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AgroTIC, une chaire sur l'agriculture connectée soutenue par 23 entreprises

Inscrit dans la DigiWorld Week, le salon Agri Connect a exploré durant deux jours les solutions d’une vingtaine d’éditeurs et start-ups françaises de l'agriculture connectée. Le 16 novembre, il a accueilli le lancement par Montpellier SupAgro, Bordeaux Sciences Agro et Irstea de la chaire "AgroTiC", soutenue par 23 grandes entreprises, PME et start-up.
mis à jour le 20 novembre 2016 à 21H05
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AgroTIC, une chaire sur l'agriculture connectée soutenue par 23 entreprises
AgroTIC, une chaire sur l'agriculture connectée soutenue par 23 entreprises © Agro TIC

Solutions d’aides à la décision, systèmes et logiciels embarqués, capteurs ou robots agricoles connectés, et drones étaient au rendez-vous du salon Agri Connect, organisé près de Montpellier les 15 et 16 novembre. Parmi ces start-up explorant l’agriculture connectée, Agri Load propose depuis Mirepoix en Ariège un drone multifonctions pour cartographier les parcelles et appliquer des traitements ("des tests ont été réalisés cet été sur 1 000 hectares de maïs", lance le dirigeant Philippe Gény).

 

Exposant lui aussi, Ecoclimasol développe des plateformes de gestion des risques agro-climatiques depuis deux pieds à terre : Montpellier et Buenos Aires. "Les technologies numériques explosent mais nous manquons de données pour comprendre les leviers et les freins à leur adoption", commente Léo Pichon, de Montpellier SupAgro, responsable de la toute nouvelle chaire AgroTIC, lancée sur Agri Connect le 16 novembre par Montpellier SupAgro, Bordeaux Sciences Agro et l’Irstea. C’est bien pourquoi un "Observatoire des usages de l’agriculture de précision" est au programme de la chaire.

 

UNE CHAIRE À 23 mécènes

Dotée de 500 000 euros pour trois ans, AgroTIC va promouvoir la diffusion des technologies numériques pour l’agriculture mais aussi leur interopérabilité - les solutions sont trop "atomisées" - en liant formation, recherche et entreprises. Elle prévoit de mener 10 actions par an, comme l’observatoire, la bourse de l’entrepreneur en agriculture numérique, la cartographie des acteurs de la recherche, des visites collectives des laboratoires, un état des lieux des besoins de formation des professionnels...

 

"Cette chaire est très particulière, souligne Anne-Lucie Wack, directrice générale de Montpellier SupAgro et présidente de la Conférence des Grandes Ecoles. La plupart des 400 chaires recensées par la Conférence ont un seul mécène, ici il y a en 23". Parmi eux, des grands groupes comme Airbus Defence and Space ou BASF, des coopératives régionales comme Arterris ou Maïsadour et de nombreux éditeurs et start-up (Isagri, Smag, Itk...).

 

"La chaire AgroTIC sera mise à contribution par l’Institut de convergence en agriculture numérique #DigitAg", a assuré sa responsable Véronique Bellon-Maurel (directrice du département "Ecotechnologies" de l’Irstea). Porté par l’Irstea, l’institut de convergence a été lauréat en juillet 2016 d’un appel à projets PIA et recevra 9,9 millions d'euros des investissements d’avenir sur la période 2017-2023. Il réunit plus de 200 chercheurs et 17 partenaires, dont le pôle de compétitivité des agro-technologies durables Qualiméditerranée (basé à Montpellier) et la métropole de Montpellier, labellisée réseau thématique FoodTech.

 

CHALLENGE INNOV’AGRO

Une des actions de la chaire AgroTIC sera d’organiser le challenge étudiant Innov’Agro, parrainé par l’éditeur de solutions décisionnelles pour l’agriculture SMAG et Acta. Pour l’édition 2016, des étudiants des écoles montpelliéraines d’agronomie (Montpellier SupAgro), d’informaticiens/électroniciens (Polytech) et de commerce (Montpellier Business School) ont planché une semaine sur le thème "Comment les plateformes numériques peuvent-elles aider les acteurs de l’agriculture à répondre aux enjeux de l’agro-écologie ?" L’équipe lauréate le 16 novembre a présenté le prototype de Geotip, comprenant un outil d’aide à la décision et un piège connecté pour le suivi des.. limaces.

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