées par les programmes de surveillance électromagnétique.

"Conformément aux directives du président dans son discours du 17 janvier", décrit la lettre, les groupes américains d'internet seront en mesure de rendre publics le nombre de requêtes qu'ils ont reçues du renseignement national, le nombre d'ordres émanant du FISC et le nombre de comptes clients placés sous surveillance. Les informations seront délivrées par groupes de 1000 ou de 250.

Dans un communiqué commun, les majors se sont montrées "satisfaites" de ces annonces, "le grand public (ayant) le droit de connaître le volume et le type de demandes de sécurité nationale reçues". Ils on conjointement décidé de retirer leur plainte contre le FISC.

Lettre du Ministère américain de la Justice aux big tech by L'Usine Nouvelle

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